Claude Code sous WSL : Le guide complet avec VS Code sous Windows

Beaucoup le savent, j’ai un niveau de développement brut qui oscille entre le zéro absolu et le « c’est tombé en marche ».
Mais voilà, la donne a changé. L’intelligence artificielle, et plus précisément les agents de codage en CLI (Command Line Interface) comme Claude Code, m’ont donné des super-pouvoirs. Soudainement, coder n’est plus une montagne insurmontable, mais une discussion. Seulement, il y a un hic : pour discuter avec la machine, il faut que l’environnement soit d’équerre. Et le développement sous Windows, historiquement, c’était un peu comme essayer de faire rentrer des carrés dans des ronds (carré dans l’tube pour ceux qui ont la réf).
Heureusement, WSL (Windows Subsystem for Linux) est là. L’idée de ce guide ? Vous éviter les sueurs froides que j’ai eues. Je vous propose de configurer un environnement Ubuntu propre sous Windows, de le blinder avec les dépendances nécessaires (Cargo, npm), d’installer Claude Code, et de relier tout ça de façon fluide à Visual Studio Code.
Pourquoi s’embêter avec WSL2 me direz-vous ? Tout simplement parce que cela permet d’isoler totalement nos outils d’IA. Claude Code tournera dans son bac à sable Linux, avec des performances I/O natives, et tout ceci indépendamment de notre système Windows. On garde le contrôle.
Prêt à transformer votre machine Windows en station de développement boostée à l’IA ? Suivez le guide, j’ai déminé le terrain pour vous.
1. Activer et installer WSL (Windows Subsystem for Linux)
On ne va pas se mentir : à une époque, installer un environnement Linux sous Windows, c’était le parcours du combattant. Il fallait fouiller dans des menus obscurs, cocher des « Fonctionnalités Windows », et prier très fort. Aujourd’hui, Microsoft a rattrapé son retard, et ça tient en une ligne de commande.
Installation de WSL
Commencez par ouvrir PowerShell en tant qu’administrateur (clic droit sur le menu Démarrer > Windows PowerShell (admin) ou Terminal (Administrateur)).
Tapez simplement cette commande et appuyez sur Entrée :
wsl --install
Laissez la magie opérer. Une fois que c’est terminé, la règle d’or de l’informatique s’applique : redémarrez votre PC. Ce n’est pas optionnel, Windows a besoin de ce redémarrage pour activer les composants de virtualisation au niveau du système.
WSL : Choisir sa distribution
Au redémarrage, WSL est là, mais on va s’assurer d’installer la bonne distribution. Rouvrez PowerShell (pas besoin des droits admin cette fois).
Pour voir ce qui est disponible au « catalogue », tapez :
wsl --list --online

Dans notre cas, on va partir sur le standard absolu, Ubuntu. C’est là que la communauté est la plus grande, et où l’on trouve le plus de solutions quand on a un message d’erreur.
Lancez l’installation avec :
wsl --install Ubuntu
Une fenêtre de terminal va s’ouvrir, vous demandant de créer un nom d’utilisateur UNIX et un mot de passe.

Pourquoi WSL2 change tout ? Pour les plus curieux, sachez que cette commande active par défaut WSL2. Ce détail est crucial. Fini la première version (WSL1) où Windows essayait de traduire maladroitement les commandes Linux à la volée. Aujourd’hui, WSL2 utilise une véritable machine virtuelle ultra-légère (basée sur Hyper-V) avec un vrai noyau Linux optimisé par Microsoft. Le résultat ? Une compatibilité à 100% avec les outils de développement et des performances d’accès aux fichiers (I/O) fulgurantes, ce qui sera vital pour que Claude Code lise notre code rapidement.
2. Préparer l’environnement Ubuntu
Ça y est, la distribution Linux est installée mais un système Linux tout neuf, c’est comme un appartement vide : c’est très propre, mais on ne peut pas y faire grand-chose.
Avant de faire entrer notre super-agent IA, il faut installer les meubles, ou plutôt les dépendances. Beaucoup d’outils modernes en CLI s’appuient sur des écosystèmes bien précis.
Installer Cargo (et notre premier outil IA)
Pour mes propres expérimentations, j’utilise souvent l’écosystème Rust. On va donc installer son gestionnaire de paquets, cargo.
Tapez ceci dans votre terminal Ubuntu :
sudo apt install cargo
Pourquoi Cargo ? Parce qu’il va nous permettre d’installer des outils directement depuis leur code source. Par exemple, j’utilise rtk, un framework IA hyper pratique. Pour l’installer, c’est aussi simple que ça :
cargo install --git https://github.com/rtk-ai/rtk
Laissez compiler. C’est beau à voir (même si, je l’avoue, je regarde souvent défiler ces dizaines de lignes de compilation comme une poule devant un Rubik’s Cube, en priant juste pour qu’il n’y ait pas de texte rouge clignotant à la fin).
A quoi sert RTK me direz-vous ? Et bien à économiser des tokens Claude Code grâce à des automatisations et donc à pouvoir discuter plus longtemps avec l’IA d’Anthropic afin de préserver nos quotas.
Installer Node.js et npm
Ensuite, Claude Code et beaucoup d’autres agents utilisent des technologies web. Il nous faut donc npm (Node Package Manager).
On lance la commande :
sudo apt install npm
Si un développeur barbu et/ou chauve lit ce tutoriel, il va s’étrangler : « Ju, on n’installe jamais npm via apt, ça met une vieille version et ça crée des erreurs de permissions ! ». Et il aurait surement raison. La « vraie » bonne pratique consiste à utiliser NVM (Node Version Manager). Cependant, soyons pragmatiques : pour notre objectif précis de faire tourner Claude Code CLI aujourd’hui, la version stable fournie par les dépôts d’Ubuntu fait très bien le job. Si, plus tard, vous commencez à accumuler les erreurs de type EACCES en installant d’autres paquets globaux, vous saurez qu’il sera temps de nettoyer tout ça et de passer à NVM !
3. Installer et configurer Claude Code
Le script d’installation officiel
Pour installer Claude Code, Anthropic a fait les choses simplement. Enfin, « simplement » version Linux. On va utiliser un outil appelé curl qui va télécharger un script sur leurs serveurs et l’exécuter directement sur notre machine.
Tapez ceci dans votre terminal Ubuntu :
curl -fsSL https://claude.ai/install.sh | bash
En temps normal, balancer un script inconnu trouvé sur le net directement dans le bash de sa machine, c’est l’équivalent numérique de ramasser une clé USB sur le trottoir et de la brancher direct sur son PC. Mais bon, ici c’est Anthropic, on part du principe qu’ils ne veulent pas miner du bitcoin sur notre dos.
Le script va mouliner un peu. Et là, plein d’espoir, les yeux brillants, vous tapez claude dans votre terminal. Et paf… claude: command not found.
Frustration. Sueurs froides. Pas de panique, c’est un grand classique.
Le fameux piège du PATH
Pourquoi ça ne marche pas du premier coup ?
Parce qu’Anthropic fait les choses proprement en respectant le principe du moindre privilège. Au lieu d’installer Claude Code brutalement à la racine de votre système (ce qui requerrait des droits super-administrateur root et pourrait tout casser), le script place l’exécutable dans un petit dossier caché bien à vous : ~/.local/bin.
Le problème, c’est que votre système Ubuntu ne regarde pas de base dans ce dossier précis quand vous lui lancez une commande. Il faut lui indiquer explicitement le chemin. C’est ce qu’on appelle la variable d’environnement $PATH.
Pour réparer ça une bonne fois pour toutes, on va ajouter ce fameux dossier à notre PATH. Copiez-collez cette ligne (attention, copiez-la exactement avec ses guillemets) :
echo 'export PATH="$HOME/.local/bin:$PATH"' >> ~/.bashrc && source ~/.bashrc
Cette double commande fait deux choses : elle inscrit le bon chemin à la fin de votre fichier de configuration personnel (.bashrc), et elle demande au terminal de relire ce fichier immédiatement pour prendre en compte la modification (source).
Maintenant, retapez claude ou claude --version. Si un menu ou un numéro de version s’affiche : c’est gagné !

4. L’intégration finale avec VS Code
C’est bien beau d’avoir la CLI de Claude qui tourne sagement dans un terminal sur WSL, mais l’idée, c’est quand même de lui faire lire et écrire du code de manière confortable. Et pour ça, il nous faut notre fidèle Visual Studio Code.
L’extension WSL pour VS Code
Ouvrez VS Code de manière classique, sous Windows. Allez dans l’onglet des extensions et cherchez WSL (anciennement Remote – WSL, éditée directement par Microsoft). Installez-la.
Une fois installée, regardez tout en bas à gauche de la fenêtre de VS Code. Vous y verrez une petite icône bleue (ou verte) avec des chevrons ><. Cliquez dessus, et choisissez l’option « Se connecter à WSL » (ou Connect to WSL).

Une nouvelle fenêtre VS Code s’ouvre. En bas à gauche, il y a maintenant écrit « WSL: Ubuntu ». Bingo.
C’est là que la puissance de l’architecture dont je vous parlais plus haut frappe fort. Quand vous ouvrez un projet de cette manière, VS Code installe un mini-serveur directement à l’intérieur de votre machine Linux. L’interface graphique (l’éditeur) tourne sous Windows, mais toute la logique de développement, le terminal intégré et l’accès aux fichiers s’exécutent de manière native sous Ubuntu.
Le plugin Claude pour VS Code
Avoir la CLI pour lancer des commandes globales c’est super, mais on ne va pas se mentir : avoir Claude directement intégré dans l’interface de l’éditeur, c’est le confort ultime.
Toujours dans cette nouvelle fenêtre VS Code (connectée à WSL), retournez dans l’onglet des extensions et cherchez l’extension officielle Claude (ou Claude Dev/Cline selon vos préférences).

⚠️ Attention : VS Code gère désormais deux « zones » d’extensions distinctes. Celles installées sur votre Windows local, et celles installées dans votre machine WSL. Assurez-vous de cliquer sur le petit bouton bleu « Installer dans WSL: Ubuntu » (Install in WSL: Ubuntu) si VS Code vous le propose.
Si vous l’installez par erreur du côté Windows, le plugin va tourner dans le vide et sera incapable de lire les fichiers de votre projet Linux ou de comprendre les commandes que vous lui envoyez.
Une fois le plugin activé côté Ubuntu, une nouvelle icône va apparaître dans votre barre latérale. Vous voilà avec la CLI puissante dans le terminal en bas, et l’assistant visuel réactif sur le côté. Une vraie tour de contrôle !
Conclusion
Et voilà, la boucle est bouclée. En quelques lignes de commande, nous sommes passés d’un environnement Windows cloisonné à un setup hybride ultra-performant. Vous avez maintenant un sous-système Ubuntu propre, prêt à compiler du Rust, faire tourner du Node, et surtout, héberger votre nouvel assistant IA.
De mon côté, avec mon niveau de « dev du dimanche », ce setup a changé ma vie. Je discute, j’oriente, je supervise et Claude gère le code. Et vous, quel va être votre premier projet avec cette nouvelle stack ?
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