Team Leader - Nutanix Technology Champion - Nutanix NTC Storyteller

Julien DUMUR
Infrastructure in a Nutshell

Il m’est arrivé une petite mésaventure récemment. Après un changement de mot de passe IPMI sur mon 1-node, impossible de me reconnecter à l’interface de management de mon nœud. Oubli dans la seconde ? Faute de frappe ? Copier coller foireux ? Qu’importe la raison, le verrouillage de l’accès, lui, était bien réel.

Perdre son mot de passe IPMI (ou BMC) fait souvent transpirer. Mais rassurez-vous, l’expérience m’a appris une règle d’or : tant que vous avez encore un accès au système d’exploitation de l’hôte (que ce soit AHV, un Linux standard ou même ESXi), vous pouvez récupérer la main sans avoir besoin de faire un reset matériel.

Toutefois, la situation peut être plus critique qu’il n’y paraît. Pour les experts qui me lisent, vous savez qu’en environnement Nutanix Single-Node, l’IPMI n’est pas juste un confort d’administration : c’est votre seul et unique fail-safe. Sans lui, impossible de monter une ISO Phoenix en Remote Media lors d’un crash AOS majeur ou pour forcer un redémarrage. Perdre l’accès BMC sur un tel nœud devient donc très vite un point de blocage impactant pour votre production et l’accès à la console distante.

Dans ce guide, je vous partage les différentes méthodes pour reprendre le contrôle sur votre noeud en quelques minutes, de la plus douce à celle de la dernière chance.

Méthode 1 : Réinitialisation in-band via ipmitool

Si vous êtes sous Nutanix AHV ou une distribution Linux classique, vous avez de la chance : l’utilitaire ipmitool est généralement présent nativement. L’astuce de cette méthode repose sur le canal matériel KCS (Keyboard Controller Style). En clair, cela permet à l’OS de l’hôte de communiquer directement avec la puce BMC via le bus de la carte mère (LPC/PCIe), sans passer par le réseau de management.

Identifier et écraser le compte Admin

Connectez-vous en root sur votre hôte. Par précaution, on s’assure d’abord que les modules noyaux gérant l’IPMI sont bien chargés :

modprobe ipmi_si
modprobe ipmi_devintf

Ensuite, on va lister les utilisateurs configurés (généralement sur le channel 1) pour repérer l’ID de notre compte administrateur. Dans 99% des cas, le compte par défaut (ADMIN) correspond à l’ID 2.

ipmitool user list 1

Dans mon cas, l’ID correspond bien à 2 :

Une fois l’ID confirmé, la commande pour forcer un nouveau mot de passe est enfantine :

ipmitool user set password 2 'MonNouveauMdp123!'

Lors de la saisie de la commande précédente, il se peut que le terminal vous renvoie un vilain Invalid data field in request.

Pas de panique, c’est simplement le parseur de politique de sécurité de certains firmwares qui rejette votre demande. Il exige non seulement une complexité minimale (8 caractères, majuscule, minuscule, chiffre), mais peut aussi être capricieux sur le format de la requête.

Pour contourner (ou plutôt satisfaire) ce mécanisme, forcez la longueur d’encodage sur 20 octets en ajoutant simplement 20 à la fin de votre commande :

ipmitool user set password 2 'MonNouveauMdp123!' 20

Votre mot de passe est maintenant écrasé. Vous pouvez tester la connexion à l’interface web.

Méthode 2 : L’utilitaire IPMICFG (La solution pour VMware ESXi)

Si vous êtes sous VMware ESXi, la première méthode risque de vous laisser sur le carreau. Pourquoi ? Parce qu’ipmitool n’y est pas packagé nativement et résoudre les dépendances pour le compiler sur un hyperviseur est une perte de temps que je ne vous recommande pas.

La parade s’appelle IPMICFG. C’est l’outil officiel fourni par Supermicro (téléchargeable sur leur portail avec un compte gratuit). L’immense avantage est qu’il est fourni sous forme de binaires statiques, prêts à l’emploi pour Linux ou Windows.

Une fois l’archive transférée sur votre hôte et décompressée, son utilisation est très simple :

./IPMICFG-Linux.x86_64 -user list
./IPMICFG-Linux.x86_64 -user setpwd 2 MonNouveauMdp123!

Note : adaptez le nom du binaire si vous utilisez la version Windows ou Linux.

Vous pouvez récupérer l’utilitaire ici : https://www.supermicro.com/wdl/utility/IPMICFG/

Cas extrême : Le nœud n’a plus d’OS bootable

Que faire si l’OS ne démarre plus du tout ? C’est souvent là qu’on transpire, pensant que sans accès réseau à l’IPMI ni système d’exploitation fonctionnel, la seule méthode restante est le reset usine.

Rappelez-vous : l’interface KCS est exposée au niveau matériel dès la fin du POST BIOS. Elle est totalement indépendante de l’état de votre stockage.

Il suffit donc de booter le serveur sur une clé USB contenant un Live CD Linux (Ubuntu, Rocky Linux). Une fois sur le bureau éphémère, ouvrez un terminal, installez l’utilitaire s’il n’est pas déjà présent (apt install ipmitool par exemple), et reprenez exactement les commandes de la Méthode 1.

Méthode de dernier recours : Le Factory Reset du BMC

Si pour une raison obscure les méthodes précédentes échouent, il reste l’ultime recours : le reset aux paramètres d’usine.

Avec l’outil de Supermicro, la commande est directe :

./IPMICFG-Linux.x86_64 -fd

Et si vous préférez la méthode ipmitool pure, il faut passer une commande RAW :

ipmitool raw 0x3c 0x40

⚠️ Attention, les conséquences sont lourdes : Toute votre configuration BMC est remise à zéro. Vous perdez l’IP statique (le port repasse en DHCP), la configuration des VLANs, et vos comptes utilisateurs. Le BMC va ensuite redémarrer (comptez bien 2 à 3 minutes). Gros point de vigilance sur les générations récentes de serveurs : il se peut que le mot de passe ne redevienne pas ADMIN/ADMIN. Il bascule sur le mot de passe unique imprimé sur l’étiquette OCP (souvent collée sur le châssis ou la carte mère). Pensez-y si votre serveur est physiquement à l’autre bout du monde !

Mes recommandations

Une fois l’accès récupéré via la méthode 1 ou 2, voici ce que je fais systématiquement pour sécuriser mes arrières :

  1. Le gestionnaire de mots de passe : C’est basique, mais renseignez vos creds immédiatement au lieu de le garder dans le cache du copié-collé.
  2. Le compte de secours : Créez un second compte administrateur.
  3. L’astuce du Slot ID : Ne mettez pas votre compte de secours sur le Slot ID 3. Forcez sa création sur un Slot plus éloigné (comme le 5 ou le 6). Pourquoi ? Parce que certains scripts d’automatisation d’infrastructure ont parfois la fâcheuse tendance à écraser ou modifier en force les premiers Slots (2 et 3) lors du provisionning. En le mettant plus loin, vous le sanctuarisez.

Et vous, ça vous est déjà arrivé de vous enfermer dehors sur l’un de vos nœuds ? Partagez votre pire galère dans les commentaires ci-dessous !

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Il y a quelques années, suite à une panne de courant sur l’un de nos 2 sites, j’ai dû faire face à certaines problématiques applicatives après le redémarrage du cluster Nutanix. Sur le papier, tout aurait dû bien se passer : l’onduleur avait repris le relais, aucun impact sur la production mais c’était sans compter sur une mauvaise manipulation du technicien qui a coupé l’onduleur. Le cluster s’est brutalement arrêté.

Une fois le courant revenu, le cluster a redémarré automatiquement et l’ensemble des VMs a redémarré dans la foulée. Le problème, c’est que certains serveurs de bases de données ont pris leur temps… Trop de temps pour certaines applications métiers…

C’est exactement pour vous éviter ces sueurs froides nocturnes que nous allons explorer aujourd’hui les VM Startup Policies sur Nutanix AHV.

Si le concept d’ordonnancer le démarrage de ses serveurs peut paraître simple, la mécanique sous-jacente mérite qu’on s’y attarde.

Que sont les “VM Startup Policies” ?

Les VM Startup Policies sont une fonctionnalité native de l’hyperviseur AHV qui agit comme un ordonnanceur lors de l’allumage de vos machines virtuelles. Cette fonctionnalité a été ajoutée avec la version 7.5 dont je vous avais parlé il y a quelques temps sur le blog.

Au lieu de subir l’ordre de démarrage et de laisser la main au cluster, vous définissez précisément des groupes de VMs et des règles de dépendances strictes. Ainsi, vous garantissez que vos services d’infrastructure (comme un Active Directory par exemple) et vos bases de données soient pleinement opérationnels avant d’autoriser le démarrage des serveurs applicatifs.

Pour bien comprendre l’importance de ces règles, un petit rappel du comportement par défaut d’Acropolis HA s’impose. En l’absence de Startup Policy, lors d’un crash de nœud ou d’un redémarrage de cluster, le redémarrage des VMs s’effectue en mode best-effort. Le cluster Prism Element se concentre sur l’allocation rapide des ressources (CPU/RAM) et déclenche l’allumage des VMs de manière totalement asynchrone et concurrente et n’a nativement aucune conscience de vos dépendances applicatives.

Dans quels cas ces règles s’activent-elles vraiment ?

Il est important de préciser que ces stratégies ne s’appliquent pas si vous décidez de redémarrer une VM manuellement depuis l’interface de Prism Central en pleine journée. L’orchestration AHV se réveille et applique vos Startup Policies dans deux cas de figure :

  1. Un événement de Haute Disponibilité (HA) : Un ou plusieurs nœuds physiques de votre cluster tombent en panne. L’hyperviseur AHV va rapatrier et redémarrer les VMs affectées sur les nœuds survivants, en respectant scrupuleusement l’ordre que vous avez défini.
  2. Un redémarrage complet du cluster (Full Cluster Restart) : Exactement le cas de mon anecdote ! Suite à une coupure électrique totale par exemple.

Décryptage de la mécanique : Les 3 piliers fondamentaux

L’approche de Nutanix a le mérite d’être extrêmement visuelle et très simple à prendre en main depuis Prism Central. Elle repose sur trois concepts fondamentaux.

1. Les Catégories

La mécanique de Nutanix s’appuie exclusivement sur les Catégories de Prism Central. Vous ne liez pas « Serveur-SQL-01 » à « Serveur-Web-01 », mais vous liez la catégorie AppMetier:Database par exemple aux VMs hébergeant des bases des données et vos VMs applicatives à la catégorie AppMetier:Applicatif.

C’est ici que réside la vraie puissance de cette architecture. Si demain vous déployez trois nouveaux serveurs applicatifs en scale-out pour absorber une charge imprévue, il vous suffit de leur assigner la bonne catégorie. Ils seront automatiquement intégrés dans le bon ordre de votre Startup Policy sans que vous n’ayez à ouvrir ou modifier la moindre règle.

2. Les niveaux de dépendances

C’est grâce à ça que vous dessinez votre chaîne logique : la catégorie B ne peut démarrer que si la catégorie A a terminé. Il y a tout de même une petite subtilité à garder en tête : Nutanix autorise un maximum de 6 niveaux de dépendance consécutifs par policy. Dans 99 % des cas, c’est largement suffisant pour une application classique (ex: Infra > BDD > Web), mais cela demande de bien regrouper ses services sans faire de micro-management.

3. Les conditions de démarrage

C’est la question à un million : comment l’hyperviseur AHV sait-il que la base de données est réellement prête pour autoriser la suite ? L’outil vous propose 2 options :

  • VM Power On : Dès que la VM est sous tension au niveau matériel, on lance l’étape suivante. L’OS Windows ou Linux n’est même pas encore chargé. À éviter pour des dépendances fortes.
  • Guest Boot up : Le top du top ! Nutanix attend patiemment que l’OS soit complètement chargé et que la couche réseau réponde.

Pour que la condition « Guest Boot up » fonctionne, les Nutanix Guest Tools (NGT) doivent impérativement être installés et à jour sur la VM. Mon conseil (et la recommandation éditeur) : ne faites pas l’impasse sur le déploiement des NGT !

Il y a également une option qui complète l’une ou l’autre :

  • Delay (Délai en secondes) : On attend « bêtement » un temps donné (ex: 60 secondes) avant de passer à la suite.

Tutoriel : créer une startup policy

Je vous propose de modéliser l’exemple le plus courant : nous voulons démarrer nos contrôleurs de domaine, attendre qu’ils soient prêts, démarrer nos bases de données, puis enfin nos serveurs applicatifs.

Pour l’occasion, j’ai créé 3 catégories : AppType:ActiveDirectory, AppMetier:Database et enfin AppMetier:Applicatif

  1. Connectez-vous à Prism Central.
  2. Allez dans le menu Infrastructure > Compute > VMs > Policies > VM Startup Policies.
  3. Cliquez sur Create VM Startup Policy.
  4. Donnez-lui un nom explicite (ex: Policy-Tiering-Metier).
  5. Dans l’interface visuelle, ajoutez votre première catégorie (ex: AppType:ActiveDirectory).
  6. Ajoutez un second bloc pour AppMetier:Database et un troisième pour AppMetier:Applicatif.
  7. Cliquez sur + Configure Start Conditions pour définir les conditions de démarrage. Choisissez Guest Boot up et ajoutez éventuellement un délai de sécurité de 30 secondes pour laisser le temps aux services internes de l’OS de bien s’initialiser.

Cliquez sur “Create”, et le tour est joué !

Il ne vous restera plus qu’à ajouter vos VMs aux bonnes catégories.

Les pièges à éviter

L’outil est formidable, mais voici 3 retours terrains pour vous éviter de tomber dans certains pièges :

1. Gérer la limite des 6 niveaux intelligemment

Ne tombez pas dans le piège du micro-management ! Si vous essayez de faire une policy pour chaque micro-application, vous allez vite saturer l’interface, atteindre la fameuse limite des 6 niveaux et vous retrouver avec une usine à gaz impossible à maintenir dans le temps. Groupez intelligemment vos ressources et faites simple !

2. Attention à l’interaction avec les mécanismes de PRA

Les Startup Policies gèrent la résilience locale d’un cluster (HA ou reboot). Mais attention, si vous utilisez Nutanix Disaster Recovery pour basculer vers un site distant, ce système a son propre mécanisme de plans de reprise. Lors d’un failover inter-sites, c’est le Recovery Plan de Prism Central qui prend la main sur l’ordre de démarrage, et non plus votre Startup Policy locale. Veillez donc à maintenir une cohérence logique entre les deux outils.

3. Cela ne concerne que les VMs invitées

Inutile d’essayer de séquencer les VMs “Nutanix” (Prism Central, CVM, ou autres…), cela ne fonctionnera pas. Le mécanisme n’est applicable que sur vos machines virtuelles, pas celles du système.

Conclusion

Les VM Startup Policies sur Nutanix AHV sont le genre de fonctionnalité que l’on configure une fois, que l’on oublie, et qui peuvent faire gagner un temps et une sérénité précieux le jour où l’impensable se produit. Grâce à une interface visuelle intuitive basée sur des catégories, Nutanix a rendu la résilience applicative accessible à tous.

Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite vivement à vérifier l’état de vos NGT (état de déploiement et versions) et à catégoriser vos VMs les plus critiques dès aujourd’hui. Votre futur « vous », réveillé à 3h du matin lors du prochain incident de prod, vous remerciera !

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Beaucoup le savent, j’ai un niveau de développement brut qui oscille entre le zéro absolu et le « c’est tombé en marche ».

Mais voilà, la donne a changé. L’intelligence artificielle, et plus précisément les agents de codage en CLI (Command Line Interface) comme Claude Code, m’ont donné des super-pouvoirs. Soudainement, coder n’est plus une montagne insurmontable, mais une discussion. Seulement, il y a un hic : pour discuter avec la machine, il faut que l’environnement soit d’équerre. Et le développement sous Windows, historiquement, c’était un peu comme essayer de faire rentrer des carrés dans des ronds (carré dans l’tube pour ceux qui ont la réf).

Heureusement, WSL (Windows Subsystem for Linux) est là. L’idée de ce guide ? Vous éviter les sueurs froides que j’ai eues. Je vous propose de configurer un environnement Ubuntu propre sous Windows, de le blinder avec les dépendances nécessaires (Cargo, npm), d’installer Claude Code, et de relier tout ça de façon fluide à Visual Studio Code.

Pourquoi s’embêter avec WSL2 me direz-vous ? Tout simplement parce que cela permet d’isoler totalement nos outils d’IA. Claude Code tournera dans son bac à sable Linux, avec des performances I/O natives, et tout ceci indépendamment de notre système Windows. On garde le contrôle.

Prêt à transformer votre machine Windows en station de développement boostée à l’IA ? Suivez le guide, j’ai déminé le terrain pour vous.

1. Activer et installer WSL (Windows Subsystem for Linux)

On ne va pas se mentir : à une époque, installer un environnement Linux sous Windows, c’était le parcours du combattant. Il fallait fouiller dans des menus obscurs, cocher des « Fonctionnalités Windows », et prier très fort. Aujourd’hui, Microsoft a rattrapé son retard, et ça tient en une ligne de commande.

Installation de WSL

Commencez par ouvrir PowerShell en tant qu’administrateur (clic droit sur le menu Démarrer > Windows PowerShell (admin) ou Terminal (Administrateur)).

Tapez simplement cette commande et appuyez sur Entrée :

wsl --install

Laissez la magie opérer. Une fois que c’est terminé, la règle d’or de l’informatique s’applique : redémarrez votre PC. Ce n’est pas optionnel, Windows a besoin de ce redémarrage pour activer les composants de virtualisation au niveau du système.

WSL : Choisir sa distribution

Au redémarrage, WSL est là, mais on va s’assurer d’installer la bonne distribution. Rouvrez PowerShell (pas besoin des droits admin cette fois).

Pour voir ce qui est disponible au « catalogue », tapez :

wsl --list --online

Dans notre cas, on va partir sur le standard absolu, Ubuntu. C’est là que la communauté est la plus grande, et où l’on trouve le plus de solutions quand on a un message d’erreur.

Lancez l’installation avec :

wsl --install Ubuntu

Une fenêtre de terminal va s’ouvrir, vous demandant de créer un nom d’utilisateur UNIX et un mot de passe.

Pourquoi WSL2 change tout ? Pour les plus curieux, sachez que cette commande active par défaut WSL2. Ce détail est crucial. Fini la première version (WSL1) où Windows essayait de traduire maladroitement les commandes Linux à la volée. Aujourd’hui, WSL2 utilise une véritable machine virtuelle ultra-légère (basée sur Hyper-V) avec un vrai noyau Linux optimisé par Microsoft. Le résultat ? Une compatibilité à 100% avec les outils de développement et des performances d’accès aux fichiers (I/O) fulgurantes, ce qui sera vital pour que Claude Code lise notre code rapidement.

2. Préparer l’environnement Ubuntu

Ça y est, la distribution Linux est installée mais un système Linux tout neuf, c’est comme un appartement vide : c’est très propre, mais on ne peut pas y faire grand-chose.

Avant de faire entrer notre super-agent IA, il faut installer les meubles, ou plutôt les dépendances. Beaucoup d’outils modernes en CLI s’appuient sur des écosystèmes bien précis.

Installer Cargo (et notre premier outil IA)

Pour mes propres expérimentations, j’utilise souvent l’écosystème Rust. On va donc installer son gestionnaire de paquets, cargo.

Tapez ceci dans votre terminal Ubuntu :

sudo apt install cargo

Pourquoi Cargo ? Parce qu’il va nous permettre d’installer des outils directement depuis leur code source. Par exemple, j’utilise rtk, un framework IA hyper pratique. Pour l’installer, c’est aussi simple que ça :

cargo install --git https://github.com/rtk-ai/rtk

Laissez compiler. C’est beau à voir (même si, je l’avoue, je regarde souvent défiler ces dizaines de lignes de compilation comme une poule devant un Rubik’s Cube, en priant juste pour qu’il n’y ait pas de texte rouge clignotant à la fin).

A quoi sert RTK me direz-vous ? Et bien à économiser des tokens Claude Code grâce à des automatisations et donc à pouvoir discuter plus longtemps avec l’IA d’Anthropic afin de préserver nos quotas.

Installer Node.js et npm

Ensuite, Claude Code et beaucoup d’autres agents utilisent des technologies web. Il nous faut donc npm (Node Package Manager).

On lance la commande :

sudo apt install npm

Si un développeur barbu et/ou chauve lit ce tutoriel, il va s’étrangler : « Ju, on n’installe jamais npm via apt, ça met une vieille version et ça crée des erreurs de permissions ! ». Et il aurait surement raison. La « vraie » bonne pratique consiste à utiliser NVM (Node Version Manager). Cependant, soyons pragmatiques : pour notre objectif précis de faire tourner Claude Code CLI aujourd’hui, la version stable fournie par les dépôts d’Ubuntu fait très bien le job. Si, plus tard, vous commencez à accumuler les erreurs de type EACCES en installant d’autres paquets globaux, vous saurez qu’il sera temps de nettoyer tout ça et de passer à NVM !

3. Installer et configurer Claude Code

Le script d’installation officiel

Pour installer Claude Code, Anthropic a fait les choses simplement. Enfin, « simplement » version Linux. On va utiliser un outil appelé curl qui va télécharger un script sur leurs serveurs et l’exécuter directement sur notre machine.

Tapez ceci dans votre terminal Ubuntu :

curl -fsSL https://claude.ai/install.sh | bash

En temps normal, balancer un script inconnu trouvé sur le net directement dans le bash de sa machine, c’est l’équivalent numérique de ramasser une clé USB sur le trottoir et de la brancher direct sur son PC. Mais bon, ici c’est Anthropic, on part du principe qu’ils ne veulent pas miner du bitcoin sur notre dos.

Le script va mouliner un peu. Et là, plein d’espoir, les yeux brillants, vous tapez claude dans votre terminal. Et paf… claude: command not found.

Frustration. Sueurs froides. Pas de panique, c’est un grand classique.

Le fameux piège du PATH

Pourquoi ça ne marche pas du premier coup ?

Parce qu’Anthropic fait les choses proprement en respectant le principe du moindre privilège. Au lieu d’installer Claude Code brutalement à la racine de votre système (ce qui requerrait des droits super-administrateur root et pourrait tout casser), le script place l’exécutable dans un petit dossier caché bien à vous : ~/.local/bin.

Le problème, c’est que votre système Ubuntu ne regarde pas de base dans ce dossier précis quand vous lui lancez une commande. Il faut lui indiquer explicitement le chemin. C’est ce qu’on appelle la variable d’environnement $PATH.

Pour réparer ça une bonne fois pour toutes, on va ajouter ce fameux dossier à notre PATH. Copiez-collez cette ligne (attention, copiez-la exactement avec ses guillemets) :

echo 'export PATH="$HOME/.local/bin:$PATH"' >> ~/.bashrc && source ~/.bashrc

Cette double commande fait deux choses : elle inscrit le bon chemin à la fin de votre fichier de configuration personnel (.bashrc), et elle demande au terminal de relire ce fichier immédiatement pour prendre en compte la modification (source).

Maintenant, retapez claude ou claude --version. Si un menu ou un numéro de version s’affiche : c’est gagné !

4. L’intégration finale avec VS Code

C’est bien beau d’avoir la CLI de Claude qui tourne sagement dans un terminal sur WSL, mais l’idée, c’est quand même de lui faire lire et écrire du code de manière confortable. Et pour ça, il nous faut notre fidèle Visual Studio Code.

L’extension WSL pour VS Code

Ouvrez VS Code de manière classique, sous Windows. Allez dans l’onglet des extensions et cherchez WSL (anciennement Remote – WSL, éditée directement par Microsoft). Installez-la.

Une fois installée, regardez tout en bas à gauche de la fenêtre de VS Code. Vous y verrez une petite icône bleue (ou verte) avec des chevrons ><. Cliquez dessus, et choisissez l’option « Se connecter à WSL » (ou Connect to WSL).

Une nouvelle fenêtre VS Code s’ouvre. En bas à gauche, il y a maintenant écrit « WSL: Ubuntu ». Bingo.

C’est là que la puissance de l’architecture dont je vous parlais plus haut frappe fort. Quand vous ouvrez un projet de cette manière, VS Code installe un mini-serveur directement à l’intérieur de votre machine Linux. L’interface graphique (l’éditeur) tourne sous Windows, mais toute la logique de développement, le terminal intégré et l’accès aux fichiers s’exécutent de manière native sous Ubuntu.

Le plugin Claude pour VS Code

Avoir la CLI pour lancer des commandes globales c’est super, mais on ne va pas se mentir : avoir Claude directement intégré dans l’interface de l’éditeur, c’est le confort ultime.

Toujours dans cette nouvelle fenêtre VS Code (connectée à WSL), retournez dans l’onglet des extensions et cherchez l’extension officielle Claude (ou Claude Dev/Cline selon vos préférences).

⚠️ Attention : VS Code gère désormais deux « zones » d’extensions distinctes. Celles installées sur votre Windows local, et celles installées dans votre machine WSL. Assurez-vous de cliquer sur le petit bouton bleu « Installer dans WSL: Ubuntu » (Install in WSL: Ubuntu) si VS Code vous le propose.

Si vous l’installez par erreur du côté Windows, le plugin va tourner dans le vide et sera incapable de lire les fichiers de votre projet Linux ou de comprendre les commandes que vous lui envoyez.

Une fois le plugin activé côté Ubuntu, une nouvelle icône va apparaître dans votre barre latérale. Vous voilà avec la CLI puissante dans le terminal en bas, et l’assistant visuel réactif sur le côté. Une vraie tour de contrôle !

Conclusion

Et voilà, la boucle est bouclée. En quelques lignes de commande, nous sommes passés d’un environnement Windows cloisonné à un setup hybride ultra-performant. Vous avez maintenant un sous-système Ubuntu propre, prêt à compiler du Rust, faire tourner du Node, et surtout, héberger votre nouvel assistant IA.

De mon côté, avec mon niveau de « dev du dimanche », ce setup a changé ma vie. Je discute, j’oriente, je supervise et Claude gère le code. Et vous, quel va être votre premier projet avec cette nouvelle stack ?

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Nutanix Tech Connect 2026

Il y a des e-mails qui font plus plaisir que d’autres. Quand j’ai vu apparaître ce fameux « You’re in » dans ma boîte de réception, je me suis pris une petite décharge d’adrénaline. J’ai l’immense plaisir de partager avec vous mon invitation pour le très privé Nutanix Tech Connect 2026, qui se tiendra les 26 et 27 octobre prochains directement au siège, au HQ de Nutanix à San José dans la Silicon Valley !

Vous le savez, au quotidien, je passe une bonne partie de mes journées le nez dans l’écosystème Nutanix chez Inetum. C’est mon terrain de jeu. Mais ce voyage, c’est l’occasion de passer littéralement de l’autre côté du miroir. Et pour la 2e fois ! (voir mon article retraçant mes 2 jours au NTC Tech Connect 2024).

Si les grandes messes technologiques comme l’événement .NEXT sont parfaits pour découvrir les annonces publiques entouré de milliers de participants, le Tech Connect est son exact opposé. C’est l’envers du décor. Seule une poignée d’élus, triés sur le volet parmi les membres les plus actifs de la communauté NTC (Nutanix Technology Champions), sont invités. Et nous ne faisons pas le déplacement pour écouter le discours marketing habituel, mais pour plonger dans le vif du sujet, échanger sous NDA (Non-Disclosure Agreement) et décortiquer l’architecture avec ceux qui conçoivent la plateforme.

Qu’est-ce que le Nutanix Tech Connect ?

Un rassemblement d’experts passionnés

Faire partie du programme NTC, c’est déjà évoluer au quotidien au sein d’une communauté incroyable de partage et d’entraide. Mais cet événement en présentiel pousse le concept encore plus loin. Il a été pensé comme un rassemblement intimiste. L’objectif de Nutanix n’est pas ici de remplir un centre de conventions, mais de réunir autour d’une table une poignée de passionnés dont la voix et l’expérience terrain comptent.

L’impact direct sur la roadmap Nutanix

C’est là que l’on touche au but ultime pour tout ingénieur système ! Pendant ces deux jours d’immersion à San Jose, on laisse les présentations commerciales au vestiaire. Nos interlocuteurs directs ? Le Product Management (PM) et les équipes de Recherche & Développement (R&D).

C’est une occasion en or de discuter de manière transparente des évolutions du socle AOS (Acropolis Operating System) et des futures capacités de notre hyperviseur AHV. C’est précisément lors de ces tables rondes « sans filtre » que l’on décortique les cas d’usage complexes que nous rencontrons sur nos clusters de production. Savoir que nos « pain points » et nos retours terrains peuvent directement influencer la roadmap technique et façonner le code des prochaines releases est tout simplement grisant !

Au programme : Deux jours d’immersion San Jose

Le programme de ces deux jours s’annonce dense. L’email d’invitation est clair : l’objectif est d’interagir directement avec l’ingénierie, les équipes produit, et même les dirigeants de Nutanix. Concrètement, cela se traduit par des sessions techniques interactives où nous allons pouvoir « challenger » les choix d’architecture. C’est le moment idéal pour poser ces questions pointues qui restent souvent sans réponse sur les forums classiques, et surtout, pour avoir un aperçu exclusif (et strictement sous NDA !) de ce qui arrive dans les prochains mois.

L’autre immense atout du Tech Connect, c’est le networking. Se retrouver physiquement avec des NTC venus des quatre coins du monde, c’est l’assurance d’échanges d’une grande richesse dû à la provenance hétéroclite de l’ensemble des participants. On compare nos infrastructures, on partage nos retours d’expérience, et on trouve souvent des solutions à des problèmes complexes autour d’un simple café. C’est cette synergie entre experts passionnés qui fait la véritable force de la communauté Nutanix.

D’ici la fin octobre, la préparation va s’accélérer. Dans les prochaines semaines, nous aurons droit à un webinaire exclusif de « Kickoff » pour découvrir l’agenda détaillé, les sessions prévues et, on l’espère, quelques surprises. Ensuite, viendra le temps de sécuriser les vols et l’hébergement.

De mon côté, la préparation technique a déjà commencé ! Je compile mes notes, mes observations sur les dernières versions d’AOS, et surtout, les retours des collègues. Car oui, je compte bien être le porte-voix de notre communauté francophone lors de cet événement !

Merci et rendez-vous en Californie !

En attendant le mois d’octobre, je vais commencer à préparer tranquillement ma compilation de notes et observations et travailler sur quelques stickers à échanger avec les chers NTCs. Comptez sur moi pour vous faire un retour détaillé à mon retour (du moins, sur tout ce qui ne sera pas protégé par le NDA !).

Pour conclure, je tenais à adresser un immense et sincère merci à Angelo, ainsi qu’à toutes les équipes Nutanix, pour cette opportunité exceptionnelle et pour l’organisation de cet événement. La reconnaissance de cette communauté est un moteur puissant au quotidien.

Rendez-vous à San Jose !

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openclaw on nutanix ahv

Dans un précédent article, nous avons vu comment déployer OpenClaw sur Nutanix AHV. Cependant, avant de pouvoir profiter pleinement de cet agent IA autonome, il est crucial de préparer le terrain. OpenClaw n’est pas qu’un simple script : c’est un écosystème qui s’appuie sur plusieurs briques technologiques pour « penser » (LLM local), « exécuter » (Node.js) et « chercher » (SearXNG).

Dans cet article, nous allons détailler l’installation pas-à-pas de tous les prérequis nécessaires sur votre machine virtuelle (sous Ubuntu), en expliquant pour chacun pourquoi il est indispensable au bon fonctionnement d’OpenClaw.

1. Pilotes NVIDIA : Libérer la puissance du GPU

OpenClaw peut s’appuyer sur des modèles de langage (LLM) exécutés localement. Bien qu’il soit techniquement possible de faire tourner ces modèles sur un processeur (CPU), les performances seraient extrêmement lentes. L’installation des pilotes NVIDIA permet au système d’exploiter la carte graphique (GPU) allouée à votre VM via Nutanix AHV (vGPU ou Passthrough), garantissant ainsi une inférence rapide et fluide de l’IA.

Voici comment mettre à jour votre système et installer les pilotes adéquats :

# Mise à jour du système
sudo apt update && sudo apt upgrade -y

# Installation du pilote serveur NVIDIA
sudo apt install nvidia-driver-535-server -y

# Redémarrage nécessaire pour la prise en compte
sudo reboot

Après le redémarrage, vérifiez que votre GPU est bien reconnu avec la commande suivante :

nvidia-smi

2. Node.js (v24) : Le moteur d’exécution d’OpenClaw

Le cœur de la logique d’OpenClaw est développé en JavaScript/TypeScript. Node.js est l’environnement d’exécution qui permet de faire tourner le code de l’agent, de gérer ses dépendances et d’orchestrer les appels entre l’interface, le modèle d’IA et les différents outils. Nous ciblons ici la version 24.x pour assurer une compatibilité optimale.

# Ajout du dépôt NodeSource et installation
curl -fsSL [https://deb.nodesource.com/setup_24.x](https://deb.nodesource.com/setup_24.x) | sudo -E bash -
sudo apt install -y nodejs

# Vérification de la version installée
node --version  # doit afficher v24.x

3. Ollama & Qwen 2.5 : Le cerveau local de l’opération

Ollama est l’outil qui va nous permettre de télécharger et de faire tourner facilement notre modèle d’IA en local. Pour OpenClaw, nous allons utiliser le modèle Qwen2.5 (7B). Pourquoi ce choix ? C’est un modèle léger (adapté pour les GPU avec environ 8 Go de VRAM) et, surtout, il est excellent en « Tool Calling » (l’appel d’outils). C’est cette capacité qui permet à OpenClaw de comprendre qu’il doit exécuter une recherche web ou lancer un script plutôt que de simplement générer du texte.

# Installation d'Ollama
curl -fsSL [https://ollama.ai/install.sh](https://ollama.ai/install.sh) | sh

# Démarrer le service Ollama (en arrière-plan)
ollama serve &

# Dans un autre terminal, vérifiez qu'Ollama détecte bien le GPU :
nvidia-smi  # Vous devriez voir ollama dans la liste des processus GPU

# Puller (télécharger) le modèle recommandé
ollama pull qwen2.5:7b

# Tester le modèle et vérifier son exécution sur le GPU
ollama run qwen2.5:7b "dis bonjour"

# Pendant que le modèle génère une réponse, vérifiez l'utilisation de la VRAM
nvidia-smi

4. Docker : L’infrastructure de conteneurisation

Afin d’étendre les capacités d’OpenClaw (notamment pour la recherche web que nous verrons juste après), nous avons besoin de services tiers. Docker permet de déployer ces services de manière isolée, standardisée et rapide, sans polluer notre système hôte avec de multiples dépendances complexes.

# Installation des dépendances initiales
sudo apt update
sudo apt install -y ca-certificates curl gnupg

# Ajout de la clé GPG officielle de Docker
sudo install -m 0755 -d /etc/apt/keyrings
curl -fsSL [https://download.docker.com/linux/ubuntu/gpg](https://download.docker.com/linux/ubuntu/gpg) | sudo gpg --dearmor -o /etc/apt/keyrings/docker.gpg
sudo chmod a+r /etc/apt/keyrings/docker.gpg

# Configuration du dépôt Docker
echo \
  "deb [arch=$(dpkg --print-architecture) signed-by=/etc/apt/keyrings/docker.gpg] \
  [https://download.docker.com/linux/ubuntu](https://download.docker.com/linux/ubuntu) \
  $(. /etc/os-release && echo "$VERSION_CODENAME") stable" | \
  sudo tee /etc/apt/sources.list.d/docker.list > /dev/null

# Installation des paquets Docker
sudo apt update
sudo apt install -y docker-ce docker-ce-cli containerd.io docker-buildx-plugin docker-compose-plugin

# Ajout de votre utilisateur au groupe docker pour éviter d'utiliser 'sudo' à chaque fois
sudo usermod -aG docker $USER
newgrp docker

# Vérification de l'installation
docker --version

5. SearXNG : Donner un accès au Web à l’IA

Pour qu’OpenClaw soit un véritable agent de recherche performant, il ne peut pas se contenter des données contenues dans le modèle Qwen (qui s’arrêtent à sa date d’entraînement). SearXNG est un métamoteur de recherche respectueux de la vie privée. En l’installant via Docker, nous offrons à OpenClaw une API (sur le port 8080) qu’il va pouvoir utiliser pour aller chercher en temps réel des informations sur le web et sourcer ses réponses.

# Créer un répertoire dédié pour la configuration
mkdir -p ~/searxng && cd ~/searxng

# Lancer le conteneur SearXNG
docker run -d \
  --name searxng \
  --restart unless-stopped \
  -p 8080:8080 \
  searxng/searxng

# Vérifier que le conteneur tourne correctement
docker ps

# Tester que l'API de SearXNG répond bien
curl http://localhost:8080

6. Homebrew & GCC : Les outils de compilation

L’écosystème Node.js d’OpenClaw fait parfois appel à des bibliothèques bas niveau ou à des packages natifs qui nécessitent d’être compilés directement sur votre machine lors de leur installation. Homebrew (le gestionnaire de paquets bien connu sur macOS, très pratique aussi sur Linux) et le compilateur GCC sont indispensables pour éviter les erreurs lors de la phase d’installation finale des dépendances (les fameux npm install).

# Installer le package de compilation de base Ubuntu
sudo apt-get install build-essential

# Installer Homebrew
/bin/bash -c "$(curl -fsSL [https://raw.githubusercontent.com/Homebrew/install/HEAD/install.sh](https://raw.githubusercontent.com/Homebrew/install/HEAD/install.sh))"

# Les instructions de fin d'installation d'Homebrew vous demanderont
# d'ajouter Homebrew à votre PATH. Généralement cela ressemble à ceci :
# (Assurez-vous d'adapter le chemin si nécessaire)
echo 'eval "$(/home/linuxbrew/.linuxbrew/bin/brew shellenv)"' >> /home/$USER/.bashrc
eval "$(/home/linuxbrew/.linuxbrew/bin/brew shellenv)"

# Installation de GCC via Homebrew
brew install gcc

Conclusion

Votre machine virtuelle sous Nutanix AHV est désormais un environnement riche et complet, équipé de pilotes GPU performants, d’un moteur d’exécution (Node.js), d’un LLM prêt à répondre (Ollama), d’un accès au Web (SearXNG) et des bons outils de compilation.

Le terrain est parfaitement préparé. Il ne vous reste plus qu’à finaliser l’installation de l’application elle-même en suivant la suite de notre guide sur OpenClaw.

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header nutanix

Il y a quelques mois, j’avais rédigé un article concernant l’installation des NGT en CLI sur Linux.

Ayant récemment basculé vers Rocky Linux 10 pour les VM de mon lab, je me suis heurté à une problématique : la procédure utilisée jusqu’à présent ne fonctionne pas !

Voici comment contourner le problème…

Montage des Nutanix Guest Tools

Connectez vous à votre cluster Nutanix sur Prism Central, allez dans la liste des machines virtuelles, faites un clic droit sur la machine virtuelle sur laquelle vous souhaitez installer les NGT et cliquez sur « Install NGT » :

Sur l’écran suivant, dans mon cas pas besoin de changer quoi que ce soit, cliquez sur « Confirm and Enter Password » :

On ne touche à rien sur cet écran, cliquez simplement sur « Skip and Mount » en bas à gauche :

L’ISO est monté, on passe maintenant aux lignes de commande !

Installation des Nutanix Guest Tools (ex : Rocky Linux)

Voici les commandes à passer sur la machine virtuelle pour installer les Nutanix Guest Tools :

  • Mise à jour du système :
sudo dnf update -y && sudo dnf upgrade -y
  • Installation de python (si non présent sur la machine) :
sudo dnf install python3
  • Vérification de l’identifiant du lecteur :
blkid -L NUTANIX_TOOLS
  • Retour de commande:
/dev/sr0
  • Montage de l’ISO :
sudo mount /dev/sr0 /mnt
  • Passage en mode root

sudo su

  • Installation des NGT :
dnf install /mnt/installer/linux/ngt_rpm_installer/ngt_repo/nutanix-guest-agent-4.5.1-1.x86_64.rpm

  • Vérification de l’installation en ligne de commande :
yum list installed | grep 'nutanix-guest-agent'

Et coté Prism Central :

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On a tous connu ce moment de solitude dans notre parcours professionnel. Celui où tu as planifié l’upgrade matériel pour ton infrastructure, mais où un détail insignifiant vient perturber le déroulé des opérations. Récemment, nous devions remplacer les disques mécaniques 3.5 pouces d’un de nos clusters de 4 nœuds par des disques SSD 2.5 pouces. Une opération de maintenance classique pour passer d’un stockage hybride a une stockage full-flash et gagner en IOPS.

Seul problème, et de taille : les caddys d’origine des serveurs n’étaient pas compatibles avec ce format réduit.

Première approche : les adaptateurs “officiels”

La solution évidente quand on gère une infra pro ? Commander des adaptateurs officiels ou des caddys de remplacement. Il nous fallait 24 pièces au total (6 disques pour chacun des 4 nœuds). Et là, c’est la douche froide.

Plus de 500 euros (avec les taxes et la livraison).

Mais le pire n’était finalement pas le prix : c’était le délai d’approvisionnement. Attendre plusieurs semaines alors que le projet devait avancer ? Inenvisageable. Puisque je refuse de payer ce tarif et que les délais sont beaucoup trop longs, mon imprimante 3D va s’en charger.

La plan B : la solution DIY

L’avantage d’avoir du matériel standard comme du Supermicro, c’est que l’on n’est jamais le premier à rencontrer un problème. Pas besoin de passer des heures sur Fusion 360 à modéliser la pièce au millimètre près : la communauté open-source l’a probablement déjà fait.

En quelques clics sur les plateformes de partage de modèles 3D (comme Printables ou Thingiverse), j’ai déniché le fichier .stl parfait : https://www.thingiverse.com/thing:4353094

Pour m’assurer de la compatibilité, j’en ai imprimé un rapidement pour valider les dimensions et que cela faisait le job…

L’étape suivante : l’industrialisation. J’ai positionné mes modèles de sorte de pouvoir imprimer 6 adaptateurs d’un seul coup. Cela impliquait de laisser tourner l’imprimante pendant 7h30 environ pour chaque plateau.

Sur ma Creality CR-10S Pro v2 tournant sous Klipper, j’ai pu monitorer le job d’impression pour m’assurer que tout se passait comme prévu du coin de l’oeil tout en continuant à travailler sur mes projets.

Malgré un couac lors du premier batch qui m’a contraint à faire un peu de mécanique, les impressions se sont parfaitement bien déroulées.

Maker Spirit for the Win !

Le verdict final est sans appel :

  • Option Fournisseur : ~543 € et 3 semaines d’attente.
  • Option Maker : 20 € de filament, quelques kWh et deux grosses journées d’impression.

Au-delà de l’économie financière évidente (pour le prix des adaptateurs officiels, on aurait pu acheter l’imprimante + le filament), la vraie leçon de cette aventure, c’est que l’état d’esprit maker permet de transformer une problématique budgétaire et temporelle en une solution DIY 20 fois moins chère et qui fait le job dans des délais ultra-courts.

Alors, la prochaine fois qu’un problème pointe le bout de son nez, pensez “out-of-the-box” et éventuellement, dégainez votre plus belle bobine de filament.

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Ceux qui suivent le blog depuis un moment se souviennent sûrement de ma série « Maxi Best-Of Nutanix CLI« . J’adorais l’écrire, et visiblement, elle a été utile plus d’une fois à certains d’entre vous. Mais avec la fin annoncée de la connexion SSH sur les clusters Nutanix, fini de lancer PuTTY pour se connecter en SSH sur une CVM (Controller VM) et taper nos commandes ncli ou du acli comme bon nous semble. Aujourd’hui, avec l’avènement des architectures Zero Trust et les exigences de conformité STIGs (Security Technical Implementation Guides du DoD américain), le verrouillage des accès bas niveau n’est plus une option de paranoïaque : c’est le standard de production.

Pourquoi l’API devient le seul maître à bord ?

Soyons très clairs : l’API REST c’est le nouveau couteau suisse indispensable de l’admin.

Cela avait commencé avec le durcissement progressif de nos infrastructures et notamment le cluster lockdown, mais la sentence est officiellement tombée fin janvier 2026 : Nutanix acte la fin de vie (EOSL) du « Bash Shell Access ». La raison est évidente. Laisser un accès Bash direct et sans restriction à l’OS sous-jacent (que ce soit sur AOS, AHV ou encore Prism Central) est devenu un non-sens absolu pour garantir la sécurité, l’auditabilité et la pérennité du support.

Voici la chronologie présentée dans le document :

  • Sous AOS 7.0 à 7.5, on a commencé à voir des avertissements à la connexion, l’apparition d’une alerte d’info prévenant de la désactivation de l’authentification SSH par mot de passe et des options pour désactiver SSH manuellement.
  • Dès la prochaine release majeure NCI, le Bash sera désactivé par défaut. À la place : un « SSH Service Menu » ultra-bridé permettant de lancer quelques commandes acli/ncli afin de pouvoir faire du troubleshooting de base.
  • Et pour fin 2026 ? Le « SSH Service Menu » est en place, le bash shell est désactivé, mais peut être réactivé en mode « Support-Only » via un jeton temporaire fourni lors du traitement d’un ticket avec le support Nutanix.

Le seul point d’entrée officiel, tracé et complet pour interagir avec l’infrastructure en ligne de commande devient l’API.

Que ce soit l’API Prism Element (v2.0) sur un cluster isolé, ou l’API Prism Central (v3/v4) pour le management multi-cluster, il n’y a plus d’échappatoire : il faut s’y mettre.

La boîte à outils des API

Avant de pouvoir effectuer des requêtes API vers nos clusters, il faut s’équiper.

Au quotidien, j’oscille entre deux outils de prédilection : Curl quand j’ai un terminal Linux/WSL sous la main (rapide, brut, scriptable), et Postman quand j’ai besoin d’explorer visuellement les APIs Nutanix.

Si votre poste de travail n’est pas encore prêt, je vous renvoie directement vers l’article dédié que j’ai déjà rédigé à ce sujet : Configurer son PC Windows pour interroger les APIs Nutanix (WSL & Postman).

Cependant, même bien outillé, je vois régulièrement des admins s’arracher les cheveux sur leurs premières requêtes Prism Element à cause de deux détails cruciaux.

Le certificat SSL : Par défaut, un cluster Prism Element utilise un certificat auto-signé. Si vous lancez une requête standard, elle sera violemment rejetée. Le réflexe terrain ? Toujours rajouter le flag -k (ou --insecure) dans vos commandes curl, et penser à désactiver l’option SSL certificate verification dans les settings de Postman.

L’authentification : L’API Prism Element v2.0 repose sur du Basic Auth. Evitez de passer vos identifiants en clair dans l’URL de votre requête (du style https://admin:MonSuperPass@IP...). Ça finit inévitablement en clair dans l’historique ou les logs. Sous Postman, utilisez les variables d’environnement !

Explorer l’API avec le REST API Explorer intégré

Combien de fois vous êtes vous pris la tête en cherchant la bonne syntaxe dans un PDF de documentation de 500 pages ? Avec Nutanix, oubliez ça. La meilleure documentation n’est pas sur le portail de support, elle est directement embarquée dans votre cluster.

Prism Element intègre nativement une interface appelée REST API Explorer. Pour y accéder, c’est très facile : connectez-vous à l’interface web de votre cluster, cliquez sur votre nom d’utilisateur en haut à droite, puis sélectionnez REST API Explorer. Vous pouvez aussi taper directement l’URL : https://<CVM_IP>:9440/api/nutanix/v2/api_explorer/index.html.

La vraie puissance de ce Swagger, ce n’est pas juste de lister les endpoints (GET /cluster, POST /vms…). C’est sa capacité à coder pour vous ! Remplissez les champs requis dans l’interface et cliquez sur le bouton « Try it out! ». Non seulement l’interface exécute la requête et vous affiche le JSON de réponse brut, mais surtout, elle génère la commande curl complète et parfaitement formatée. C’est le hack absolu pour gagner du temps et éviter les erreurs de syntaxe.

Conclusion

Je ne vous le cache pas, passer du CLI à l’API REST m’a demandé un petit effort d’adaptation. Au début, j’ai tâtonné, j’ai râlé contre un header mal formaté ou un JSON capricieux. Mais une fois le cap franchi, cela devient presque naturel. L’API vous ouvre les portes de l’automatisation à grande échelle et de l’intégration continue. En revanche, vous ne pourrez malheureusement pas retrouver des équivalents à toutes les commandes CLI…

Dans le prochain article de cette série, on va rentrer dans le vif du sujet. Fini la théorie, on va attaquer la pratique avec notre premier cas d’usage concret : La vérification complète de l’état de santé d’un cluster.

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openclaw on nutanix ahv

Si vous avez lu mon précédent article détaillant l’architecture et la stack technique que j’ai retenu pour déployer OpenClaw, vous savez déjà pourquoi j’ai choisi de faire tourner cette solution sur mon cluster Nutanix AHV. Aujourd’hui, on passe à la pratique ! Je vais vous montrer, étape par étape, comment déployer votre propre instance sur une machine virtuelle Ubuntu fraîchement installée.

Avant de lancer les hostilités, petit rappel de ma configuration. J’ai provisionné une VM sous Nutanix AHV avec :

  • 8 vCPU
  • 32 Go de RAM
  • 250 Go de stockage
  • une carte NVIDIA Tesla P4 en PCI Passthrough

💡 Pourquoi avoir privilégié le Passthrough complet plutôt que du vGPU (virtual GPU) ? Tout simplement pour garantir des performances d’inférence quasi « bare-metal ». En donnant un accès direct et exclusif au matériel physique à notre VM, on élimine totalement l’overhead (la latence) lié à la couche de virtualisation.

C’est parti pour le déploiement.

Préparation de la VM Ubuntu : Système et Pilotes NVIDIA

La toute première étape consiste à préparer le terrain pour déployer notre IA.

Ubuntu 24.04 : Mise à jour du système d’exploitation

C’est une règle que j’applique à chaque fois que je déploie un nouveau système d’exploitation. Dès que je me connecte en SSH, je m’assure que tous les paquets sont à jour pour éviter de futures failles de sécurité ou des conflits de dépendances.

sudo apt update && sudo apt upgrade -y

GPU : Installation des drivers NVIDIA

Pour qu’OpenClaw puisse exploiter la puissance de calcul de ma Tesla P4, le système d’exploitation doit être en mesure lui parler correctement. Voici les commandes à passer pour installer le drivers (vous pouvez accéder à un guide plus détaillé sur le blog) :

sudo apt install nvidia-driver-535-server -y
sudo reboot

Une fois la machine redémarrée, on se reconnecte et on tape la commande pour vérifier que notre GPU est bien détecté et prêt à travailler :

nvidia-smi

Node.js et OpenClaw

Installation de Node.js 22

OpenClaw est bâti sur Node.js. Pour s’assurer de disposer d’un environnement d’exécution récent et performant (ici la version 22), on ajoute le dépôt officiel de NodeSource avant de lancer l’installation :

curl -fsSL [https://deb.nodesource.com/setup_22.x](https://deb.nodesource.com/setup_22.x) | sudo -E bash -
sudo apt install -y nodejs

Déploiement de base d’OpenClaw

Maintenant que NodeJS est en place, on passe à l’installation d’OpenClaw. Un simple script curl fourni par les développeurs s’occupe du gros du travail :

curl -fsSL [https://openclaw.ai/install.sh](https://openclaw.ai/install.sh) | bash

Une fois l’installation terminée, le système lance automatiquement l’assistant de configuration de votre instance. Je détaillerai cette étape ainsi que les créations de clés API (Discord, Telegram, etc…) dans un futur article.

Une petite manipulation est requise juste après l’installation d’OpenClaw si on veut pouvoir utiliser les commandes “openclaw” sans contrainte. Il faut ajouter le répertoire d’installation local à notre variable d’environnement PATH (pensez à adapter le nom d’utilisateur si vous n’utilisez pas administrateur) :

export PATH="/home/administrateur/.npm-global/bin:$PATH"

💡 Pourquoi cette manipulation ? C’est une excellente pratique de sécurité que je vous recommande. En exportant le PATH vers ~/.npm-global/bin, on évite d’installer des paquets globaux NPM avec les privilèges root (sudo). Cela réduit considérablement les surfaces d’attaque et vous épargne les éternels conflits de permissions sous Linux !

Exposer proprement OpenClaw avec Caddy

Par défaut, l’interface web d’OpenClaw écoute sur le port 18789. Au lieu d’attaquer ce port de manière brute, je préfère toujours placer un reverse proxy devant mes applications. Pour ce lab, mon choix s’est porté sur Caddy.

sudo apt install -y caddy

💡 Pourquoi Caddy plutôt qu’Apache ou Nginx ? Parce que Caddy est redoutablement efficace. Là où Nginx réclame parfois de longs blocs de configuration pour du proxying simple, Caddy accomplit le même travail en littéralement trois lignes de code, le tout de manière ultra légère.

On édite son fichier de configuration :

sudo vi /etc/caddy/Caddyfile

Et on remplace l’intégralité du contenu par les instructions suivantes (remplacez l’IP par celle de votre VM, dans mon cas 192.168.84.134) :

192.168.84.134 {
    reverse_proxy 127.0.0.1:18789
}

Il ne reste plus qu’à redémarrer le service pour que le proxy prenne le relais :

sudo systemctl restart caddy

Sécurité réseau : Verrouiller l’instance OpenClaw

Avoir une instance fonctionnelle c’est bien, la sécuriser c’est indispensable. Même si vous êtes sur votre réseau local (LAN), il ne faut jamais laisser l’accès libre à votre interface de contrôle. Nous allons appliquer une configuration stricte via les commandes CLI d’OpenClaw.

On commence par restreindre l’écoute de la Gateway à la boucle locale pour empêcher tout accès direct :

openclaw config set gateway.bind loopback

On force ensuite le mode de fonctionnement en local, et on active l’authentification par token (le minimum syndical) :

openclaw config set gateway.mode local
openclaw config set gateway.auth.mode token

Enfin, comme nous passons par Caddy, il faut autoriser les requêtes Cross-Origin (CORS) provenant de notre adresse IP, sans quoi le navigateur bloquera la page (n’oubliez pas d’adapter l’IP) :

openclaw config set gateway.controlUi.allowedOrigins '["[https://192.168.84.134](https://192.168.84.134)"]'

On redémarre le service pour appliquer notre blindage :

openclaw gateway restart

💡 Le pattern de sécurité appliqué ici s’apparente à du « Zero Trust » local. En forçant OpenClaw sur le loopback (127.0.0.1), on s’assure qu’absolument tout le trafic est obligé de passer par notre proxy Caddy. Couplé au filtrage CORS et à l’authentification, on protège un minimum notre instance contre d’éventuels scans ou scripts malveillants sur le réseau.

Premier contact et validation de la configuration

Récupération du Token d’accès

Maintenant que les portes sont fermées, il nous faut la clé. Le token d’authentification a été généré automatiquement lors de l’installation. On va aller le pêcher directement dans le fichier JSON de configuration :

grep -i token ~/.openclaw/openclaw.json

Copiez précieusement cette chaîne de caractères. Ouvrez ensuite votre navigateur et accédez à votre interface Web (ex: https://192.168.84.134).

Entrez le token dans l’encart « Gateway Token ».

Approbation du périphérique

Une fois connecté, vous remarquerez qu’il manque quelque chose : le système attend que l’on approuve le « périphérique » (le PC ou la tablette depuis laquelle on souhaite utiliser OpenClaw) pour lui accorder le droit de traiter des requêtes.

Retournez dans votre terminal pour lister les périphériques en attente :

openclaw devices list

Repérez l’ID de votre périphérique dans la liste (une chaîne de type UUID) et approuvez-le :

openclaw devices approve b7beb7fa-fa4e-46e9-aec1-282bcce881f6

💡 L’approbation d’un périphérique (devices approve) est bien plus qu’une simple formalité d’interface. C’est une sorte de handshake cryptographique. Ce mécanisme garantit qu’aucune machine non sollicitée ne puisse se greffer à votre instance cluster OpenClaw à votre insu !

Tests d’interaction

L’instance OpenClaw est à présent 100% opérationnelle ! Pour valider l’ensemble de notre stack, rien de tel qu’un test grandeur nature. Vous pouvez envoyer un premier prompt sur le chat intégré de l’interface web, ou configurer un pont pour envoyer un message côté Discord.

Conclusion

Nous sommes passés d’une simple VM Ubuntu à un véritable serveur d’inférence sécurisé, propulsé par Node.js et accéléré par un GPU NVIDIA Tesla P4 dédié via Nutanix AHV. L’architecture est propre, sécurisée derrière un proxy Caddy, et prête à encaisser nos requêtes.

Mais ce n’est que le début. Dans les prochains articles, nous irons encore plus loin : je vous montrerai comment configurer OpenClaw via l’assistant de départ, déployer des modèles locaux via Ollama, créer un bot Discord interactif, et même injecter des clés API Google pour doter notre IA de capacités de recherche. Restez connectés !

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Si vous suivez un peu mes pérégrinations sur le blog, vous savez que j’adore triturer mes clusters et tester des trucs un peu out-of-the-box (cf. mes articles avec le Steamdeck par exemple). Récemment, je me suis fait une réflexion : Gemini ou Claude dans le cloud public, c’est super pour coder un script Python ou rédiger des mails. Mais quand il s’agit de lui demander d’interagir avec notre infrastructure locale, c’est là que ça coince.

Je me suis donc demandé comment je pourrais connecter l’intelligence artificielle au plus près de mes VMs. C’est dans cette optique que j’ai mis les mains sur OpenClaw. Honnêtement, ça a un peu été le parcours du combattant au démarrage. Fini le simple gadget conversationnel, on parle ici de déployer une véritable IA Privée sur un cluster Nutanix AHV capable d’agir sur notre infrastructure. Laissez-moi vous présenter la stack technique que j’ai retenue pour cette expérience.

OpenClaw : qu’est-ce que c’est ?

Pour ceux qui vivaient dans une grotte ces derniers mois, OpenClaw c’est un projet GitHub qui a dépassé les 300k étoiles en seulement quelques mois. Imaginez un traducteur de pensée ultra-intelligent couplé à un majordome. Au lieu de cliquer sur des dizaines de menus dans une interface complexe, vous demandez simplement à votre infrastructure de travailler pour vous en langage naturel (via une interface web universelle ou même des messageries comme WhatsApp et Telegram). Il est même capable de bosser tout seul pendant que vous dormez !

Mais là où ça devient passionnant pour nous, les ingénieurs, c’est sous le capot. OpenClaw n’est pas un énième modèle de langage (LLM) « stateless » qui oublie tout à chaque nouvelle requête. C’est une véritable Agentic Gateway. Concrètement, cela signifie qu’elle orchestre des agents autonomes équipés d’outils. Ces agents peuvent être configurés pour taper directement dans les API privées de notre cluster (comme les API REST de Prism Element ou Prism Central), coder, parcourir le web et en synthétiser certaines informations. Bref, on ne pose plus simplement des questions à l’IA, on lui délègue des tâches.

Pourquoi l’héberger en Self-hosted ?

Sur le terrain, la question de la gouvernance des données se pose à la seconde où l’on prononce le mot « IA ». Hors de question d’envoyer des informations sensibles sur des serveurs dont je n’ai pas la maîtrise !

Faire le choix du Self-hosted (auto-hébergement) avec OpenClaw, c’est reprendre le contrôle absolu. Les flux de données, les logs d’exécution et les identifiants d’API restent cloisonnés bien au chaud sur mon réseau, isolés d’internet si on le souhaite.

Architecture et Stack Technique

Pour ce projet, hors de question de faire un simple « Next, Next, Finish » sur un coin de table. Voici l’architecture technique robuste que j’ai fini par valider pour mon déploiement.

Le socle : Nutanix AHV & Ubuntu 24.04 LTS

Pour faire tourner la bête, il faut des fondations solides. J’ai provisionné une machine virtuelle sous Ubuntu 24.04 LTS hébergée directement sur mon cluster Nutanix AHV.

Côté dimensionnement, je suis parti sur 8 vCPU, 32 Go de RAM et 250 Go de stockage dédié. Vous allez peut-être me dire : « 32 Go pour une gateway, c’est pas un peu too much ? » La gateway va devoir ingérer des flux de données conséquents, maintenir le cache des différents agents actifs, et potentiellement gérer du requêtage d’API lourd en parallèle. Et puis, je peux affecter ces ressources sur mon lab, alors pourquoi s’en priver ?

Le moteur applicatif : NodeJS 22

Au cœur d’OpenClaw, la magie opère grâce à NodeJS 22. C’est le moteur d’exécution qui fait tourner la gateway et ses intégrations d’agents IA.

Pourquoi Node 22 est un excellent choix architectural ici ? Pour sa gestion de l’asynchrone (Event Loop). Quand vous demandez à OpenClaw de faire un rapport d’état sur 50 VMs, la gateway va initier de multiples appels d’API vers Prism Central tout en maintenant votre flux WebSocket ouvert pour vous répondre en temps réel dans l’interface de chat. NodeJS excelle dans cette gestion de la concurrence non-bloquante.

Le routage réseau : Caddy

Le mode de fonctionnement habituel d’OpenClaw, c’est de le déployer en local sur la machine depuis laquelle on va s’y connecter, ou bien de monter un tunnel pour pouvoir accéder à l’instance distante. On ne va pas se mentir, j’avais envie de taper l’IP dans mon navigateur et de pouvoir accéder à mon instance, que je sois sur mon PC ou sur ma tablette.

Pour rendre ceci possible, j’utilise un reverse proxy sous Caddy. Caddy gère le routage du trafic et le chiffrement HTTPS de manière totalement automatisée.

Je vous entends déjà me dire : “Oui mais si un mec se connecte sur ton réseau local, il aura accès à ton instance !”. Eh bien non ! Parce qu’OpenClaw intègre nativement un système de Device Whitelisting (liste blanche de périphériques). Si votre PC n’a jamais été connecté à l’instance, vous devrez fournir le “Gateway Token”. Ensuite, vous devrez accepter cette nouvelle connexion du côté de l’instance OpenClaw. Vous l’aurez compris, seuls les périphériques préalablement autorisés peuvent profiter de votre instance locale.

Le point d’entrée : Discord

Le choix du point d’entrée, ce qui vous permettra d’interagir avec OpenClaw, c’est souvent une question de goûts et de couleurs.

OpenClaw intègre directement un système de chat pour que vous puissiez discuter avec lui. C’est bien, c’est natif, mais inaccessible si je ne suis pas chez moi. Le système propose également de configurer des points d’entrée externes comme Telegram, WhatsApp, Discord ou encore Teams et Slack. Et ça, c’est clairement un gros plus car cela donne des possibilités quasi illimitées !

Et ensuite ?

L’objectif de cet article était de vous présenter l’architecture envisagée pour mon assistant OpenClaw, de comprendre ce que l’on déploie et pourquoi. Nous avons donc une stack technique cohérente, performante grâce à Nutanix AHV, et hébergée en local.

Dans un prochain article, je vous expliquerai comment installer OpenClaw étape par étape jusqu’à avoir une instance fonctionnelle.

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