Team Leader - Nutanix Technology Champion - Nutanix NTC Storyteller

Julien DUMUR
Infrastructure in a Nutshell

Octobre 2023. Le contexte est tendu : le prix du kWh s’envole et mon fil d’actualité est inondé de publicités pour des panneaux solaires promettant « l’autonomie totale » ou « la gratuité ».

Étant d’un naturel méfiant (et un peu geek sur les bords), j’ai sorti mes fichiers Excel avant de sortir le carnet de chèques. J’ai investi 13 900 € pour 6kWc de puissance. Deux ans plus tard, avec 17,4 MWh produits, est-ce que ça valait le coup ?

Spoiler : les chiffres de la « vraie vie » ont battu mes simulations, mais le diable se cache dans les détails.

1. La Genèse : Pourquoi j’ai transformé mon toit en centrale ?

On ne se lève pas un matin en décidant de lâcher près de 14 000 euros (avant primes) juste pour faire plaisir à la planète. C’est un calcul. Mon objectif était double : sécuriser une partie de mon coût de l’énergie pour les 20 prochaines années et, avouons-le, le plaisir technique de piloter ma propre production.

Le contexte : Acheter son électricité en avance

Pour le néophyte, voir ça comme une dépense est une erreur. C’est un investissement. En installant des panneaux, j’ai décidé d’acheter l’équivalent d’un stock d’électricité à prix fixe (le coût de l’installation divisé par la production future) plutôt que de louer cette énergie à un fournisseur dont les tarifs sont indexés sur des crises géopolitiques que je ne maîtrise pas.

Mais attention, pour que ce calcul fonctionne, il ne faut pas dimensionner l’installation au doigt mouillé.

L’analyse de consommation : Le pré-requis indispensable

Avant même de contacter un installateur, j’ai réalisé un audit de ma propre maison. Beaucoup font l’erreur de regarder leur facture annuelle globale. C’est insuffisant.

Il faut comprendre quand on consomme.

Le solaire ne produit que le jour (sans blague). Si votre consommation se fait à 80% la nuit (chauffage électrique sans inertie, vie nocturne), le solaire sans batteries sera un échec financier.

J’ai extrait mes données horaires via le site d’Enedis (merci le compteur Linky) pour isoler mon « bruit de fond » énergétique, ce qu’on appelle le talon.

C’est la consommation incompressible de la maison quand « rien » n’est allumé : frigo, box internet, VMC, veille des appareils. Chez moi, ce talon justifiait une base de production, mais pour atteindre la rentabilité sur 6kWc, il fallait que je sois capable de déplacer mes gros consommateurs (Lave-linge, Sèche-linge, Lave-vaisselle, Cumulus) en journée. C’est ce potentiel de « déplacement de charge » qui a validé le projet.

2. L’Étude technique : Choisir sans se faire avoir

Une fois le besoin validé, il fallait choisir le matériel. Le marché du solaire est une jungle où côtoient artisans passionnés et éco-délinquants. Voici mes choix techniques et, surtout, pourquoi je les ai faits.

Autoconsommation avec vente du surplus : Le choix logique

J’ai opté pour le modèle standard : je consomme ce que je produis en priorité, et ce que je ne consomme pas est injecté automatiquement dans le réseau et vendu à EDF OA (Obligation d’Achat).

En octobre 2023, ce contrat garantissait un tarif de rachat fixe (autour de 13 cts/kWh) pendant 20 ans. C’est une sécurité financière majeure qui permet d’amortir l’installation même si je ne suis pas à la maison pour consommer.

Le Matériel : DualSun et Enphase, le couple franco-américain

Pour mon installation de 6 kWc, j’ai retenu :

  • 16 Panneaux DualSun FLASH 375 Half-Cut (Total : 6000 Wc)
  • 16 Micro-onduleurs Enphase IQ8M
  • Une passerelle de communication Enphase Envoy S-Metered

Pourquoi ce choix ?

  1. Les Panneaux DualSun (375 Wc) : C’est une marque française (fabriqué en Asie, soyons honnêtes, mais ingénierie française). La technologie « Half-Cut » (demi-cellules) permet une meilleure gestion de l’ombrage partiel et réduit les pertes résistives. Ils sont robustes et esthétiquement sobres (cadre noir).
  2. Micro-onduleurs vs Onduleur Central : C’était le grand débat. J’ai choisi les micro-onduleurs Enphase IQ8M.

Pourquoi l’IQ8M ?

Contrairement à un onduleur central (type SMA ou Fronius) qui gère toute la chaîne en série (si un panneau lâche ou est à l’ombre, toute la chaîne chute), le micro-onduleur gère chaque panneau indépendamment.

Mais pourquoi le modèle IQ8M ? C’est la dernière génération d’Enphase capable de créer un micro-réseau (bien que je n’utilise pas encore le mode « Sunlight Backup » sans batterie). Le suffixe « M » indique une puissance de sortie adaptée à mes panneaux de 375Wc. Avec un peak output power de 330VA, le ratio DC/AC est de 1.13, ce qui est excellent pour éviter l’écrêtage tout en maximisant la production en faible luminosité.

La parenthèse « Kits prêts à poser » et le piège du rendement

Avant de signer mon devis, j’ai évidemment regardé les kits « Plug & Play » qu’on trouve en magasin de bricolage. Sur le papier, c’est séduisant : pas d’artisan, on branche sur une prise, et c’est parti. Mais pour 6kWc, cette solution n’était pas viable, et il faut mettre en garde contre un mirage marketing fréquent.

Un panneau de 400W ne produira jamais 400W s’il est mal orienté. Les kits de balcon, souvent posés à la verticale (90°) ou avec une inclinaison approximative, perdent énormément de rendement par rapport à une installation toiture optimisée (généralement 30-35°).

Le piège, c’est de confondre la Puissance Crête (ce que le panneau peut sortir en laboratoire) et la Production Réelle (l’énergie utile).

Sur beaucoup de kits, l’onduleur est sous-dimensionné volontairement (pour respecter la limite d’injection sur prise simple). Vous achetez un panneau 420Wc, mais le micro-onduleur bride à 350VA. C’est ce qu’on appelle l’écrêtage. Ce n’est pas grave en soi, mais c’est une perte sèche en plein été. Pour mon projet de 6kWc, je voulais une cohérence totale entre la capacité des panneaux DualSun et celle des IQ8M pour récupérer chaque photon disponible.

3. L’Installation et la mise en service (Octobre 2023)

Une fois le matériel validé, place à l’action. L’installation s’est faite fin octobre 2023.

Poser 16 panneaux n’est pas anodin. Il faut gérer la répartition sur le toit, le passage des câbles DC sous les tuiles et la descente vers le tableau électrique. L’avantage des micro-onduleurs Enphase ici, c’est la sécurité : on ne descend pas du courant continu haute tension (dangereux en cas d’arc électrique) dans la maison, mais directement du courant alternatif 230V.

Côté administratif, il ne faut pas sous-estimer les délais. Entre la déclaration préalable en mairie (DP), la demande de raccordement Enedis et le passage du Consuel (obligatoire pour valider la sécurité électrique avant d’injecter), c’est un parcours qui demande de la patience. Dans mon cas, tout a été bouclé pour une mise en service effective fin 2023.

4. Production et Pilotage : La réalité des chiffres (2024-2025)

C’est ici que le geek prend le dessus. Après plus de deux ans de recul, je peux sortir le nez des estimations théoriques pour vous donner la réalité du terrain.

Les Outils de monitoring : Enphase Enlighten

Pour piloter le tout, j’utilise la passerelle Envoy S-Metered. Notez bien le « Metered ». Contrairement à la version standard qui ne mesure que la production, celle-ci utilise des tores de mesure (pinces ampèremétriques) placées sur l’arrivée générale de la maison.

Résultat : Je vois ce que je produis, mais surtout ce que je consomme et ce que j’importe/exporte en temps réel.

Sans cette visibilité, l’autoconsommation se fait à l’aveugle.

Production brute : 17,4 MWh en deux ans !

Voici les données extraites de mon suivi pour une puissance installée de 6 kWc :

AnnéeProduction TotaleRatio de performance (kWh/kWc)
20248.9 MWh~1 483 kWh/kWc
20258.5 MWh~1 416 kWh/kWc

Analyse des données :

  1. La variabilité météo : On note une baisse de production d’environ 4,5% entre 2024 et 2025. C’est normal. Le soleil n’est pas une constante absolue d’une année à l’autre.
  2. L’efficacité redoutable : Avec un ratio approchant les 1 500 kWh produits par kWc installé en 2024, mon installation performe extrêmement bien (la moyenne nationale se situe souvent entre 1100 et 1300 selon la région). L’association DualSun + Enphase fait des merveilles, aidée par une orientation/inclinaison quasi parfaite (33% d’inclinaison pour une orientation quasi plein sud) et une ventilation correcte des panneaux (qui perdent du rendement quand ils chauffent trop).

L’Autoconsommation : Le nerf de la guerre

Produire, c’est bien. Consommer, c’est mieux (financièrement).

  • Taux d’autoconsommation 2024 : 46%
  • Taux d’autoconsommation 2025 : 44%

Concrètement, cela signifie que je consomme directement environ 45% de ma production. Le reste (55%) provient du réseau.

Malgré mes efforts (départ différé des machines, chauffe-eau en journée), je stagne sous la barre des 50%. Pourquoi ? Parce qu’en été, les journées sont longues et la production explose (parfois 40 kWh/jour), bien au-delà des besoins de la maison. Sans batterie physique ou véhicule électrique à charger le week-end, il est difficile de monter plus haut sur une installation de 6kWc. C’est là que la vente du surplus devient vitale pour la rentabilité.

5. L’Heure du bilan : Rentabilité et ROI réel

Parlons cash. On entend tout et n’importe quoi sur la rentabilité du solaire. Voici mes chiffres réels, facture à l’appui, sans filtre.

Le coût final de l’opération

Pour une installation de 6 kWc clés en main (matériel + pose + démarches), la facture s’est élevée à :

  • Investissement initial : 13 900 € TTC
  • Prime à l’autoconsommation (État) : – 2 000 €
  • COÛT RÉEL FINAL : 11 900 €

Scénario 1 : Ma réalité (Contrat 2023)

Avec un taux d’autoconsommation d’environ 45% (les 55% restants provenant du réseau) et un tarif de rachat du surplus figé à 0,13 €/kWh (le tarif en vigueur lors de ma demande), voici mon rendement annuel moyen (basé sur une moyenne de 8,7 MWh/an) :

  1. Économies sur facture (Autoconsommation) :~3 915 kWh que je n’ai pas achetés à EDF (base 0,25€/kWh) = 978 € d’économies.
  2. Vente du surplus (Injection) :~4 785 kWh vendus à EDF OA (0,13€/kWh) = 622 € de revenus.

Gain annuel total : ~1 600 €

Retour sur Investissement (ROI) : 11 900 € / 1 600 € = 7,4 ans.

Verdict : Un amortissement en moins de 7 ans et demi pour un matériel garanti 20 ou 25 ans, c’est un placement financier imbattable, bien supérieur à n’importe quel Livret A.

Scénario 2 : Si c’était à refaire aujourd’hui (Le piège des 4 centimes)

C’est ici que mon article doit vous servir d’alerte. Les règles du jeu ont changé. Récemment, le tarif de rachat du surplus a chuté drastiquement pour avoisiner les 0,04 €/kWh (selon les trimestres). Refaisons le calcul avec ce nouveau paramètre, en gardant la même installation :

  1. Économies sur facture : 978 € (Inchangé).
  2. Vente du surplus (Nouveau tarif) :~4 785 kWh * 0,04 € = 191 € (au lieu de 622 € !).

Gain annuel total : ~1 169 €

Nouveau ROI : 11 900 € / 1 169 € = 10,2 ans.

Cette chute du tarif de rachat bouleverse la stratégie.

  • En 2023 (mon cas) : La vente du surplus était un pilier de la rentabilité. Je pouvais me permettre d’injecter quasiment 60% de ma production sans trop de douleur.
  • Aujourd’hui : Vendre à 4 centimes ne couvre presque plus rien. La priorité absolue n’est plus de produire beaucoup, mais de tout consommer. Cela remet en lumière l’intérêt des batteries virtuelles ou physiques, qui étaient économiquement non-viables il y a deux ans mais qui, avec un rachat si faible, redeviennent une option à étudier sérieusement pour ne pas « gâcher » 60% de sa production.

6. Conclusion

Après plus de deux ans, est-ce que je regrette mes 11 900 € ? Absolument pas.

Produire 17,4 MWh d’énergie verte depuis mon toit est une satisfaction quotidienne. Voir mon compteur Linky afficher « 0 VA » de consommation alors que le four et la machine à laver tournent est un plaisir dont on ne se lasse pas.

Techniquement, le couple DualSun / Enphase est d’une stabilité exemplaire : aucune panne, monitoring précis, production au rendez-vous.

Cependant, si vous vous lancez aujourd’hui, ne copiez pas aveuglément mon modèle économique. Faites vos calculs avec le tarif de rachat actuel. Si vous ne pouvez pas déplacer vos consommations en journée, le ROI risque de s’éloigner. Le solaire reste rentable, mais il demande désormais d’être encore plus intelligent sur son pilotage.

Read More

Dans le monde de l’infrastructure, on sait que chaque cluster se doit d’être monitoré. On ne lance jamais une mise à jour majeure sans avoir vérifié l’état des nœuds et s’être assuré de la redondance. Pour nos vies pro et perso, ça devrait être la même chose.

2025 s’achève, et si je devais résumer cette année, ce ne serait pas une simple migration à chaud, mais une véritable évolution d’architecture, avec quelques incidents de prod. C’est le moment de faire le Health Check complet. Pas de filtre, juste de la data, de l’infra et du ressenti.

Voici mon audit post-mortem de 2025 et ma roadmap pour 2026.

2025 : Rétrospective sans filtre (Le Health Check)

Cette année a marqué un tournant critique dans ma carrière : ma première année complète en tant que Team Lead, tout en restant Consultant Senior expert en infrastructures hyperconvergées chez un Nutanix Pure Player : Mikadolabs.

De l’Expert Technique au Team Lead

Pour les néophytes, passer de « Consultant Senior » à « Team Lead », c’est un peu comme passer de la gestion d’un seul cluster à l’orchestration de tout un datacenter. On change d’échelle. On ne gère plus seulement des IOPS et de la latence, mais des humains et de la planif.

Sur le papier, le blueprint était clair. Dans la réalité, l’exécution demande une vigilance de tous les instants.

Globalement, la stack a tenu. L’équipe a délivré, et les projets d’infrastructures ont été menés à bien. J’ai appris à déléguer l’opérationnel (parfois douloureux pour un puriste) pour me concentrer sur l’organisation et l’amélioration des processus. Voir un membre de l’équipe monter en compétence sur des sujets complexes, mais pas forcément techniques, grâce à mon accompagnement m’a apporté une satisfaction différente, mais tout aussi puissante que la résolution d’une panne critique.

Soyons transparents : tout n’a pas été fluide. Le plus dur pour un profil ultra technique comme le mien, c’est de s’éloigner de la console.

J’aime mettre les mains dans le cambouis, tuner les performances, auditer les clusters. En devenant Team Lead, j’ai dû accepter de passer moins de temps sur Prism Element ou en ligne de commande, et plus de temps en réunion ou en planification. J’ai parfois eu l’impression de perdre ma « connexion » directe avec la tech, ce syndrome de l’imposteur qui guette ceux qui s’éloignent de la prod.

C’est un équilibre précaire que je continue d’ajuster pour 2026 : rester un des experts référents de l’équipe sans en devenir le goulot d’étranglement.

2025 en Data : L’Analyse des Logs

Un bon architecte ne se fie pas au doigt mouillé, il regarde les métriques. Et cette année, si je n’avais pas ouvert mes dashboards, j’aurais eu une vision totalement biaisée de ma propre performance.

C’est là que la data devient pertinente : elle ne ment pas, contrairement à notre cerveau qui a tendance à effacer les succès pour se focaliser sur les manques.

Le Blog : Une croissance « Scale-Out »

Les chiffres de fréquentation sont plutôt bons pour un blog tech personnel.

Les KPIs de l’année :

  • Production : 60 articles publiés (soit une moyenne de 5 articles/mois). Une régularité d’horloge suisse.
  • Trafic : 39,3k Vues (+868%) et 23,8k Visiteurs uniques (+924%). Note : Les chiffres d’évolution par rapport à 2024 sont un peu biaisés car l’outil qui me servait jusqu’alors à suivre la fréquentation du blog a changé sur le dernier trimestre 2024.
  • Engagement : Une communauté qui grandit sur LinkedIn et qui commence à commenter et interagir, signe que mon contenu trouve sa cible.

On observe une corrélation directe entre la densité de publication (notamment les pics de Mai et la régularité du dernier trimestre) et l’explosion du trafic organique. C’est la preuve par l’exemple que le SEO technique, couplé à du contenu de fond (pas de simples articles ChatGPT), paie sur la durée. Le blog est passé d’un statut « confidentiel » à une véritable ressource consultée. De nombreux clients (pour ne pas dire « tous ») m’ont déjà dit qu’ils lisaient le blog régulièrement. Merci, c’est ce qui me pousse à continuer !

Sport : Le bug de perception

C’est ici que la rétrospective devient surprenante. Si vous m’aviez demandé hier : « Julien, as-tu été sportif cette année ? », je vous aurais répondu avec frustration : « Oui, mais pas assez régulier à mon goût, j’ai l’impression d’avoir stagné ».

J’ai donc extrait les logs de mes activités (Course à pied et Vélo, merci Strava) pour constater l’étendue des dégâts. Et là, surprise : les logs contredisent mon monitoring mental.

Activité2024 (Baseline)2025 (Prod)Différentiel
Course à pied106 km487 kmx 4,5
Vélo444 km1987 kmx 4,5

C’est un cas d’école de « Faux Positif ». Mon cerveau s’est focalisé sur les semaines « sans » (seulement 3 semaines sur 52 à 0 activité), en oubliant la volumétrie globale.

En réalité, j’ai multiplié mon volume d’activité par 4,5 par rapport à 2024. J’ai parcouru près de 2500 km tous sports confondus. C’est pas si mal, mais je compte bien faire mieux en 2026 !

La leçon pour 2026 ? Trust the data. Comme en prod, quand on pense qu’il y a un problème de latence, on regarde d’abord les courbes avant de rebooter. Je n’ai pas été « irrégulier », j’ai simplement changé d’échelle sans m’en rendre compte.

Objectifs 2026 : Ma Tech Radar & Roadmap

Un bilan ne sert à rien s’il ne permet pas de mettre à jour la roadmap. Pour 2026, je ne prévois pas de révolution, mais une évolution ciblée de ma stack technique et personnelle. L’objectif ? Réduire la dette technique et préparer l’avenir.

1. La Veille Techno : K8s et l’IA (Pragmatique)

Il y a deux sujets majeurs sur lesquels je compte monter en compétence, non pas par « Hype », mais par nécessité opérationnelle :

  • Kubernetes (K8s) : C’est devenu incontournable. Même dans un monde hyperconvergé, l’orchestration de conteneurs est la couche supérieure standard. C’est un sujet que j’ai longtemps repoussé, par manque de temps. Je veux donc apprendre les bases, et aller au-delà pour maîtriser l’architecture et le troubleshooting avancé.
  • L’IA (Utilisateur & Intégrateur) : Je ne parle pas de jouer avec des prompts pour générer des images de chats ou des chansons parodiques. Mon objectif est double : optimiser mon workflow quotidien (IA comme assistant) et surtout comprendre comment l’intégrer techniquement dans des solutions (API, automatisation). L’IA ne remplacera pas l’architecte, mais l’architecte qui utilise l’IA remplacera celui qui ne le fait pas.

2. Le Side Project : L’Audit Automatisé

C’est le gros morceau « Dev » de l’année. En tant que consultant, je passe beaucoup de temps à auditer des infrastructures. Je travaille sur le développement d’une application d’audit automatisé.

L’idée est simple : scripter l’intelligence et les checks récurrents pour gagner du temps sur la collecte de data et se concentrer sur l’analyse à haute valeur ajoutée. C’est un projet qui mixe mes compétences infra et mes envies de code. Stay tuned, j’en reparlerai sûrement ici.

3. L’infrastructure Humaine : Maintenance Préventive et MCO

Enfin, parlons de mon Hardware : mon corps.

Les logs 2025 m’ont montré que la machine est capable d’encaisser la charge, mais il va falloir optimiser la configuration. Mon objectif 2026 est d’investir un peu plus sur ma santé comme on investit dans une infrastructure critique :

  • Plus de sport : Continuer sur la lancée de 2025 pour viser la régularité absolue et augmenter le volume avec des entraînements plus structurés.
  • Moins de stress : Mieux cloisonner le pro et le perso, et apprendre à choisir mes batailles.
  • Nourriture Healthy : Faire un peu plus attention à mon alimentation pour booster les bienfaits de l’activité physique.

Mes vœux pour vous : Soyez curieux, soyez résilients

Pour conclure cette première publication de 2026, je ne vais pas me contenter des formules habituelles. En 2026, je vous souhaite deux qualités essentielles : la Curiosité et la Résilience.

Ne soyez pas intimidés par la montagne. L’informatique, comme n’importe quel domaine d’expertise, s’apprivoise étape par étape. Soyez curieux, osez tester, osez vous tromper. C’est l’unique chemin pour apprendre.

Je vous souhaite également de la Résilience. Dans nos projets comme dans nos vies, tout ne se passe jamais exactement comme prévu sur le papier. Il y aura des imprévus, des erreurs, des moments de fatigue. Ce n’est pas grave.

La vraie force n’est pas de ne jamais tomber, mais de savoir rebondir. Soyez indulgents avec vous-mêmes quand ça ne marche pas du premier coup. Acceptez les moments de moins bien, apprenez, et repartez. C’est ça, la vraie performance durable.

A tous, je vous souhaite une excellente année 2026.

Read More

On pourrait croire qu’avec le temps, on s’habitue. Qu’après deux ans, l’ouverture de l’email annonçant les résultats devient une simple formalité administrative. Eh bien, je vous le confesse : pas du tout.

C’est avec une immense fierté – et un soulagement non dissimulé – que je vous annonce ma nomination en tant que Nutanix Technology Champion (NTC) pour l’année 2026. C’est la troisième année consécutive que j’ai l’honneur de rejoindre ce groupe d’experts passionnés.

Pour être tout à fait transparent, je ne prends jamais cette distinction pour acquise. Dans le monde de l’IT, les technologies évoluent vite, et nous aussi. Rester pertinent demande du travail, de la curiosité et surtout, l’envie de partager. Voir son nom figurer à nouveau sur la liste officielle des NTC 2026 est donc une belle validation des efforts fournis sur le blog tout au long de l’année.

C’est quoi un « NTC » ? (Spoiler : Ce n’est pas juste un badge LinkedIn)

Souvent, on me demande si c’est un examen que j’ai passé, comme une certification NCP-MCI. La réponse est non, et c’est justement ce qui fait la beauté de ce programme.

Le programme Nutanix Technology Champion ne récompense pas uniquement la réussite à un QCM technique. C’est une distinction qui reconnaît l’engagement communautaire. En gros, Nutanix repère ceux qui passent leur temps libre à tester, casser, réparer et surtout expliquer leurs technologies aux autres. Que ce soit via des articles de blog (comme ici), des interventions sur les forums, ou des talks lors d’événements.

Pour les puristes, c’est l’équivalent du vExpert chez VMware ou du MVP chez Microsoft. C’est la validation de ce qu’on appelle les « Soft Skills » techniques : la capacité à évangéliser une solution non pas parce qu’on est payé pour le faire, mais parce qu’on en maîtrise les arcanes et qu’on aime ça. C’est une reconnaissance par les pairs et par l’éditeur, et c’est ce qui rend la chose si gratifiante.

Sous le capot : Pourquoi cette nomination est importante pour le blog

Au-delà du logo brillant à mettre en signature, être NTC a un impact direct sur la qualité de ce que je peux vous proposer sur juliendumur.fr. Ce n’est pas un titre honorifique vide de sens, c’est une clé qui ouvre des portes intéressantes.

Concrètement, ce statut me donne un accès privilégié aux coulisses. J’ai l’opportunité d’échanger directement avec les Product Managers et les équipes d’ingénierie de Nutanix. Cela signifie que lorsque je rédige un article technique, je peux valider mes hypothèses à la source, évitant ainsi les approximations.

De plus, nous avons accès à des briefings sur la roadmap et aux versions Bêtas. Même si ces informations sont souvent sous NDA (je ne peux pas tout vous révéler à l’avance !), cela me permet de comprendre la direction que prend la technologie. Je peux ainsi mieux anticiper les sujets à traiter et vous proposer des analyses plus pertinentes dès que les fonctionnalités passent en General Availability (GA). C’est l’assurance pour vous de lire du contenu qui est non seulement techniquement juste, mais aussi en phase avec la réalité du marché.

Rétrospective et Objectifs 2026 : On ne lâche rien

Cette troisième nomination est le fruit de la régularité. Mais elle marque surtout le début d’une nouvelle année de « lab ». Le but n’est pas de collectionner les étoiles, mais de continuer à explorer la Nutanix Cloud Platform sous toutes ses coutures.

Pour 2026, je compte bien continuer à vous proposer des tutoriels pratiques et des retours d’expérience. Si l’hyperviseur AHV reste le socle incontournable, j’ai très envie de monter un peu plus dans les couches logicielles cette année. Attendez-vous à voir passer des sujets autour de l’orchestration de conteneurs avec NKP (Nutanix Kubernetes Platform), de l’automatisation, et probablement un focus plus appuyé sur la sécurité avec Flow. L’objectif reste le même : décortiquer la techno pour la rendre accessible.

Un immense merci à la communauté pour les échanges quotidiens, et bien sûr à l’équipe du programme NTC (clin d’œil à Angelo Luciani) pour leur confiance renouvelée. C’est un plaisir de faire partie de cette famille virtuelle.

Maintenant, la balle est aussi dans votre camp : y a-t-il des sujets spécifiques ou des fonctionnalités de l’écosystème Nutanix que vous aimeriez me voir traiter cette année ? Les commentaires sont ouverts !

Read More

Je ne vais pas vous mentir : quand on a goûté à l’or, le bronze a une saveur particulière. L’année dernière, j’avais l’immense fierté de finir premier au classement des « Top Bloggers » du programme Nutanix Technology Champion (NTC).

Cette année, le verdict est tombé sur le blog officiel de la communauté : je me classe 3ème.

Est-ce que j’ai ralenti ? Non. Est-ce que j’ai moins partagé ? Au contraire. Mais dans la tech comme dans le sport, rester au sommet est souvent plus dur que d’y arriver. Cette 3ème place, c’est avant tout le signal que la compétition s’est intensifiée. Et très honnêtement ? C’est exactement ce qu’il fallait pour me motiver à repartir au combat pour 2026.

Le programme NTC n’est pas qu’un simple badge

Pour ceux qui découvrent l’écosystème, être Nutanix Technology Champion (NTC), ce n’est pas juste coller un logo sur son profil LinkedIn. C’est un engagement. C’est faire partie d’une avant-garde technique qui teste, casse, répare et surtout documente les solutions Nutanix.

Le classement « Top Blogger », c’est le baromètre de cette activité.

1er en 2024, 3ème en 2025 : L’analyse des logs

Alors, que s’est-il passé ? J’ai sorti mes logs pour comparer.

Si j’avais baissé de régime, j’aurais accepté cette 3ème place avec un haussement d’épaules. Mais les datas montrent autre chose : mon volume de publication est équivalent à celui de l’année dernière. Mieux encore, ma stratégie était plus propre : au lieu de faire des « bursts » (des rafales d’articles), j’ai maintenu une régularité métronomique, étalée uniformément sur les 12 mois.

Le constat est donc simple et sans appel : le niveau global a monté.

Mes confrères ont été monstrueux cette année. Ils ont produit plus. C’est une excellente nouvelle pour la communauté Nutanix : l’écosystème est vivant, dense et de plus en plus pointu. Mais pour le compétiteur en moi, c’est un signal d’alarme. La régularité ne suffit plus, comme sur le vélo, il va falloir remettre de l’intensité.

Pourquoi publier ?

Au-delà du classement et de la compétition, pourquoi continuer à écrire avec autant de discipline ?

La réponse est pragmatique. Mon blog, c’est d’abord ma mémoire externe. Dans notre métier, on ne retient pas tout. On teste, on configure, on rencontre une erreur critique, on la résout… et six mois plus tard, on a oublié comment on a fait.

Blogger, c’est documenter mes propres « galères » pour ne plus jamais avoir à chercher la solution deux fois. C’est transformer un troubleshooting obscur en un tutoriel clair.

Mais ne vous y trompez pas : chaque article est né d’un vrai besoin technique, d’une vraie infra que j’ai montée ou réparée. Pas de théorie fumeuse, juste du terrain.

La cerise sur le gâteau : les retours de tous nos clients qui sont déjà tombés sur mon blog et qui me disent « on a trouvé une solution sur ton blog ». C’est ça la vraie récompense.

Conclusion : Rendez-vous sur la ligne d’arrivée

Bravo aux deux confrères qui m’ont devancé cette année. Vous avez placé la barre très haut, et c’est tout ce que j’aime. Le niveau du programme NTC est ce qui le rend crédible.

Mais le message est passé. La régularité de 2025 était une bonne base, mais pour 2026, je change de braquet. Je vais aller chercher des sujets plus pointus, creuser plus profond dans les entrailles de Nutanix AOS et AHV, et peut-être explorer des cas d’usage que personne n’a encore documentés.

La médaille de bronze, c’est bien. Mais elle va surtout servir de rappel sur mon bureau : l’année prochaine, je vise le maillot jaune.

À très vite pour le prochain article technique.

Read More

C’est le genre de matinée où le café a un goût particulier. Celui des grandes annonces qui vont, à coup sûr, changer nos habitudes d’administrateurs. Nutanix vient de lâcher dans la nature un trio de mises à jour majeures : AOS 7.5, AHV 11.0 et Prism Central 7.5.

Soyons clairs d’entrée de jeu : j’ai épluché les Release Notes pour vous, et ce n’est pas un simple « patch Tuesday ». C’est une refonte structurelle.

Si sur le papier, les promesses de performances (AES partout) et de flexibilité (Elastic Storage) sont alléchantes, mon expérience de terrain me dicte une certaine prudence. Quand on touche au moteur de stockage et aux accès SSH en même temps, on ne se précipite pas en production sans une lecture attentive des petites lignes. C’est exactement ce que je vous propose ici : une analyse technique, sans filtre, de ce qui vous attend.

AOS 7.5 : Performance & Architecture

Commençons par le cœur du réacteur : AOS 7.5. Si vous pensiez que l’architecture de stockage Nutanix était gravée dans le marbre, détrompez-vous. Cette version marque un tournant dans la gestion de la donnée chaude et de l’espace disque.

Le concept clé : L’AES devient le standard absolu

Jusqu’à présent, l’Autonomous Extent Store (AES) était souvent réservé aux environnements All-Flash performants. Avec la 7.5, c’est fini : l’AES devient l’architecture par défaut pour tous les déploiements, qu’ils soient All-Flash ou Hybrides.

Pourquoi c’est important ? Parce que l’AES améliore la localité des métadonnées et réduit la consommation CPU pour les I/O. Mais attention, la nouveauté critique ici, c’est la migration automatique. Si vous mettez à jour un cluster hybride existant vers la 7.5, AOS va lancer une conversion en tâche de fond pour basculer vers AES.

Ne sous-estimez pas l’impact I/O de cette conversion « transparente ». Même si Nutanix gère ça en background, une restructuration des métadonnées n’est jamais anodine sur un cluster chargé. De plus, Nutanix introduit un Garbage Collection (GC) remanié (« Accelerated Data Reclamation »). Il est désormais capable de nettoyer plusieurs « trous » dans une stripe d’Erasure Coding en une seule passe et de fusionner les stripes inefficaces. C’est brillant pour l’efficacité, mais cela confirme que le moteur travaille beaucoup plus « intelligemment » sous le capot.

L’ouverture inattendue : Pure Storage et Nœuds Denses

C’est peut-être le signe le plus fort de cette release : Nutanix s’ouvre officiellement au stockage tiers. AOS 7.5 supporte la connexion à des baies Pure Storage FlashArray via NVMeoF/TCP pour le stockage de capacité. Nutanix gère le compute, Pure gère la donnée. Pour les puristes du HCI comme moi, c’est un changement de paradigme, mais qui répond à un vrai besoin de désagrégation.

Enfin, pour ceux qui gèrent des monstres de stockage, notez que les nœuds All-Flash existants peuvent être mis à jour pour supporter jusqu’à 185 TB par nœud, tout en conservant les RPO agressifs (NearSync/Sync).

AHV 11.0 & Flexibilité : L’ère du « Compute-Only » et du Stockage Élastique

Si AOS 7.5 booste le moteur, AHV 11.0 change la carrosserie. Pendant longtemps, Nutanix a prêché le dogme de l’hyperconvergence stricte : « On achète des nœuds identiques, on étend le stockage et le compute en même temps ». Avec cette version, j’ai l’impression que Nutanix écoute enfin ceux qui, comme moi, se sont retrouvés avec trop de CPU et pas assez de disque (ou l’inverse).

Le concept clé : La désagrégation officielle

C’est une petite révolution : Nutanix autorise désormais le déploiement de nœuds « Compute-Only » de manière beaucoup plus souple. On voit arriver un installateur AHV autonome. Concrètement, vous pouvez installer AHV manuellement via une ISO sur un serveur, sans passer par la lourdeur d’un re-imaging complet via Foundation.

Pour les labs ou les extensions rapides de puissance de calcul, c’est un gain de temps phénoménal. Mais attention, cela demande une rigueur accrue sur la gestion des compatibilités matérielles, car Foundation ne sera plus là pour faire le garde-fou à l’installation.

La fonctionnalité attendue : Elastic VM Storage

C’est sans doute la fonctionnalité que j’attendais le plus pour casser les silos. Avec Elastic VM Storage, disponible dès AHV 11.0 et AOS 7.5, on peut enfin partager un container de stockage d’un cluster AHV vers un autre cluster AHV au sein du même Prism Central.

Imaginez : votre Cluster A est plein à craquer niveau stockage, mais votre Cluster B dort à moitié vide. Avant, il fallait déplacer les VMs. Maintenant, vous pouvez monter le container du Cluster B sur le Cluster A et déployer vos VMs directement dessus.

C’est génial, mais prudence. Ce n’est pas magique. Vous introduisez une dépendance réseau critique entre deux clusters qui étaient auparavant isolés. Si votre réseau inter-cluster flanche, les VMs du Cluster A hébergées sur le Cluster B tombent. De plus, Nutanix précise bien que cela permet de « servir du stockage depuis un cluster distant », ce qui implique forcément une latence réseau additionnelle par rapport à la localité des données native. À réserver pour des workloads qui ne sont pas sensibles à la latence disque ou pour du débordement temporaire.

Enfin, notons l’arrivée du Dual Stack IPv6. AHV peut désormais discuter avec vos DNS, NTP et serveurs Syslog en IPv6. Une mise à jour nécessaire pour s’aligner sur les standards réseaux modernes.

Sécurité et Gouvernance : On verrouille tout (SSH, vTPM, Profils)

Passons à la partie qui va faire grincer des dents les habitués de la ligne de commande (dont je fais partie). Nutanix a décidé de serrer la vis sur la sécurité, et ils ne font pas semblant.

Le concept clé : La forteresse numérique

L’objectif est clair : réduire la surface d’attaque, notamment face aux ransomwares qui tentent souvent de se propager via des mouvements latéraux sur les interfaces de management. Nutanix introduit donc des mécanismes pour limiter l’accès humain direct aux composants d’infrastructure (CVM et Hôtes).

Le changement critique : CVM Secure Access (la fin du SSH approche)

C’est le point de vigilance numéro 1 de cet article. Avec AOS 7.5, vous avez désormais l’option (et la forte incitation) de désactiver totalement l’accès SSH aux CVMs et aux hôtes AHV.

Sur le papier, c’est excellent pour la sécurité (« Security by Obscurity »). Dans la réalité opérationnelle, c’est un changement culturel violent. Fini le petit ssh nutanix@cvm pour aller vérifier un log ou lancer un script de diagnostic rapide. Tout doit passer par les API ou la console.

Attention Danger ! Avant de cocher cette case « Disable SSH », vérifiez vos procédures de migration. Les Release Notes sont formelles : désactiver le SSH casse les workflows de Cross-Cluster Live Migration (CCLM), que ce soit en mode On-Demand (OD-CCLM) ou Disaster Recovery (DR-CCLM). Ces opérations s’appuient encore sur des tunnels SSH entre hôtes source et destination. Si vous coupez le SSH, vos migrations échoueront. Il faudra réactiver le SSH pour les faire fonctionner. C’est une contrainte opérationnelle majeure à anticiper.

Gouvernance : vTPM & Profils Invités

Pour les environnements très sensibles, AHV supporte maintenant le stockage des clés de chiffrement vTPM dans un KMS externe. Cela permet de centraliser la gestion des clés et d’aligner la politique de sécurité des vTPM sur celle du chiffrement « Data-at-Rest » du cluster.

Côté confort de vie, je salue l’arrivée des Guest Customization Profiles réutilisables. Fini le copier-coller fastidieux des scripts Sysprep à chaque clonage de VM. On crée un profil (Windows + NGT 4.5 min requis), on le stocke, et on l’applique à la volée sur les clones ou les templates. C’est simple, efficace, et ça évite les erreurs de saisie.

Prism Central 7.5 : L’interface qui facilite la vie (NIM & Politiques)

On termine ce tour d’horizon avec Prism Central 7.5 (pc.7.5). Si AOS est le moteur et AHV le châssis, PC est le tableau de bord. Et croyez-moi, il s’étoffe considérablement pour nous éviter des tâches manuelles ingrates.

Le concept clé : L’orchestration intelligente

L’ajout majeur, c’est l’arrivée des VM Startup Policies. C’est une fonctionnalité que j’attendais depuis des années pour remplacer mes scripts de démarrage bricolés. Concrètement, vous pouvez désormais définir l’ordre exact de redémarrage des VMs lors d’un événement HA (panne de nœud) ou d’un redémarrage de cluster.

Cela permet de gérer les dépendances applicatives proprement : « Démarrer la Base de Données, attendre qu’elle soit UP, puis démarrer le Serveur d’Application ». C’est natif, intégré à l’interface, et ça sécurise grandement les plans de reprise.

Pour les environnements à grande échelle, notez l’apparition de NIM (Nutanix Infrastructure Manager). C’est un nouvel orchestrateur conçu pour provisionner, configurer et gérer vos datacenters de manière standardisée, en s’alignant sur les fameux « Nutanix Validated Designs » (NVD). C’est clairement orienté pour les très gros déploiements qui veulent éviter la dérive de configuration.

La résilience renforcée : PC Backup & Restore

Jusqu’à présent, restaurer un Prism Central crashé pouvait être une aventure, surtout si le cluster d’origine était lui-même en vrac. Nutanix a levé une contrainte technique majeure : vous pouvez maintenant restaurer une instance Prism Central à partir d’une sauvegarde située sur n’importe quel cluster Prism Element.

C’est un détail qui change tout en cas de sinistre total d’un site. Auparavant, la restauration depuis un backup Prism Element était restreinte au cluster spécifique où PC était enregistré. Cette flexibilité nouvelle, couplée à la possibilité de backup vers un Object Store S3 générique, rend l’architecture de management beaucoup plus robuste.

Conclusion & Recommandations : La maturité a un prix

Après avoir décortiqué ces trois releases notes, mon sentiment est clair : Nutanix atteint un niveau de maturité impressionnant. La généralisation de l’AES et l’ouverture au stockage externe montrent que la plateforme est prête pour les workloads les plus exigeants et les architectures les plus complexes.

Cependant, en tant que « Ghost Writer Prudent », je dois lever un dernier drapeau rouge avant que vous ne cliquiez sur « Upgrade ».

⚠️ Attention aux pré-requis : Ne vous lancez pas tête baissée dans la mise à jour de Prism Central. La version pc.7.5 exige que vos clusters Prism Element tournent au minimum en AOS 7.0.1.9. Si vous êtes sur une version antérieure, le déploiement sera bloqué. Il va falloir planifier votre chemin de migration avec rigueur.

C’est une mise à jour incontournable pour les gains de performance et de sécurité, mais c’est aussi une mise à jour structurelle. La conversion AES, la désactivation potentielle du SSH et les nouvelles dépendances réseaux pour le stockage élastique imposent de valider ces changements en environnement de pré-production.

Prenez le temps de tester, vérifiez vos matrices de compatibilité, et surtout, ne coupez pas le SSH avant d’avoir vérifié que vous n’avez pas de migration inter-cluster (CCLM) planifiée !

À vos claviers, et bon upgrade !

Read More
nutanix ahv cli reference guide

Dans ce nouvel article, nous allons voir l’ensemble des principales commandes CLI de Nutanix AHV qui permettent de réaliser certaines vérifications sur vos machines virtuelles, en lignes de commandes.

L’ensemble des commandes de cet article sont à exécuter en SSH depuis n’importe quelle CVM du cluster.

Afficher la liste des machines virtuelles

Pour afficher la liste des machines virtuelles présentes sur le cluster Nutanix, il suffit de lancer la commande suivante :

acli vm.list

Cela vous affichera l’ensemble des VMs présentes sur le cluster, sans les CVMs :

nutanix@NTNX-S348084X9211699-B-CVM:192.168.84.22:~$ acli vm.list
VM name VM UUID
LINUX 88699c96-11a5-49ce-9d1d-ac6dfeff913d
NTNX-192-168-84-200-PCVM-1760699089 f659d248-9ece-4aa0-bb0c-22a3b3abbe12
vm_test 9439094a-7b6b-48ca-9821-a01310763886

Comme vous pouvez le constater, je n’ai que 2 machines virtuelles sur mon cluster :

  • mon Prism Central
  • une machine virtuelle « LINUX » fraichement déployée
  • une machine virtuelle de test

Une commande pratique pour récupérer rapidement l’intégralité des machines virtuelles et leurs UUID respectifs. Voyons maintenant comment récupérer des informations sur une machine virtuelle en particulier.

Récupérer les informations d’une machine virtuelle

Pour afficher les informations détaillées d’une machine virtuelle, il faut utiliser la commande suivante :

acli vm.get VM_NAME

En reprenant l’exemple de ma machine virtuelle « LINUX », cela renvoi les informations suivantes :

nutanix@NTNX-S348084X9211699-B-CVM:192.168.84.22:~$ acli vm.get LINUX
LINUX {
config {
agent_vm: False
allow_live_migrate: True
apc_config {
apc_enabled: False
}
bios_uuid: "88699c96-11a5-49ce-9d1d-ac6dfeff913d"
boot {
boot_device_order: "kCdrom"
boot_device_order: "kDisk"
boot_device_order: "kNetwork"
hardware_virtualization: False
secure_boot: False
uefi_boot: True
}
cpu_hotplug_enabled: True
cpu_passthrough: False
disable_branding: False
disk_list {
addr {
bus: "ide"
index: 0
}
cdrom: True
device_uuid: "fae2ee55-8736-4f3a-9b2c-7d5f5770bf33"
empty: True
iso_type: "kOther"
}
disk_list {
addr {
bus: "scsi"
index: 0
}
cdrom: False
container_id: 4
container_uuid: "2ead3997-e915-4ee2-b9a4-0334889e434b"
device_uuid: "f9a8a84c-6937-4d01-bfd2-080271c44916"
naa_id: "naa.6506b8def195dc769b32f3fe47100297"
storage_vdisk_uuid: "215ba83c-44cb-4c41-bddc-1aa3a44d41c7"[7] 0:python3.9* "ntnx-s348084x9211699-" 21:12 21-Oct-25 vmdisk_size: 42949672960
vmdisk_uuid: "42a18a62-861a-497a-9d73-e959513ce709"
}
generation_uuid: "9c018794-a71a-45ae-aeca-d61c5dd6d11a"
gpu_console: False
hwclock_timezone: "UTC"
machine_type: "pc"
memory_mb: 8192
memory_overcommit: False
name: "LINUX"
ngt_enable_script_exec: False
ngt_fail_on_script_failure: False
nic_list {
connected: True
mac_addr: "50:6b:8d:fb:a1:4c"
network_name: "NUTANIX"
network_type: "kNativeNetwork"
network_uuid: "7d13d75c-5078-414f-a46a-90e3edc42907"
queues: 1
rx_queue_size: 256
type: "kNormalNic"
uuid: "c6f02560-b8e6-4eed-bc09-1675855dfc77"
vlan_mode: "kAccess"
}
num_cores_per_vcpu: 1
num_threads_per_core: 1
num_vcpus: 2
num_vnuma_nodes: 0
power_state_mechanism: "kHard"
scsi_controller_enabled: True
vcpu_hard_pin: False
vga_console: True
vm_type: "kGuestVM"
vtpm_config { is_enabled: False
}
} is_ngt_ipless_reserved_sp_ready: True
is_rf1_vm: False
logical_timestamp: 1
state: "kOff"
uuid: "88699c96-11a5-49ce-9d1d-ac6dfeff913d"

Comme vous pouvez le constater, cela renvoi l’intégralité des informations d’une machine virtuelle. Il est possible de filtrer une partie des informations renvoyées avec certaines commandes. Voici celles que j’utilise le plus souvent :

acli vm.disk_get VM_NAME : pour récupérer les informations détaillées de l’ensemble des disques d’une machine virtuelle

nutanix@NTNX-S348084X9211699-B-CVM:192.168.84.22:~$ acli vm.disk_get LINUX
ide.0 {
addr {
bus: "ide"
index: 0
}
cdrom: True
device_uuid: fae2ee55-8736-4f3a-9b2c-7d5f5770bf33
empty: True
iso_type: "kOther"
}
scsi.0 {
addr {
bus: "scsi"
index: 0
}
cdrom: False
container_id: 4
container_uuid: "2ead3997-e915-4ee2-b9a4-0334889e434b"
device_uuid: f9a8a84c-6937-4d01-bfd2-080271c44916
naa_id: "naa.6506b8def195dc769b32f3fe47100297"
storage_vdisk_uuid: 215ba83c-44cb-4c41-bddc-1aa3a44d41c7
vmdisk_size: 42949672960
vmdisk_uuid: 42a18a62-861a-497a-9d73-e959513ce709
}

acli vm.nic_get VM_NAME : pour récupérer la liste détaillée des cartes réseaux attachées à une machine virtuelle

nutanix@NTNX-S348084X9211699-B-CVM:192.168.84.22:~$ acli vm.nic_get LINUX
50:6b:8d:fb:a1:4c {
connected: True
mac_addr: "50:6b:8d:fb:a1:4c"
network_name: "NUTANIX"
network_type: "kNativeNetwork"
network_uuid: "7d13d75c-5078-414f-a46a-90e3edc42907"
queues: 1
rx_queue_size: 256
type: "kNormalNic"
uuid: "c6f02560-b8e6-4eed-bc09-1675855dfc77"
vlan_mode: "kAccess"
}

acli vm.snapshot_list VM_NAME : pour récupérer la liste des snapshots associés à une machine virtuelle

nutanix@NTNX-S348084X9211699-B-CVM:192.168.84.22:~$ acli vm.snapshot_list LINUX
Snapshot name Snapshot UUID
SNAPSHOT_BEFORE_UPGRADE e7c1e84e-7087-42fd-9e9e-2b053f0d5714

Vous savez tout ou presque sur la vérification de vos machines virtuelles.

Pour la liste complète des commandes, je vous invite à consulter la documentation officielle : https://portal.nutanix.com/page/documents/details?targetId=Command-Ref-AOS-v7_3:man-ncli-c.html

Dans le prochain article, nous nous attaquerons à un gros morceau : la création de machines virtuelles via les commandes CLI.

Read More
nutanix on ovhcloud hosted private cloud

Nous avons vu dans un précédent article comment déployer et réaliser la configuration de base d’une passerelle Palo Alto afin de remplacement la passerelle de base fourni avec votre cluster Nutanix OVHcloud.

Je vais maintenant vous présenter comment connecter cette passerelle au RTvRack fourni avec votre cluster afin de le connecter à internet.

Connexion de la passerelle au RTvRack

Dans « Network > Zones », on commence par créer une nouvelle zone de type « Layer3 » qu’on va appeler « WAN » pour plus de simplicité :

Vous pouvez également créer une ou plusieurs autres zones pour y rattacher vos autres interfaces (exemple : une zone « INTERNE »).

Ensuite, dans « Network > Interfaces », éditer l’interface ethernet1/1. Si vous avez correctement créé votre VM sur Nutanix, elle va correspondre à l’interface de sortie WAN. Ce sera une interface de type « Layer3 » :

Sur l’onglet « Config », sélectionner le Virtual Router « default » et sélectionner la zone de sécurité « WAN ».

Sur l’onglet « IPv4 », ajouter l’IP publique disponible dans le range qui vous a été fourni par OVHcloud avec votre cluster en veillant à bien mettre un masque en /32 à la fin :

Vous pouvez retrouver l’information relative au réseau de votre adresse IP publique sur votre compte OVHcloud dans « Hosted Private Cloud > Network > IP » : https://www.ovh.com/manager/#/dedicated/ip

En fonction de l’adresse IP publique et de son masque de réseau associé vous pourrez déduire :

  • l’ip publique à attribuer à la patte WAN de votre passerelle
  • l’ip de la passerelle WAN

Exemple avec le réseau 6.54.32.10/30 :

Adresse de réseau (non utilisable) : 6.54.32.8
Première adresse (adresse publique de la PA-VM) : 6.54.32.9
Dernière adresse : 6.54.32.10 (adresse de la passerelle WAN)
Adresse de broadcast : 6.54.32.11 (adresse de broadcast)

Recommencer l’opération avec l’interface qui correspond au subnet de votre cluster Nutanix avec comme adresse IP celle de la passerelle que vous avez indiqué lors du déploiement de votre cluster.

Veillez par contre à mettre le masque correspondant à celui du réseau dans laquelle l’interface se trouve comme indiqué dans la documentation : https://docs.paloaltonetworks.com/pan-os/11-0/pan-os-networking-admin/configure-interfaces/layer-3-interfaces/configure-layer-3-interfaces#iddc65fa08-60b8-47b2-a695-2e546b4615e9.

Dans « Network > Virtuals Routers », éditer le routeur par défaut. Vous devriez retrouver votre interface « ethernet1/1 » à minima, ainsi que les autres interfaces que vous auriez déjà configurées :

Ensuite, dans le sous menu « Static Routes », créer une nouvelle route avec un nom qui vous parle, une destination en 0.0.0.0/0, sélectionner l’interface « ethernet1/1 » et comme Next Hop l’adresse ip de la passerelle du réseau publique qui vous a été fourni par OVHcloud :

Enfin, aller dans l’onglet « Device > Setup > Services » et éditer l’option « Service Route Configuration » dans « Services Features » afin de spécifier l’interface de sortie et l’adresse ip en /32 associée pour certain des services :

La liste des services à configurer à minima est la suivante :

  • DNS
  • External Dynamic Lists
  • NTP
  • Palo Alto Networks Services
  • URL Updates

Vous pouvez valider et faire un commit. Votre passerelle PA-VM communique maintenant avec le RTvRack OVHcloud, il ne vous reste plus qu’à finaliser les configurations pour sécuriser l’installation et créer vos règles de pare-feu pour permettre à votre cluster d’accéder à internet.

Read More
header nutanix

Un post rapide pour vous annoncer que les inscriptions au programme Nutanix Technology Champion (NTC) sont ouvertes !

À compter d’aujourd’hui, 1er octobre 2025, et jusqu’au 31 octobre 2025, vous pouvez postuler en remplissant le formulaire dédié.

L’ensemble des candidatures seront étudiées en novembre pour une nomination des NTC’s 2026 courant décembre.

Vous avez un blog sur lequel vous publiez régulièrement ? Vous avez l’envie de partager vos connaissances sur Nutanix avec des experts du monde entier ? Alors n’hésitez pas et visitez la page officielle : https://next.nutanix.com/community-blog-154/step-into-the-spotlight-nutanix-technology-champion-2026-applications-now-open-44876

Évidemment, j’ai déjà postulé en espérant faire partie des heureux élus pour la 3e année consécutive ! Bonne chance à tous !

Read More
nutanix hycu

Dans le guide complet sur HYCU que j’ai publié un peu plus tôt dans l’année, je vous avais fait part de la nécessité de respecter les upgrade paths pour mettre à jour votre contrôleur.

Le hic ? C’est que pour connaitre cet upgrade path, il était nécessaire de lire chaque release note, de la version directement supérieure à celle de votre contrôleur, jusqu’à la dernière version en date.

Si votre contrôleur accuse un certain retard de mise à jour, cela peut être une opération longue et fastidieuse.

Un problème ? Une solution

Pour pallier à ce problème récurrent, j’ai décidé de développer un outils pour gagner du temps : HYCU Upgrade Path Wizard !

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis une buse en développement, je me suis donc fait aider de l’IA pour développer cet outils ! Je lui ai donné mon idée, il l’a développé en un temps record et je me suis chargé d’ajouter ce qu’il manquait et de créer le design comme je le voulais.

N’hésitez pas à me faire vos retours et / ou suggestion d’amélioration !

Read More

Derrière ce titre à la référence musicale se cache l’événement annuel organisé par Nutanix France : le Nutanix .NEXT on Tour !

Nutanix .NEXT on Tour Paris

Comme l’année dernière, Nutanix organise une fois de plus une édition du NEXT on Tour à Paris le 2 octobre 2025 au CNIT La Défense.

Au programme de cette journée, des sessions plénières, des keynotes, des retours d’expériences… Certains partenaires auront également un stand, l’occasion parfaite pour les clients français de l’éditeur de pouvoir échanger durant toute une journée avec des professionnels des infrastructures hyperconvergées.

Parmi les sujets qui seront abordés lors de cette journée, vous pourrez retrouver :

  • La migration vers Nutanix
  • La gestion et l’automatisation du votre cloud hybride avec Nutanix Cloud Manager
  • Nutanix Kubernetes Plateform
  • L’IA
  • et bien d’autres !

Vous pouvez retrouver le programme détaillé ici : https://www.nutanix.com/fr/go/next-on-tour-paris

Venez nous rencontrer sur le stand Mikadolabs !

En tant Nutanix Pure Player, Mikadolabs aura un stand cette année encore lors du salon. Je serais présent là bas une bonne partie de la journée pour vous recevoir et répondre à vos questions concernant Nutanix et l’hyperconvergence avec une partie de la Team.

N’hésitez pas à passer dire bonjour et si vous n’êtes pas encore inscrit à l’événement, vous pouvez encore le faire via ce lien : Inscriptions à l’événement

Rendez vous dans 2 semaines !

Read More