Nutanix Technology Champion - Nutanix Solution Architect

Julien DUMUR
Infrastructure in a Nutshell
State of the Lab : mon homelab Nutanix avant la refonte

En septembre 2024, je publiais un article sur la création d’un homelab sous Nutanix CE dans lequel j’écrivais que la première question à se poser était celle de l’usage : des machines virtuelles éphémères pour monter en compétence, ou des services pour soi et pour sa famille ? J’avais répondu « des tests », et j’ai construit toute mon infrastructure autour de cette réponse.

Deux ans plus tard, la réponse a changé et l’infrastructure, elle, n’a pas bougé. Avant d’entamer le chantier, voici à quoi ressemblait mon homelab Nutanix au 1er juillet 2026.

L’état des lieux de mon homelab Nutanix au 1er juillet 2026

À cette date, tout ce qui tourne chez moi tient sur trois machines. Le réseau d’abord, monté il y a quatre ans à la construction de la maison et entièrement basé sur du Ubiquiti : une Dream Machine Pro, un switch USW Pro 24 PoE et quelques Flex répartis dans les pièces, le tout raccordé à une Freebox Delta en fibre 10 Gb/s.

Topologie du réseau domestique : Freebox Delta, Dream Machine Pro et USW Pro 24 PoE, avec le cluster Nutanix CE et Mainsail derrière le switch du garage, Home Assistant sur l'USW 24 et AdGuard dans une VM de la Freebox

Le cluster ensuite, un châssis Intel S2600WTTR installé dans le garage parce qu’il n’a pas droit de séjour dans la maison, sur des rails coulissants vissés dans les solives faute de baie, un nœud unique sous Nutanix CE 2.1, avec deux ou trois machines virtuelles de test dessus. J’en ai détaillé la configuration matérielle à l’époque, je vous invite à consulter mon article à ce sujet.

Le châssis Intel S2600WTTR de mon cluster Nutanix CE, monté sur rails sous la structure bois du garage

Ce serveur de 2016, je l’ai récupéré dans une précédente expérience professionnelle. Il était tombé en panne matérielle et l’administration ne souhaitait pas engager la réparation, compte tenu de son âge et du remplacement de l’infrastructure déjà lancé vers des clusters Nutanix neufs. Je l’ai donc sorti et remis en état à mes frais.

Tout le reste des décisions matérielles découle de ce point de départ. Une seule alimentation raccordée sur les deux, volontairement, parce que rien de critique ne tourne dessus et qu’une panne se traduit au pire par un cluster arrêté le temps d’un week-end, puis une redondance disque partielle que j’assumais déjà à l’époque comme un compromis. Sur le dimensionnement en revanche, je n’ai jamais rencontré la moindre limite : 384 Go de RAM, quatre SSD SAS de 800 Go et six disques 10k pour deux ou trois machines virtuelles de test, de la marge qui ne servait à rien.

Et c’est tout, ou presque. Deux services vivent en dehors du cluster : Home Assistant sur un Raspberry Pi, qui collecte déjà la consommation de la prise Meross branchée sur le serveur et la production photovoltaïque de mon installation, et AdGuard sur une machine virtuelle hébergée par la Freebox. La résolution DNS de toute la maison reposait donc sur la box de mon opérateur : un redémarrage un peu long, un changement d’offre, et plus rien ne résout.

Ce que l’audit du réseau a montré

Avant de toucher au cluster, j’ai passé la configuration UniFi au crible, sur une version antérieure à UniFi OS 5.1.33. Le résultat est moins flatteur que le matériel.

Le réseau natif est en 192.168.2.0/24 et porte l’identifiant de VLAN 1 dans le contrôleur, un écart entre le nommage et la réalité qui pique dès qu’on relit une configuration six mois plus tard. Quatre SSID ensuite, tous en 2,4 GHz et tous en WPA2, dont un masqué pour la vidéoprotection, ce qui n’a jamais protégé personne et complique surtout la vie des équipements qui doivent s’y raccrocher. Les caméras Tapo, justement, sont en Wi-Fi sur ce même réseau natif : les appareils sur lesquels j’ai le moins de garanties partagent le segment de tout le reste.

Liste des réseaux dans le contrôleur UniFi : le LAN en 192.168.2.0/24 porte l'identifiant de VLAN 1, et trois des quatre autres VLAN n'ont distribué aucun bail DHCP

L’inventaire a sorti le reste. Quatre VLAN déclarés à côté du natif, ALARM en 192.168.90.0/29, VIDEO en 192.168.100.0/24, NTNX en 192.168.84.0/24 et IOT en 192.168.99.0/24, dont trois n’ont jamais distribué le moindre bail DHCP. Pendant ce temps, vingt-cinq équipements se partagent le LAN, les caméras comprises, alors que le VLAN VIDEO qui leur est destiné existe depuis le premier jour et reste vide.

C’est ce qui arrive quand on dessine une segmentation le jour de l’installation et qu’on ne la relit plus jamais ensuite.

Il n’y a donc pas de segmentation, juste des VLAN déclarés. Et la raison est la même que pour le cluster : le temps est passé ailleurs.

Ce que coûte un homelab Nutanix qu’on n’allume qu’au besoin

En 2024, j’avais branché une prise connectée Meross sur le cluster et je l’avais remontée dans Home Assistant pour savoir précisément ce que cette machine me coûtait. Environ 5 850 Wh par jour cluster allumé, ce qui projette 2 138,9 kWh sur une année pleine et près de 535 euros au tarif réglementé, en supposant le serveur allumé tous les jours de l’année.

Consommation quotidienne du cluster mesurée dans Home Assistant du 18 août au 17 septembre 2024 : un palier bas serveur éteint, puis des journées à près de 5 850 Wh à partir du 10 septembre

Le chiffre que je n’attendais pas est l’autre : le serveur éteint consomme encore entre 300 et 400 Wh par jour, uniquement pour maintenir l’IPMI et les alimentations sous tension. Rapporté à l’année, cela fait de 110 à 146 kWh et une trentaine d’euros pour une machine qui ne fait rien. Le détail de la mesure est dans l’article que j’ai consacré au sujet.

La règle s’est donc imposée d’elle-même : le cluster ne s’allume que pour les tests et pour la rédaction des articles. Et c’est exactement ce qui bloque tout le reste, puisqu’une infrastructure qu’on démarre le soir où on en a besoin ne peut héberger aucun service qui doit répondre en permanence, ce qui exclut à peu près tout ce qu’une maison attend d’un serveur.

J’ai laissé la situation en l’état pendant deux ans car j’avais d’autres chantiers sur le feu.

Ce qui n’existait pas

Au 1er juillet 2026, je n’avais ni DNS interne, ni reverse proxy, ni supervision, ni gestion des secrets, et aucun système de sauvegarde.

Chacun de ces manques est indolore tant que les machines virtuelles sont jetables. On accède à une VM par son adresse IP parce qu’on en a trois, on ne surveille rien parce qu’un arrêt ne dérange personne, et on ne sauvegarde pas ce qu’on a prévu de détruire à la fin du test.

Avec le temps, les besoins ont évolué et je veux aujourd’hui faire tourner des applications en local qui seront utilisées par toute la famille. Les cinq manques apparaissent alors d’un seul coup, parce qu’aucun d’eux ne se voit tant que rien n’a besoin de survivre à un redémarrage.

Le seul ajout en deux ans : Mainsail

Entre mon article de 2024 et aujourd’hui, une seule chose a bougé. En décembre 2025, j’ai installé Klipper et Mainsail pour piloter mon imprimante 3D, sur un Raspberry Pi posé à côté.

Je n’ai même pas envisagé d’autre option. AHV ne sait pas faire de passthrough USB, la KB Nutanix est claire là-dessus, et de toute façon le cluster passe l’essentiel de son temps éteint. Il reste une piste que je garde pour la refonte, VirtualHere, qui expose un périphérique USB sur le réseau et le présente à une machine virtuelle sans passthrough matériel. Je ne l’ai pas encore testée.

La facture d’électricité a fini par dicter l’architecture, et pendant deux ans elle a produit la même décision à chaque nouveau besoin.

Voilà l’état des lieux. Un cluster de test presque tout le temps éteint, deux Raspberry Pi qui hébergent des applications et une box opérateur qui fait office de serveur DNS. Ça fonctionne, et ça ne peut rien porter de plus.

Le chantier commence là. Il me faut un socle allumé en permanence et sobre, un DNS et un reverse proxy qui m’appartiennent, des sauvegardes vérifiées, de la supervision, de quoi gérer les secrets… et un cluster Nutanix qui redevient ce pour quoi il est bon : casser des choses. C’est ce que je vais raconter dans les articles qui suivent.

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Problème de réinstallation de Nutanix Community Edition

Réinstallation d’un nœud Nutanix Community Edition sur du matériel qui portait déjà un AHV. L’installeur Phoenix démarre, détecte le matériel, puis s’arrête sur une traceback Python :

FATAL An exception was raised: Traceback (most recent call last):
  File "/root/phoenix/./phoenix", line 155, in <module>
    main()
  ...
  File "/root/phoenix/sysUtil.py", line 2086, in mount_ahv_lvm_volumes
    shell_cmd(['mount', '-t ext4', dev, target + mntpnt])
Exception: Failed command: [mount -t ext4 /dev/mapper/ahv-varlog /mnt/stage/var/log]
with error: [mount: /mnt/stage/var/log: special device /dev/mapper/ahv-varlog does not exist.]

Le message semble parfaitement exact, et c’est ce qui le rend trompeur : le périphérique n’existe pas. La vraie question est de savoir pourquoi Phoenix le cherche.

Comprendre pourquoi l’installeur Nutanix plante

La pile d’appels raconte toute l’histoire, à condition de la lire de bas en haut :

  • get_params → determine_actions → get_hyp_state
  • get_hyp_state → customize_kvm.get_state → __mount_kvm_partition → mount_ahv_lvm_volumes

Phoenix ne plante pas pendant l’installation. Il plante avant, pendant la phase de détection, quand il essaie de déterminer quelles actions proposer. Il a trouvé un hyperviseur existant sur le disque, il a donc basculé sur son chemin customize (celui qui met à jour un AHV en place plutôt que d’en installer un neuf) et ce chemin exige de monter les volumes de l’installation existante.

Les lignes de log qui précèdent confirment le raisonnement :

INFO Calling dmsetup remove /dev/mapper/ahvstorage-varlogaudit
INFO Calling dmsetup remove /dev/mapper/ahvstorage-varlog
INFO LVM volume group ahv detected
INFO Found block device entry /dev/mapper/ahv-root, calling vgchange -an ahv

Deux groupes de volumes distincts apparaissent : ahv et ahvstorage. Un lvs depuis le shell de secours confirme la répartition :

LVVGTaille
homeahv200 Mo
rootahv6,84 Go
tmpahv1,95 Go
varahv2,93 Go
varlogahvstorage39,06 Go
varlogauditahvstorage1000 Mo

Voilà le décalage. Sur le disque, varlog vit dans le VG ahvstorage. L’ISO Phoenix, lui, cherche /dev/mapper/ahv-varlog, c’est-à-dire varlog dans le VG ahv. Il applique un schéma LVM qui n’est pas celui présent sur la machine.

L’explication la plus probable est un écart de génération : le layout AHV a évolué vers un VG de stockage séparé, et le média utilisé pour la réinstallation attend la disposition antérieure. Résultat, Phoenix reconnaît assez bien l’installation existante pour vouloir la réutiliser, mais pas assez pour savoir la monter.

La Solution : Faire table rase du disque système

Puisque le blocage tient entièrement à la détection d’une installation préexistante, la solution est de faire en sorte qu’il n’y ait plus rien à détecter.

Phoenix laisse un shell root accessible après l’échec. On commence par cartographier avant de détruire :

lsblk
pvs
vgs
lvs

Dans mon cas, deux PV sur un seul disque : /dev/sda3 pour ahv, /dev/sda5 pour ahvstorage.

Puis on démonte les VG et on les supprime :

vgchange -an ahvstorage
vgremove -f ahvstorage

ahvstorage disparaît sans résistance. ahv, lui, s’obstine :

Logical volume ahv/root contains a filesystem in use.
Can't deactivate volume group "ahv" with 2 open logical volume(s)

Le second problème : les volumes restés montés

Ce message est le vrai point de bascule de la procédure, et la sortie de lvs en donne la clé :

root  ahv  -wi-ao----
var   ahv  -wi-ao----

L’attribut o signifie open. Ces deux volumes logiques sont montés. Ce sont les « 2 open logical volume(s) » du message d’erreur, et c’est ce qui fait ensuite échouer toute la chaîne :

pvremove -ff -y /dev/sda3
  Can't open /dev/sda3 exclusively. Mounted filesystem?
  Cannot use /dev/sda3: device has a signature

wipefs -a /dev/sda
  wipefs: error: /dev/sda: probing initialization failed: Device or resource busy

La cause est simple : Phoenix avait monté root et var sous /mnt/stage avant de planter sur varlog, et il n’a rien démonté en sortant. L’échec a laissé le disque dans un état intermédiaire.

Il faut donc démonter avant tout le reste :

findmnt -R /mnt/stage
umount -R /mnt/stage

Si un processus tient encore la partition :

fuser -vm /mnt/stage
fuser -km /mnt/stage

On vérifie que les LV sont bien fermés, l’attribut doit être -wi-a-----, sans le o :

lvs

Et seulement ensuite, l’effacement complet :

vgchange -an ahv
vgremove -f ahv
pvremove -ff -y /dev/sda3
wipefs -a /dev/sda
sgdisk --zap-all /dev/sda
dd if=/dev/zero of=/dev/sda bs=1M count=100 conv=fsync

Le sgdisk --zap-all n’est pas décoratif. Une table GPT possède une copie de secours en fin de disque, que le dd sur les 100 premiers mégaoctets laisse parfaitement intacte. C’est la raison pour laquelle des groupes de volumes « reviennent » après un effacement qu’on croyait complet.

Si les disques de données CVM portent eux aussi des résidus, on leur applique le même traitement : wipefs -a puis sgdisk --zap-all sur chacun.

Reboot, relance de l’installeur, et Phoenix ne détecte plus rien : il propose une installation neuve.

Ce que je retiens de cette réinstallation

Un message d’erreur exact peut désigner le mauvais problème :

« ahv-varlog n’existe pas » est littéralement vrai et complètement hors sujet. Le problème n’est pas l’absence du volume, c’est que l’installeur applique un schéma qui n’est pas celui du disque. Sans lire la pile d’appels, on part chercher un volume manquant au lieu de comprendre qu’on est dans la mauvaise branche du programme.

Un échec d’installeur laisse un état :

Phoenix a planté après avoir monté deux volumes, et ces montages ont survécu à son arrêt. Tous les échecs de la séquence suivante (pvremove, wipefs) en découlaient directement. Avant de lutter contre un « Device or resource busy », il faut chercher ce qui tient le périphérique.

Un cluster explicitement destructible change la nature du problème :

Cette procédure est brutale : elle efface tout. Elle n’est acceptable que parce que ce nœud appartient à un environnement désigné comme sacrifiable, dont aucune donnée irremplaçable ne dépend. Décider à l’avance quel cluster est jetable ne change rien à la panne, mais change entièrement le temps qu’on passe à la résoudre.

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Déployer une VM Windows sur Nutanix AHV

C’est une problématique rencontrée par beaucoup de personnes lors de leur premier déploiement d’une machine virtuelle sous Microsoft Windows : la détection du stockage.

Je vais vous montrer comment procéder pour déployer une machine virtuelle Windows sur Nutanix AHV.

Pré-requis

Pour commencer, il faut récupérer l’image ISO des VirtIO sur le site Support de Nutanix (enregistrement sur le site nécessaire) : https://portal.nutanix.com/page/downloads?product=ahv

Pensez à sélectionner « VirtIO » dans le menu déroulant en haut de page puis téléchargez la version « Nutanix VirtIO for Windows (iso) » :

Téléchargement de Nutanix VirtIO for Windows sur le portail Nutanix

Une fois l’image ISO récupérée, il faut la transférer sur le cluster. Si vous ne savez pas comment procéder, je vous invite à consulter mon article à ce sujet : Nutanix AHV : télécharger une image sur son cluster

Passons maintenant au déploiement de la machine virtuelle.

Création de la machine virtuelle sous Prism Element

Connectez vous à l’interface web Prism Element de votre cluster Nutanix, puis dans le menu sélectionnez « VM » :

Menu VM dans Prism Element

Sur la page de gestion des machines virtuelles, cliquez sur « Create VM » en haut à droite :

Bouton Create VM dans Prism Element

Dans la fenêtre qui s’affiche, il y a un certain nombre de champs à remplir :

Champs de création de la VM dans Prism Element

Dans l’ordre :

  • Nom de la machine virtuelle
  • Le fuseau horaire
  • La quantité de vCPU
  • La quantité de RAM

Ensuite, il faut ajouter un ou des disques :

Ajout d'un disque à la VM dans Prism Element

Pour chaque type de disque que vous voudrez ajouter, il faudra sélectionner les options qui conviennent :

Options d'un disque dans Prism Element

Dans le cas de notre VM, nous allons ajouter :

  • 1 disque de 40Go pour le système d’exploitation
  • 1 CD-ROM avec l’ISO Windows
  • 1 CD-ROM avec l’ISO contenant les VirtIO
Ajout d'un CD-ROM avec l'ISO Nutanix-VirtIO-1.2.3.iso

Vous devriez avoir 3 disques à ce stade :

Trois disques configurés sur la VM

L’ajout d’un adaptateur réseau est la dernière étape avant de finaliser la création de la machine virtuelle :

Ajout d'un adaptateur réseau à la VM

Si vous ne savez pas comment ajouter de nouveaux réseaux sur votre cluster, je vous recommande de consulter mon article sur le sujet : Nutanix AHV : Ajouter un réseau sur votre cluster

La machine est créée, vous pouvez passer à son déploiement.

Création de la machine virtuelle sous Prism Central

Pour créer la VM sous Prism Central, rendez vous dans le menu « Infrastructure > Compute > VMs » :

Menu VMs de Prism Central

Cliquez ensuite sur « Create VM » pour accéder au menu de création de la VM :

Bouton Create VM dans Prism Central

Les champs à remplir restent globalement similaires à ceux que vous pouvez retrouver sous Prism Element, bien qu’organisés légèrement différemment :

Formulaire de création de VM dans Prism Central

Et répartis sur plusieurs onglets :

Onglets de création de VM dans Prism Central

Le processus étant globalement identique, je ne vais pas redétailler toutes les étapes. Petite différence notable : la possibilité d’affecter dès la création une ou plusieurs catégories à notre VM :

Affectation de catégories à la VM dans Prism Central

Le dernier onglet permet de vérifier l’ensemble des informations que nous venons de paramétrer :

Récapitulatif de la VM avant création dans Prism Central

Déploiement de la machine virtuelle

Pour déployer la machine virtuelle, démarrez la et lancez la console. La première étape est de choisir la langue :

Choix de la langue à l'installation de Windows

Cliquez ensuite sur « Installer maintenant » :

Bouton Installer maintenant de Windows

Puis sélectionnez la version que vous souhaitez installer :

Choix de la version de Windows à installer

Acceptez le contrat de licence :

Contrat de licence de Windows

Cliquez maintenant sur « Personnalisé… » :

Choix de l'installation personnalisée de Windows

Malheur ! Le disque dur que vous avez configuré lors de la création de la machine virtuelle n’apparait pas… Cliquez sur « Charger un pilote » afin de corriger ce problème :

Aucun disque détecté et bouton Charger un pilote

Cliquez sur « Parcourir » :

Bouton Parcourir pour charger un pilote

Naviguez maintenant jusqu’au répertoire correspondant à la version de Windows que vous déployez, dans mon cas Windows Server 2022 :

Dossier des pilotes VirtIO pour Windows Server 2022

Sélectionnez l’ensemble des pilotes de la liste et cliquez sur « Suivant » :

Sélection des pilotes VirtIO

Une fois l’installation des pilotes terminées, le disque apparait enfin :

Disque détecté après installation des pilotes VirtIO

L’installation est lancée, il n’y a plus qu’à patienter :

Installation de Windows en cours

Votre machine virtuelle est déployée !

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Créer son homelab Nutanix CE 2.1

Tout le monde n’ayant pas la chance d’avoir des clusters sur lesquels faire ses tests en entreprise, créer son homelab pour pouvoir tester et manipuler ou encore héberger des services peut être une alternative sérieuse. Mais ce n’est jamais une chose aisée et cela peut souvent s’avérer coûteux…

Quelle utilisation ?

Avoir son propre homelab sous Nutanix CE c’est une chose, en avoir l’utilité en est une autre. La première question que vous devez vous poser c’est : un homelab sous pour quoi faire ?

Le but de votre cluster est de réaliser des tests avec des machines virtuelles éphémères pour monter en compétence et découvrir de nouvelles technologies ? Ou bien d’héberger des services pour vous, votre famille et d’autres personnes ? Aurez vous besoin de le sauvegarder ? Ou bien d’avoir de la redondance ? Avez vous beaucoup ou on contraire peu de place pour l’héberger ?

C’est sont autant de questions à se poser en amont. Il est évident qu’en fonction des réponses à toutes ces questions, l’architecture et le dimensionnement de votre homelab ne seront pas les mêmes. Autre élément à prendre en compte : la consommation électrique qui peut représenter un coût de fonctionnement important.

Pour ma part, le principal intérêt d’avoir mon homelab sous Nutanix est de pouvoir tester de nouvelles choses et de monter en compétence sur une technologie que j’affectionne tout particulièrement.

Dimensionner son homelab

En fonction des réponses que vous aurez apporté aux différentes questions concernant l’utilisation envisagé de votre homelab, vous devriez commencer à avoir une idée de ce qu’il vous faut comme architecture et comme dimensionnement.

Afin de donner un peu plus de matière à la partie dimensionnement, il est important de jeter un oeil aux prérequis nécessaires à l’installation d’un cluster 1 noeud sous Nutanix CE 2.1 :

  • un processeur avec au minimum 4 coeurs et technologie de virtualisation embarquée
  • 32Gb de RAM (64Gb recommandé)
  • une carte réseau 1Gb
  • 1 disque d’au moins 32Gb pour l’hyperviseur
  • 2 disques pour la donnée

Si vous comptez monter un cluster avec plusieurs noeuds, sachez qu’il faudra que chaque noeud d’un même cluster soient similaires en terme de configuration.

Evidemment, plus vous souhaiterez héberger de machines virtuelles ou activer de fonctionnalités sur Nutanix, plus il vous faudra des ressources importantes, faisant ainsi grimper les coûts.

Monter son homelab

Option 1 : la récupération

Une option souvent oubliée pour monter son homelab est la récupération d’anciens matériels pour créer une nouvelle infrastructure sous Nutanix CE. En effet, il arrive régulièrement que des entreprises se débarrassent de leur ancien matériel en les jetant purement et simplement ou en les revendant à bas prix.

C’est bien souvent une occasion idéale pour récupérer un ancien serveur capable de faire tourner Nutanix CE 2.1, quitte à transformer plusieurs serveurs en un seul un peu musclé.

Pour ma part, c’est l’option que j’ai choisi pour mon cluster Nutanix CE 2.1 car j’ai eu la chance d’être dans cette situation lors d’une de mes précédentes expériences professionnelles.

Option 2 : les serveurs d’occasion

Si l’entreprise a décidé de revendre son ancien matériel à des brokers, vous pourrez retrouver ces serveurs sur des sites de ventes spécialisés dans le reconditionnement.

Il en existe plein sur Internet, avec des stocks et des prix assez disparates, je pense notamment à :

Ces sites vous permettent de monter des configurations assez énervées pour un homelab à des prix souvent raisonnables. Par exemple, un chassis SuperMicro peut se négocier pour moins de 600 euros :

Serveur SuperMicro CSE-116 X10SRW-F reconditionné

Coté configuration, on retrouvera :

  • un processeur Intel Xeon E5-2697A 16 coeurs @ 2.60GHz
  • 128Gb de RAM
  • 4 SDD de 512Gb
  • des ports réseaux RJ45 embarqués
  • une double alim
Configuration du serveur SuperMicro à 484 euros HT

La seule contrainte sera d’ajouter un disque SATA d’environ 64Gb pour y installer l’hyperviseur (comptez 40 euros environ) si vous ne voulez pas utiliser inutilement un disque de 512Gb. Notez que vous pourrez même faire évoluer la configuration dans le futur en ajoutant des disques ou de la RAM.

Les 2 gros inconvénients de ce type de serveurs sont :

  • le bruit (bonne chance pour négocier de l’avoir dans la maison)
  • le format car c’est un peu contraignant à installer

Option 3 : les PC de type NUC

Une autre option est celle des PC de type NUC.

Avec leur format réduit et bien souvent le silence qui les caractérisent, les NUC sont des candidats idéaux pour monter un homelab à la maison. Si on trouve des NUC avec des processeurs capables de faire tourner des infrastructures correctes, c’est au niveau de la RAM et du stockage que le bas blesse.

Vue éclatée du mini PC Minisforum UM790 Pro

En effet, la RAM se limite la plupart du temps à 32Gb sans possibilité d’extension ce qui peut vite se révéler insuffisant en fonction de l’utilisation à laquelle vous dédiez votre cluster. Coté stockage, la plupart du temps les NUC ne proposent qu’un port additionnel permettant de connecter un disque en plus de celui embarqué de base là où Nutanix en nécessite 3. Une solution de contournement peut être de déployer l’hyperviseur sur une clé USB rapide branchée en USB3.

L’autre inconvénient est le coût de ce type de machine qui est souvent au même niveau qu’un serveur d’occasion mais avec des configurations matérielles et une consommation électrique bien inférieures.

Fiche Amazon du Minisforum UM790 Pro à 749 euros

Option 4 : le PC assemblé

La dernière option viable à mes yeux est l’assemblage d’un PC plus traditionnel de A à Z. Cela vous permettra de sélectionner chaque composant de votre serveur et ainsi de pouvoir avoir un cluster vraiment personnalisé.

Du boitier Grand Tour au boitier mini ITX, vous aurez également le choix du format, ce qui peut s’avérer pratique si vous ne disposez que d’un espace réduit pour installer votre matériel (exemple : le placard de l’entrée où se trouve la box Internet).

Panier d'un PC assemblé à 728 euros

Au niveau du coût, en fonction de la configuration retenue il ne devrait pas beaucoup excéder celui d’un serveur reconditionné ou d’un NUC avec une consommation électrique modérée.

Conclusion

J’espère que vous y verrez plus clair dans le parcours qui vous mènera jusqu’à la mise en route de votre homelab. Sachez qu’à part avoir des moyens financiers substantiels, il n’y a pas de solution miracle pour monter un lab et il s’agit bien souvent d’occasions qui s’offriront à vous. Prenez le temps de mûrir la réflexion et d’explorer toutes les pistes possibles avant de vous lancer.

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Mon homelab Nutanix

C’est une question que l’on me pose régulièrement : « avec quel cluster tu réalises tes tests pour tes articles ? ». Voici donc a quoi ressemble mon homelab Nutanix…

Mon infrastructure réseau

Avant de parler de mon cluster Nutanix, je vais vous présenter mon infrastructure maison que j’ai installé il y a maintenant 4 ans lors de la construction de la maison.

J’ai basé mon infrastructure réseau sur les équipements de la marque Ubiquiti. Le matériel est très bien, silencieux, robuste, facile à prendre en main… mais pour la configuration c’est vraiment très particulier et nous sommes très loin de ce que l’on à l’habitude de pratiquer au quotidien en datacenter.

J’ai donc mis en place :

  • une Ubiquiti Dream Machine Pro pour toute la partie réseau / filtrage avec
    • 2 ports SFP+ 10Gb
    • 8 ports 1Gb
Ubiquiti Dream Machine Pro et ses ports

  • un switch Ubiquiti USW Pro 24 PoE qui dispose de
    • 2 ports SFP+ en 10Gb
    • 24 ports 1Gb PoE
Switch Ubiquiti USW Pro 24 PoE

  • Des switchs Ubiquiti Flex dans divers points de la maison
Switch Ubiquiti Flex

Mon accès internet est actuellement une connexion Free qui s’appuie sur la Freebox Delta et qui m’offre un débit théorique de 10Gb/s :

Ports de la Freebox Delta

Au programme :

  • une arrivée fibre 10Gb
  • 4 ports RJ45 en 1Gb (B, C, D, E)
  • 1 port SFP+ 10Gb (F)

Une box bien fournie pour permettre un accès à Internet sans latence.

La topologie réseau ressemble donc à ceci :

Topologie du réseau domestique, de la Freebox aux switchs

Comme vous pouvez le constater, pas d’infrastructure de type professionnel à la maison donc si vous ne disposez que de matériels de type grand public, n’hésitez pas à vous lancer cela fera l’affaire.

Mon cluster Nutanix

Mon cluster Nutanix n’a rien d’exceptionnel, c’est un matériel assez ancien puisqu’il est basé sur un chassis Intel S2600WTTR qui a été lancé par le constructeur en 2016 !

Lien vers la fiche technique : https://www.intel.fr/content/www/fr/fr/products/sku/88281/intel-server-board-s2600wttr/specifications.html

Je l’ai récupéré dans une précédente expérience professionnelle, le cluster avait une panne matérielle que l’administration ne souhaitait pas traiter compte tenu de l’age du matériel et du fait que l’infrastructure existante était en cours de remplacement par des clusters Nutanix tout neuf.

Chaton couché sur le serveur Intel du homelab

J’ai procédé à la réparation à mes frais afin que le serveur soit de nouveau opérationnel. Au niveau de l’installation physique, le cluster n’a pas droit de séjour dans la maison (rapport au bruit), il est donc dans le garage, installé de manière peu conventionnelle :

Serveur du homelab fixé sous une étagère dans le garage

La configuration matérielle de mon cluster est la suivante :

  • 2 processeurs Intel Xeon E5-2640 v4 @ 2.4Ghz
  • 384 Gb de RAM
  • 1 SDD de 120Gb pour l’OS
  • 4 SDD de 800Gb SAS
  • 6 HDD de 1.6Tb SAS
  • 2 ports réseaux RJ45 10Gb

Cette configuration matérielle me permet d’avoir une redondance au niveau des disques. Ce n’est pas le scénario idéal mais c’est déjà bien mieux que pas de redondance du tout. La quantité de CPU / RAM me permet quant à elle de faire tourner un grand nombre de machines virtuelles sans que les performances ne soient dégradées :

Tableau de bord Prism Element du cluster THE_LAB

Si je devais apporter une modification matérielle sur mon cluster, je pense que j’opterais pour une carte réseau fibre 10Gb afin d’avoir une liaison 10Gb d’un bout à l’autre de la chaine Internet > Routeur > Pare Feu > Switch > Cluster.

Le cluster est aujourd’hui installé avec un Nutanix CE 2.1 dans les dernières versions disponibles :

Versions logicielles installées sur le cluster Nutanix CE 2.1

Cela me permet de tester les toutes dernières fonctionnalités, de réaliser des tests de configurations et il me sert également de support pour la rédaction de l’ensemble des articles du blog, chaque sujet traité étant bien évidemment testé sur le Lab avant publication.

Bien que le Lab me soit indispensable pour rédiger mes articles, je ne le laisse pas allumé en permanence car il consomme une quantité d’électricité importante comme je l’ai déjà évoqué dans l’un de mes précédents articles.

Voilà pour mon infra, en espérant que cela vous donne envie de vous lancer et de monter votre propre cluster Nutanix CE.

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Nutanix Blog Header

Après une installation réussie de Nutanix AHV, l’ensemble des mots de passe configurés sur le cluster sont les mots de passe par défaut « nutanix/4u » et il est impératif de les changer pour une sécurité maximale.

Recommandations concernant la complexité

Vous devez impérativement choisir des mots de passe forts pour sécuriser votre infrastructure et qu’ils soient uniques !

La complexité minimum requise par Nutanix est :

  • 8 caractères
  • 1 minuscule minimum
  • 1 majuscule maximum
  • 1 chiffre minimum
  • 1 caractère spécial

Certains mots de passe du cluster vous demanderons également de respecter certaines contraintes liées à l’historique du mot de passe.

De manière générale, je vous préconiserais d’utiliser un générateur de mot de passe bien souvent intégré à votre logiciel de gestion des mots de passe pour créer vos mots de passe et d’appliquer une longueur d’au minimum 16 caractères en respectant les règles de complexité indiquées ci-dessus.

Le mot de passe admin de Prism Element

Cette étape est indispensable et vous ne pouvez pas la contourner. Si c’est bien la première fois que vous vous y connectez, le login est « admin » et le mot de passe « nutanix/4u ». Le système va vous demander de configurer un nouveau mot de passe en respectant les critères de complexité.

Création du nouveau mot de passe admin de Prism Element et règles de complexité

Le mot de passe SSH « Nutanix » de la CVM

Alerte critique : CVM utilisant le mot de passe par défaut

Si vous laissez le mot de passe par défaut, vous aurez des messages d’alertes critiques sur votre interface Prism Element.

Pour y remédier, connectez vous à l’IP d’une des CVMs de votre cluster en SSH avec l’identifiant nutanix et le mot de passe par défaut nutanix/4u. Ensuite, un simple « passwd » vous permettra de configurer un nouveau mot de passe :

nutanix@NTNX-99110c89-A-CVM:~$ passwd
Changing password for user nutanix.
Current password:
New password:
Retype new password:
passwd: all authentication tokens updated successfully.
nutanix@NTNX-99110c89-A-CVM:~$

Renseignez le mot de passe actuel, puis 2 fois consécutivement le nouveau mot de passe et le tour est joué !

Les mots de passe SSH des hôtes

Alerte critique : hôte AHV utilisant le mot de passe par défaut

Juste, après une installation les mots de passe des hôtes Nutanix sont toujours ceux par défaut et cela va vous générer des alertes critiques sur le cluster.

Pour changer le mot de passe « root » des hôtes, connectez vous à une des CVMs et tapez la commander associée :

nutanix@NTNX-99110c89-A-CVM:192.168.2.200:~$ echo -e "CHANGING ALL AHV HOST ROOT PASSWORDS.\nPlease input new password: "; read -rs password1; echo "Confirm new password: "; read -rs password2; if [ "$password1" == "$password2" ]; then for host in $(hostips); do echo Host $host; echo $password1 | ssh root@$host "passwd --stdin root"; done; else echo "The passwords do not match"; fi

Le système vous demandera alors de saisir 2 fois le nouveau mot de passe :

CHANGING ALL AHV HOST ROOT PASSWORDS.
Please input new password:
Confirm new password:
Host 192.168.2.199
Nutanix AHV
Changing password for user root.

Pour changer le mot de passe « admin » des hôtes, connectez vous à une des CVMs et tapez la commander associée :

nutanix@NTNX-99110c89-A-CVM:192.168.2.200:~$ echo -e "CHANGING ALL AHV HOST ADMIN PASSWORDS.\nPlease input new password: "; read -rs password1; echo "Confirm new password: "; read -rs password2; if [ "$password1" == "$password2" ]; then for host in $(hostips); do echo Host $host; echo $password1 | ssh root@$host "passwd --stdin admin"; done; else echo "The passwords do not match"; fi

Le système vous demandera alors de saisir 2 fois le nouveau mot de passe :

CHANGING ALL AHV HOST ADMIN PASSWORDS.
Please input new password:
Confirm new password:
Host 192.168.2.199
Nutanix AHV
Changing password for user admin.
passwd: all authentication tokens updated successfully.

Pour changer le mot de passe « nutanix » des hôtes, connectez vous à une des CVMs et tapez la commander associée :

nutanix@NTNX-99110c89-A-CVM:192.168.2.200:~$ echo -e "CHANGING ALL AHV HOST NUTANIX PASSWORDS.\nPlease input new password: "; read -rs password1; echo "Confirm new password: "; read -rs password2; if [ "$password1" == "$password2" ]; then for host in $(hostips); do echo Host $host; echo $password1 | ssh root@$host "passwd --stdin nutanix"; done; else echo "The passwords do not match"; fi

Le système vous demandera alors de saisir 2 fois le nouveau mot de passe :

CHANGING ALL AHV HOST NUTANIX PASSWORDS.
Please input new password:
Confirm new password:
Host 192.168.2.199
Nutanix AHV
Changing password for user nutanix.
passwd: all authentication tokens updated successfully.

Ressources officielles

Changement des mots de passe : https://portal.nutanix.com/page/documents/kbs/details?targetId=kA00e000000LKXcCAO

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Nutanix Prism Central PC.2024

Après avoir réinstallé mon cluster avec la dernière version de la Nutanix Community Edition, je me suis heurté à un problème pour déployer Prism Central.

En effet, aucune version compatible n’est proposée de base pour l’installation :

Versions de Prism Central non compatibles et lien Upload Installation Binary

Problématique me direz vous ! Effectivement, et pour y remédier nous allons devoir récupérer les binaires pour poursuivre l’installation à la main…

Récupération des binaires Prism Central

Pour récupérer les binaires Prism Central, vous devez vous rendre sur cette page : https://portal.nutanix.com/page/downloads?product=prism et vous identifier avec votre compte MyNutanix.

Ensuite, cherchez le package « Prism Central 1-click deploy from Prism Element

( Version: pc.2024.1.0.2 ) » :

Package Prism Central 1-click deploy pc.2024.1.0.2 sur le portail Nutanix

Cliquez sur « Download » et sur « Metadata » pour récupérer le package d’installation et les metadatas associées.

Déploiement de Prism Central

Avant de démarrer le déploiement de Prism Central, il faut que la « Data Service IP » de votre cluster soit paramétrée !

Une fois le téléchargement terminé, sur la page d’accueil de Prism Element, cliquez sur « Register or create new » sur le widget Prism Central :

Widget Prism Central avec Register or create new dans Prism Element

Cliquez ensuite sur « Deploy » sur la fenêtre qui s’affiche :

Fenêtre Prism Central avec le bouton Deploy

Cliquez sur « Upload Installation Binary » :

Versions de Prism Central non compatibles et lien Upload Installation Binary

Sélectionnez les fichiers de metadata et de binaires que vous venez de téléchargez puis cliquez sur « Upload » :

Sélection des fichiers binaire et metadata de Prism Central

Patientez pendant le transfert :

Transfert du binaire Prism Central en cours

Une fois le transfert terminé, sélectionner le package puis cliquez sur « Next » :

Sélection du package Prism Central téléversé

Sélectionnez ensuite la taille du Prism Central que vous souhaitez déployer et cliquez sur « Next » :

Choix de la taille de Prism Central

Pour plus d’informations sur la version X-Small, n’hésitez pas à consulter mon article dédié : https://juliendumur.fr/nutanix-aos-6-8-ests-et-prism-central-x-small/

Renseigner la configuration technique puis cliquez sur « Next » :

Configuration réseau de Prism Central

La dernière fenêtre est une nouveauté des dernières versions, je vous conseille de laisser les paramètres par défaut et de cliquer sur « Deploy » :

Dernière étape du déploiement de Prism Central

Un peu de patience pendant le déploiement :

Déploiement de Prism Central en cours

Une fois le déploiement achevé, rendez vous sur l’adresse de votre Prism Central et authentifiez vous avec le couple d’identifiants par défaut habituel :

Page de connexion de Prism Central

Lors de la toute première connexion, il va vous être demandé de configurer un nouveau mot de passe :

Changement du mot de passe à la première connexion à Prism Central

Connectez vous ensuite avec le nouveau mot de passe que vous venez de configurer. Validez ensuite les conditions d’utilisation :

Conditions d'utilisation de Prism Central

Laissez ensuite Pulse activé :

Activation de Pulse dans Prism Central

Si ensuite comme moi vous constatez que votre cluster n’est toujours pas enregistré sur Prism Central, retournez sur Prism Element et relancez la procédure en sélectionnant cette fois « Connect » :

Widget Prism Central dans Prism Element

Fenêtre Prism Central avec les choix Deploy et Connect

Renseignez les éléments de connexion à votre Prism Central et validez pour lancer l’enregistrement :

Informations de connexion à Prism Central

Félicitations, votre Prism Central en version PC.2024 est maintenant opérationnel sur votre cluster Nutanix sous AOS 6.8

Widget Prism Central indiquant Connected dans Prism Element

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Ajouter un réseau sur un cluster Nutanix AHV

Pour pouvoir déployer une machine virtuelle sur votre cluster Nutanix et qu’elle soit joignable sur votre réseau, vous devrez commencer par configurer le ou les réseaux sur votre cluster.

Création d’un réseau sous Prism Element

Sous Prism Element, dans le menu « Settings > Network Configuration » se trouve la liste de l’ensemble des réseaux existants sur le cluster, cliquez sur « Create Subnet » :

Saisissez ensuite les informations concernant votre réseau, à savoir le nom et le vlan ID :

Formulaire Create Subnet avec nom, virtual switch et VLAN ID

Dans le cas où vous ne disposeriez pas d’un serveur DHCP, vous avez la possibilité de laisser Nutanix gérer l’adressage du réseau créé grâce à l’option « Enable IP address management » :

Option Enable IP address management

Il vous faudra alors remplir toutes les options qui auraient normalement été délivrées par un serveur DHCP classique :

Paramètres DHCP et pools d'adresses IP du subnet

Cliquez sur « Save » une fois que les paramètres sont corrects. Recommencez pour chaque VLAN dont vous avez besoin sur votre infrastructure.

Création d’un réseau sous Prism Central

Dans Prism Central, la gestion des réseaux s’effectue dans « Network & Security > Subnets » :

Liste des Subnets dans Network and Security de Prism Central

Pour ajouter un nouveau réseau, cliquez sur « Create Subnet » :

Formulaire Create Subnet dans Prism Central

C’est ensuite un formulaire similaire à celui de Prism Element qu’il faut remplir en activant, ou non, l’option « IP Address Management » si vous souhaitez laisser la gestion de votre adressage à Nutanix.

Documentation officielle Nutanix

Lien vers la documentation officielle : https://portal.nutanix.com/page/documents/solutions/details?targetId=BP-2071-AHV-Networking:bp-ahv-network-management.html

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Télécharger une image sur un cluster Nutanix AHV

Pour pouvoir déployer des machines virtuelles sur votre cluster, il vous faudra des images qui soient disponibles pour lancer vos installations et voici la marche à suivre.

Avant de commencer

Une image téléchargée via Prism Element peut être importée vers Prism Central. L’inverse n’est pas possible.

Une image téléchargée ou importée via Prism Central est visible mais non modifiable sur Prism Element.

Une image téléchargée via Prism Element n’est utilisable que par le cluster sur lequel elle a été transférée.

Une image téléchargée via Prism Central est utilisable par tous les clusters gérés par ce Prism Central

Nutanix assure une compatibilité avec les images aux formats suivants :

  • RAW
  • VHD
  • VHDX
  • VMDK
  • VDI
  • OVA
  • ISO
  • QCOW2

Téléchargement via Prism Element

Pour déposer une image via Prism Element, connectez vous à l’interface web à l’aide de vos identifiants, puis naviguez jusqu’au menu « Settings > Image Configuration » :

Menu Image Configuration dans les paramètres de Prism Element

Cliquez sur Upload Image :

Bouton Upload Image dans Image Configuration

Renseignez les champs « Name », « Image Type », « Storage Container », sélectionnez l’image que vous souhaitez transférer puis cliquez sur « Save » :

Formulaire Create Image avec nom, type et container de stockage

Patientez pendant le transfert puis pendant le traitement de votre image par le cluster. Il faut que son statut soit en « ACTIVE » pour qu’elle soit opérationnelle :

Image VirtIO 1.2.3 en cours de traitement, encore inactive
Image VirtIO 1.2.3 désormais active

Téléchargement via Prism Central

Le processus pour transférer une image via Prism Central est sensiblement identique à celui de Prism Element.

Connectez vous à l’interface web puis naviguez dans « Compute & Storage > Images » et cliquez sur « Add Image » :

Menu Images de Prism Central avec Add Image et Import Images

Cliquez sur « Add File », sélectionnez l’image que vous souhaitez transférer, renseignez la description puis cliquez sur « Next » :

Ajout du fichier image dans Prism Central

Sur l’écran suivant, sélectionnez le mode de placement de l’image en fonction de votre environnement. Dans la plupart des cas, la méthode par défaut « Place image directly on clusters » fera parfaitement l’affaire, cliquez sur « Next » :

Méthode de placement de l'image et choix du cluster

Patientez pendant le transfert et le traitement de l’image par le cluster.

Rapatrier les images de Prism Element vers Prism Central

Sur la page de gestion des images sur Prism Central, cliquez sur « Import Images » :

Menu Images de Prism Central avec Add Image et Import Images

Sélectionnez ensuite le mode de transfert qui vous convient :

Fenêtre Import Images : toutes les images ou images d'un cluster

« All images » va rapatrier toutes les images de tous les clusters gérés par le Prism Central

« Images on a cluster » vous permettra de sélectionner le(s) cluster(s) et image(s) source(s) au cas par cas

Documentation officielle Nutanix

Lien vers la documentation officielle : https://portal.nutanix.com/page/documents/details?targetId=Web-Console-Guide-Prism-v6_7:wc-image-configure-acropolis-wc-t.html

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La MikadoBox, le cluster Nutanix de poche

Pour un dossier client, notre boss nous a demandé pendant « la réunion du jeudi » de trouver une solution pour migrer l’infrastructure du client physiquement, d’un pays A à un pays B car il dispose d’un accès à internet sous dimensionné ne permettant pas de faire une migration site à site. Les idées ont fusé, certaines plutôt bonnes, d’autres vraiment farfelues, on avait un peu de temps pour réfléchir mais il fallait que ce soit transportable facilement, voir qu’il puisse voyager par avion en soute… Voici la genèse de la MikadoBox.

La R&D de canapé (ou presque)

Le samedi suivant, bloqué dans les files d’attente du parc Spirou, je reçois un SMS de Louis Xavier (LX pour les intimes), mon CTO, probablement affalé dans son canapé. Ayant dû sentir ma détresse malgré la distance du parc d’attraction, il m’a informé qu’il avait trouvé le format parfait pour un système transportable dans un sac à dos : un Lenovo M80q.

Lenovo ThinkCentre M80q vu de face et de dos

Et c’est là, tandis que j’étais en train de craquer sous l’effet de l’attente et des gamins qui hurlaient d’excitation autour de moi, que je lui balance qu’on pourrait carrément en prendre 3 et monter un cluster complet dans une valise :

Échange de SMS sur l'idée d'un cluster de 3 Lenovo

La boite de Pandore était entrouverte, et nous nous sommes tous les deux empressés de l’ouvrir en grand pour voir ce qu’il pourrait bien en sortir…

Conception théorique

Maintenant que nous avions cette idée de cluster portable, il fallait faire une liste des courses pour avoir une idée du poids total (il fallait que cela reste transportable).

DISCLAIMER : ce type de cluster n’est pas destiné à accueillir de la PROD. C’est pour cela que nous nous sommes permis de ne pas respecter certains pré-requis Nutanix.

Niveau matériel, voici les prérequis indispensables pour monter un cluster Nutanix comme nous l’imaginions :

  • 3 à 4 noeuds
  • 1 switch (8 ou 16 ports max, uplink 10G)
  • 1 rail de prises rackables

En bonus, nous voulions également un routeur 4G afin de pouvoir démarrer la MikadoBox de n’importe où ou presque et qu’elle soit fonctionnelle et accessible à distance.

Partant de cette liste, et du fait que nous voulions impérativement quelque chose de joli visuellement, il fallait trouver un système nous permettant de racker tout le matériel et de faire un minimum de « cable management » pour que ce soit le plus propre possible.

A la recherche d’un boitier rackable

Sur le site Thomann, je me souvenais avoir vu des solutions pour racker du matériel sono quand je cherchais une baie pour la maison qui ne prenne pas la place d’une baie 42U. La largeur est la même qu’une baie informatique mais il est possible d’en trouver de quelques U seulement.

Rack de sonorisation Thomann avec poignées

Sur le papier, c’est pas mal :

  • possibilité de racker 3U ou plus (existe en plusieurs tailles)
  • face avant et arrière accessibles
  • poignées pour le transport
  • encombrement restreint

Mais pour le faire voyager en avion, il n’y a pas de protection pour les projections d’eau, les chocs sur les faces avant/arrière du cluster, le matériel est bien visible pour ceux qui vont le manipuler… Ce n’est pas optimal.

La deuxième idée c’était une valise type « Flyhtcase ».

Valise flight case à roulettes

Les roulettes pour le transport, c’est top ! Par contre, niveau encombrement, beaucoup de modèles ne passent pas dans un coffre de voiture, et il n’y a pas de rail de fixation en règle générale…

LX a alors eu une brillante idée : une valise Gator.

Valise rack Gator à roulettes

Cette valise correspondait à tous nos critères :

  • encombrement raisonnable
  • solidité
  • transportable
  • rails de fixation internes
  • face avant / arrière démontables

Nous avions notre datacenter à roulettes, il n’y avait plus qu’à le remplir.

Des racks et des options

Le nouveau défi qui nous attendait était de trouver des solutions pour faire tenir tout le matériel que nous avions retenu dans la MikadoBox.

Le switch, a priori d’un U de hauteur, serait quel que soit le modèle soit en pleine ou en demi-largeur avec les fixations adéquates donc pas de problème. Le routeur 4G n’aurait pas de fixation prévue. Il faudrait prévoir une étagère ou un système qui permette de le positionner afin qu’il soit à la fois accessible et fixé dans la boite.

Pour les 3 ou 4 noeuds Lenovo, il nous fallait trouver un système de fixation. En cherchant sur internet, je suis tombé sur des posts Reddit qui montraient des « homelabs » avec des Lenovo Tiny rackés. Comme je possède une imprimante 3D, j’ai fouillé un peu et j’ai fini par trouver des fichiers STL qui auraient pu nous convenir.

Rack pour Lenovo Tiny imprimé en 3D

L’inconvénient de réaliser en impression 3D un rack destiné à voyager, c’est son manque de résistance. Je craignais fort que cela ne tienne pas. J’ai donc continué à chercher et j’ai fini par trouver un système autrichien de rack prévu pour les Lenovo M80q :

Kit de rack racknex pour 2 Lenovo ThinkCentre Tiny

Monté sur tiroir (en option), rackable, et cerise sur le gâteau : il existe une version personnalisable qui nous permettrait de ramener les connexions en façade ! Ces racks sont impeccables puisqu’ils intègrent en option les rails pour transformer le rack fixe en tiroir.

Rack racknex avec connexions ramenées en façade

Au niveau de l’agencement dans la boite et compte tenu de la quantité de matériel que nous souhaitons y intégrer, voici ce que nous avons imaginé :

Agencement de la MikadoBox : routeur 4G, switch et nœuds Lenovo

L’avant est libre une fois la valise ouverte, tout comme l’arrière ce qui permet un flux d’air traversant lorsque le cluster est en fonctionnement. Une fois fermée, la valise protège intégralement le cluster sans avoir à démonter quoi que ce soit, il suffit juste de ranger le câble d’alimentation.

Maintenant que tout est calé d’un point de vue théorique et en termes d’espace, il ne reste plus qu’à passer à la pratique…

Un cluster petit mais costaud

Niveau configuration, les nœuds sont personnalisables dans la limite du raisonnable compte tenu de leur taille extrêmement réduite et des slots matériels restreints.

Néanmoins, la configuration du cluster n’a pas à rougir :

  • 48 Coeurs
  • 256Gb RAM (CVM 20Gb chacune)
  • un espace de stockage brut de 18Tb soit 9Tb utiles avec un cluster en RF2 !

Alors non, vous ne ferez pas tourner une grosse infrastructure au complet, mais cela peut tout de même faire le travail pour certains cas d’usage…

Le montage de la MikadoBox a été réalisé par LX, son canapé étant très éloigné de ma chaumière, et tout tient parfaitement dans la boite pour un poids aux alentours de 20kg !

MikadoBox assemblée dans sa valise Gator

Cas d’usage retenus

Au niveau des cas d’usage, voici quelques exemples d’utilisation de la MikadoBox :

  • POC (Nutanix / HYCU / Supervision), parfait pour faire des démos comme au .NEXT Nutanix Paris 2023 par exemple
  • PCA de crise
  • Migration d’infrastructure d’un point A à un point B lorsque l’utilisation du réseau n’est pas possible
  • Homelab

Vous l’aurez compris, et compte tenu des essais réalisés, nous sommes loin d’un gadget mais bien plus proche d’un vrai cluster comme l’on pourrait en trouver en datacenter.

Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à surveiller le site de mikadolabs.com dans les jours à venir ! Un article sur l’installation, la configuration et les benchmarks de la plateforme est en cours de rédaction.

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