NTC Tech Connect 2026 : 53 heures pour rejoindre San José

Vendredi 23 octobre, 18h20, je montais dans un TGV à Orange avec un plan de route bien calé : une courte nuit à Lyon Saint-Exupéry, un vol vers Amsterdam, une correspondance pour San Francisco et une arrivée le samedi en fin de matinée pour le NTC Tech Connect 2026, qui se tient les 26 et 27 octobre au siège de Nutanix à San José.
J’ai finalement posé le pied dans mon hôtel le dimanche vers 15h, soit un peu plus de 53 heures après mon départ d’Orange, et ma valise, elle, a décidé de prendre encore un peu plus son temps…
C’est ma deuxième participation au Tech Connect en tant que Nutanix Technology Champion, l’événement n’ayant pas eu lieu en 2025, et je vous l’annonçais dans mon article consacré à mon mois d’octobre bien chargé : https://juliendumur.fr/nutanix-next-on-tour-paris-2026-mon-mois-doctobre/. Si vous vous demandez en quoi consiste le Tech Connect, je vous invite à consulter mon article à ce sujet : https://juliendumur.fr/direction-le-nutanix-hq-a-san-jose-dans-les-coulisses-du-ntc-tech-connect/. Voici le récit du trajet aller, qui méritait bien un article à lui tout seul.

Orange, Lyon, réveil à 4h
Pour attraper un vol à 6h30 au départ de Lyon depuis Orange, je n’avais pas vraiment le choix : il fallait partir la veille. Le TGV de 18h20 m’a déposé à la gare de Lyon Saint-Exupéry vers 19h40 pour rejoindre le NH Hotel de l’aéroport pour une nuit qui s’annonçait courte.
Réveil à 4h, et à ce stade du voyage, tout se déroulait encore exactement comme prévu…

1h40 de retard, correspondance envolée
La tempête qui balayait l’Europe ce week-end-là a eu raison de mon planning dès le premier vol : décollage prévu à 6h30, décollage réel à 8h10. Ma correspondance pour San Francisco partait d’Amsterdam à 9h50, et l’atterrissage à 9h46 a rapidement clos le débat. Quatre minutes de battement avant le départ du vol suivant, c’était mort avant même que je détache ma ceinture.

Petite consolation dans les couloirs de Schiphol, je retrouve Jonas Hogman, un autre NTC lui aussi en route pour San José, avec qui j’avais prévu de faire le trajet. Direction le helpdesk KLM, où il nous a fallu 2 heures dans la file d’attente pour simplement accéder au guichet.

Verdict : une nuit à Amsterdam au CitizenM, et un réacheminement prévu le lendemain matin par Francfort avec Lufthansa.

J’avais déjà raconté un « zero day » sur le blog, celui du .NEXT 2025 : https://juliendumur.fr/nutanix-next-2025-le-zero-day/. Celui-ci allait en durer deux.
Francfort, cours Forrest, cours !
Dimanche 25 octobre, nouveau départ de Schiphol avec un vol Lufthansa prévu à 7h30, qui décollera finalement à 8h : le passage à l’heure d’hiver, cette nuit-là, a suffi à décaler le départ de 30 minutes. Atterrissage à Francfort à 8h55 au lieu de 8h35, il nous restait alors 1h15 avant le décollage pour San Francisco, ce qui paraissait confortable sur le papier.
Sur le papier seulement. Transfert en bus dans l’aéroport, puis 45 minutes bloqués au contrôle des passeports, passage obligé puisqu’on quitte l’espace Schengen, et pour finir une porte d’embarquement située à l’opposé de l’aéroport.

Jonas et moi avons donc traversé le terminal au pas de course, pour monter dans l’avion à 10h10, l’heure exacte du départ prévu. Le décollage a finalement eu lieu à 10h20 : pour une fois, le retard de l’avion nous arrangeait.
San Francisco, sans valise
Atterrissage à San Francisco à 13h35 heure locale, pile à l’heure malgré les dix minutes de retard au décollage, ce qui en fait le seul vol du voyage à avoir tenu ses horaires. À l’aéroport, nous retrouvons Kim Mount, mais pas ma valise, restée en transit en Allemagne, avec une livraison annoncée à l’hôtel pour le lendemain.
Je n’ai pas vraiment été surpris : un traceur voyage dans ma valise, et ma femme et moi suivions sa position en même temps depuis le début du périple. Le samedi, elle était bien restée à Schiphol avec moi :

Pendant mon vol vers San Francisco, en revanche, elle n’a jamais quitté Francfort. Positions relevées à 16h51, à 19h46, puis à 21h16 heure européenne, soit une vingtaine de minutes avant mon atterrissage, toujours à l’aéroport, du côté de la gare régionale…


Je laisse donc la valise à son escale prolongée et rejoins l’hôtel vers 15h avec Kim et Jonas.
San José, kit de survie chez Target
Pas question d’attaquer deux jours de sessions dans les vêtements portés depuis le samedi matin. Vers 15h30, je repars donc à pied avec Kim Mount et Roger Lund en direction de Target, pour reconstituer le minimum vital en attendant la valise, et accessoirement pour me tenir éveillé jusqu’au soir.
Sur le chemin, la conversation a vite dérivé vers nos usages de l’intelligence artificielle au quotidien, de l’éthique jusqu’à nos méthodes de travail, comme le « reverse prompting » ou le « spec-driven development ». Kim en a tiré un article sur son blog, que je vous invite à aller lire : https://itskimpossible.blog/walking-with-roger-julien-ai-upskilling-101/
Le butin : un tee-shirt, des caleçons, des chaussettes, du dentifrice, une brosse à dents et du déodorant. Rien de glorieux, mais cela suffira à patienter jusqu’au lendemain…
Veille de Tech Connect : NTCs, rassemblement !
18h30, direction le Miniboss, où une bonne partie des NTC arrivés pour le Tech Connect s’étaient donné rendez-vous : Jeroen Tielen, Andrea Ribeiro, Patrick Damen, Bart Donders, Brad Burgess, Raj Patel et bien d’autres. Faute d’avoir pu me rendre au .NEXT de Chicago cette année, j’attendais ces retrouvailles depuis un moment, et après plus de deux jours de trajet, ces quelques heures passées ensemble m’ont fait oublier la valise (presque).

Retour à l’hôtel à 21h30, une heure raisonnable, les sessions démarrant dès le lundi matin.
Et la valise dans tout ça ? Le lundi soir, à 19h41, le traceur la situait enfin du bon côté de l’Atlantique, du côté de Palo Alto, à quelques dizaines de kilomètres de mon hôtel :

Annoncée pour le 26, puis repoussée au 27 octobre à 00h15, elle est finalement arrivée à l’hôtel le lundi soir, avant même l’heure promise. Facilement reconnaissable avec ses cinq symboles de mana, elle portait en prime deux étiquettes « RUSH » griffonnées à la hâte, l’une pour le vol LH 997 vers Francfort, l’autre pour le LH 454 vers San Francisco.


Place maintenant aux sessions du Tech Connect, dans la mesure de ce que le NDA me laissera vous raconter. Et si vous voulez comparer avec ma précédente participation, mon récit du Tech Connect 2024 est par ici : https://juliendumur.fr/mes-2-jours-au-ntc-tech-connect-2024/
Stay tuned…
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