Team Leader - Nutanix Technology Champion - Nutanix NTC Storyteller

Julien DUMUR
Infrastructure in a Nutshell

On pourrait croire qu’avec le temps, on s’habitue. Qu’après deux ans, l’ouverture de l’email annonçant les résultats devient une simple formalité administrative. Eh bien, je vous le confesse : pas du tout.

C’est avec une immense fierté – et un soulagement non dissimulé – que je vous annonce ma nomination en tant que Nutanix Technology Champion (NTC) pour l’année 2026. C’est la troisième année consécutive que j’ai l’honneur de rejoindre ce groupe d’experts passionnés.

Pour être tout à fait transparent, je ne prends jamais cette distinction pour acquise. Dans le monde de l’IT, les technologies évoluent vite, et nous aussi. Rester pertinent demande du travail, de la curiosité et surtout, l’envie de partager. Voir son nom figurer à nouveau sur la liste officielle des NTC 2026 est donc une belle validation des efforts fournis sur le blog tout au long de l’année.

C’est quoi un « NTC » ? (Spoiler : Ce n’est pas juste un badge LinkedIn)

Souvent, on me demande si c’est un examen que j’ai passé, comme une certification NCP-MCI. La réponse est non, et c’est justement ce qui fait la beauté de ce programme.

Le programme Nutanix Technology Champion ne récompense pas uniquement la réussite à un QCM technique. C’est une distinction qui reconnaît l’engagement communautaire. En gros, Nutanix repère ceux qui passent leur temps libre à tester, casser, réparer et surtout expliquer leurs technologies aux autres. Que ce soit via des articles de blog (comme ici), des interventions sur les forums, ou des talks lors d’événements.

Pour les puristes, c’est l’équivalent du vExpert chez VMware ou du MVP chez Microsoft. C’est la validation de ce qu’on appelle les « Soft Skills » techniques : la capacité à évangéliser une solution non pas parce qu’on est payé pour le faire, mais parce qu’on en maîtrise les arcanes et qu’on aime ça. C’est une reconnaissance par les pairs et par l’éditeur, et c’est ce qui rend la chose si gratifiante.

Sous le capot : Pourquoi cette nomination est importante pour le blog

Au-delà du logo brillant à mettre en signature, être NTC a un impact direct sur la qualité de ce que je peux vous proposer sur juliendumur.fr. Ce n’est pas un titre honorifique vide de sens, c’est une clé qui ouvre des portes intéressantes.

Concrètement, ce statut me donne un accès privilégié aux coulisses. J’ai l’opportunité d’échanger directement avec les Product Managers et les équipes d’ingénierie de Nutanix. Cela signifie que lorsque je rédige un article technique, je peux valider mes hypothèses à la source, évitant ainsi les approximations.

De plus, nous avons accès à des briefings sur la roadmap et aux versions Bêtas. Même si ces informations sont souvent sous NDA (je ne peux pas tout vous révéler à l’avance !), cela me permet de comprendre la direction que prend la technologie. Je peux ainsi mieux anticiper les sujets à traiter et vous proposer des analyses plus pertinentes dès que les fonctionnalités passent en General Availability (GA). C’est l’assurance pour vous de lire du contenu qui est non seulement techniquement juste, mais aussi en phase avec la réalité du marché.

Rétrospective et Objectifs 2026 : On ne lâche rien

Cette troisième nomination est le fruit de la régularité. Mais elle marque surtout le début d’une nouvelle année de « lab ». Le but n’est pas de collectionner les étoiles, mais de continuer à explorer la Nutanix Cloud Platform sous toutes ses coutures.

Pour 2026, je compte bien continuer à vous proposer des tutoriels pratiques et des retours d’expérience. Si l’hyperviseur AHV reste le socle incontournable, j’ai très envie de monter un peu plus dans les couches logicielles cette année. Attendez-vous à voir passer des sujets autour de l’orchestration de conteneurs avec NKP (Nutanix Kubernetes Platform), de l’automatisation, et probablement un focus plus appuyé sur la sécurité avec Flow. L’objectif reste le même : décortiquer la techno pour la rendre accessible.

Un immense merci à la communauté pour les échanges quotidiens, et bien sûr à l’équipe du programme NTC (clin d’œil à Angelo Luciani) pour leur confiance renouvelée. C’est un plaisir de faire partie de cette famille virtuelle.

Maintenant, la balle est aussi dans votre camp : y a-t-il des sujets spécifiques ou des fonctionnalités de l’écosystème Nutanix que vous aimeriez me voir traiter cette année ? Les commentaires sont ouverts !

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Je ne vais pas vous mentir : quand on a goûté à l’or, le bronze a une saveur particulière. L’année dernière, j’avais l’immense fierté de finir premier au classement des « Top Bloggers » du programme Nutanix Technology Champion (NTC).

Cette année, le verdict est tombé sur le blog officiel de la communauté : je me classe 3ème.

Est-ce que j’ai ralenti ? Non. Est-ce que j’ai moins partagé ? Au contraire. Mais dans la tech comme dans le sport, rester au sommet est souvent plus dur que d’y arriver. Cette 3ème place, c’est avant tout le signal que la compétition s’est intensifiée. Et très honnêtement ? C’est exactement ce qu’il fallait pour me motiver à repartir au combat pour 2026.

Le programme NTC n’est pas qu’un simple badge

Pour ceux qui découvrent l’écosystème, être Nutanix Technology Champion (NTC), ce n’est pas juste coller un logo sur son profil LinkedIn. C’est un engagement. C’est faire partie d’une avant-garde technique qui teste, casse, répare et surtout documente les solutions Nutanix.

Le classement « Top Blogger », c’est le baromètre de cette activité.

1er en 2024, 3ème en 2025 : L’analyse des logs

Alors, que s’est-il passé ? J’ai sorti mes logs pour comparer.

Si j’avais baissé de régime, j’aurais accepté cette 3ème place avec un haussement d’épaules. Mais les datas montrent autre chose : mon volume de publication est équivalent à celui de l’année dernière. Mieux encore, ma stratégie était plus propre : au lieu de faire des « bursts » (des rafales d’articles), j’ai maintenu une régularité métronomique, étalée uniformément sur les 12 mois.

Le constat est donc simple et sans appel : le niveau global a monté.

Mes confrères ont été monstrueux cette année. Ils ont produit plus. C’est une excellente nouvelle pour la communauté Nutanix : l’écosystème est vivant, dense et de plus en plus pointu. Mais pour le compétiteur en moi, c’est un signal d’alarme. La régularité ne suffit plus, comme sur le vélo, il va falloir remettre de l’intensité.

Pourquoi publier ?

Au-delà du classement et de la compétition, pourquoi continuer à écrire avec autant de discipline ?

La réponse est pragmatique. Mon blog, c’est d’abord ma mémoire externe. Dans notre métier, on ne retient pas tout. On teste, on configure, on rencontre une erreur critique, on la résout… et six mois plus tard, on a oublié comment on a fait.

Blogger, c’est documenter mes propres « galères » pour ne plus jamais avoir à chercher la solution deux fois. C’est transformer un troubleshooting obscur en un tutoriel clair.

Mais ne vous y trompez pas : chaque article est né d’un vrai besoin technique, d’une vraie infra que j’ai montée ou réparée. Pas de théorie fumeuse, juste du terrain.

La cerise sur le gâteau : les retours de tous nos clients qui sont déjà tombés sur mon blog et qui me disent « on a trouvé une solution sur ton blog ». C’est ça la vraie récompense.

Conclusion : Rendez-vous sur la ligne d’arrivée

Bravo aux deux confrères qui m’ont devancé cette année. Vous avez placé la barre très haut, et c’est tout ce que j’aime. Le niveau du programme NTC est ce qui le rend crédible.

Mais le message est passé. La régularité de 2025 était une bonne base, mais pour 2026, je change de braquet. Je vais aller chercher des sujets plus pointus, creuser plus profond dans les entrailles de Nutanix AOS et AHV, et peut-être explorer des cas d’usage que personne n’a encore documentés.

La médaille de bronze, c’est bien. Mais elle va surtout servir de rappel sur mon bureau : l’année prochaine, je vise le maillot jaune.

À très vite pour le prochain article technique.

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Nutanix Technology Champion NTC

Il y a maintenant un an, je postulais pour la première fois pour intégrer le programme exclusif des Nutanix Technology Champion. Ma demande ayant été jugée recevable, j’ai eu l’immense privilège d’être intégré dans le groupe très fermé des NTC 2024 par Angelo Luciani, le responsable du programme NTC chez Nutanix.

Cette année, j’ai pu rencontrer des professionnels du secteurs incroyables avec qui j’ai pu échanger sur Nutanix et le monde de l’infra en général. J’ai été invité à des sessions en lignes exclusives réservées aux membres du programme NTC mais surtout au .NEXT à Barcelone durant lequel nous avons pu bénéficier d’accès privilégiés (places au premier rang lors des conférences, rencontre avec Rajiv Ramaswami (le président et CEO de Nutanix) ou encore Sebastian Vettel (une des personnalités invités pour l’événement), espace dédié…).

Nutanix .NEXT Barcelona 2024

Comme chaque année, les inscriptions sont à nouveau ouvertes pour la promo 2025 des Nutanix Technology Champion.

Présentation du programme NTC

Ce programme récompense les experts en multicloud hybride Nutanix pour leurs contributions externes continues à la communauté et à l’industrie. Nos Nutanix Technology Champion sont nos défenseurs et ambassadeurs de la technologie, influençant le changement avec des conseils pratiques et des idées audacieuses.

Le programme NTC offre des opportunités uniques aux individus pour améliorer leurs connaissances, développer leur marque et contribuer à façonner l’avenir du multicloud hybride.

Les membres du programme bénéficient des avantages suivants :

  • Informations d’accès anticipé sur les produits et annonces Nutanix.
  • Des tests bêta privés et un aperçu du développement de produits sont disponibles.
  • Participation à des réunions exclusives avec les équipes d’ingénierie.
  • Accès aux discussions avec les équipes internes sur le canal Slack Nutanix NTC.
  • Des activités uniques lors de notre conférence annuelle .NEXT incluent des briefings avant le salon.
  • Développement de carrière et orientation pour ceux qui visent NCP, NCM et NCX.
  • Pour être pris en compte dans le programme, les candidats doivent remplir et soumettre le formulaire de candidature NTC en ligne.

Les critères suivants seront pris en compte :

  • Être impliqué dans les forums de la communauté Nutanix et contribuer activement au contenu.
  • Prendre la parole lors d’événements communautaires et de groupes d’utilisateurs du secteur.
  • Expérience pratique avec nos produits et services.
  • Blogging, podcasting, vidéos YouTube et actif sur les réseaux sociaux.
  • Le désir de contribuer à la communauté informatique.
  • Montrer comment développer, déployer et faire évoluer les environnements Nutanix.
  • L’activité se déroule en externe pour que d’autres puissent la voir et en tirer des enseignements, car le programme NTC est un programme communautaire.

Lorsque vous êtes accepté dans le programme, nous attendons de vous ce qui suit :

  • Partager les meilleures pratiques avec vos pairs sur notre canal Slack.
  • Participer aux discussions et aux recherches sur les produits, la marque et d’autres sujets.
  • Rejoignez-nous pour nos réunions mensuelles en direct.
  • Contribuer à des blogs ou des vidéos sur la communauté en ligne ou sur votre blog personnel.
  • Participer à des témoignages de clients, des études de cas et d’autres activités marketing.
  • Interagir avec les participants et partager votre histoire sur .NEXT.
  • Participer à des événements de groupes d’utilisateurs ou du secteur.
  • Aidez les gens à trouver des réponses dans la communauté en ligne.

Nous souhaitons favoriser un groupe d’experts actif et collaboratif, les places sont donc limitées.

Si vous pensez avoir les qualités requises et que vous souhaitez intégrer le programme, n’hésitez pas à remplir le formulaire de candidature présent sur le site officiel.

Article officiel : https://next.nutanix.com/community-blog-154/nutanix-technology-champion-2025-applications-are-open-43601

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Tout le monde n’ayant pas la chance d’avoir des clusters sur lesquels faire ses tests en entreprise, créer son homelab pour pouvoir tester et manipuler ou encore héberger des services peut être une alternative sérieuse. Mais ce n’est jamais une chose aisée et cela peut souvent s’avérer coûteux…

Quelle utilisation ?

Avoir son propre homelab sous Nutanix CE c’est une chose, en avoir l’utilité en est une autre. La première question que vous devez vous poser c’est : un homelab sous pour quoi faire ?

Le but de votre cluster est de réaliser des tests avec des machines virtuelles éphémères pour monter en compétence et découvrir de nouvelles technologies ? Ou bien d’héberger des services pour vous, votre famille et d’autres personnes ? Aurez vous besoin de le sauvegarder ? Ou bien d’avoir de la redondance ? Avez vous beaucoup ou on contraire peu de place pour l’héberger ?

C’est sont autant de questions à se poser en amont. Il est évident qu’en fonction des réponses à toutes ces questions, l’architecture et le dimensionnement de votre homelab ne seront pas les mêmes. Autre élément à prendre en compte : la consommation électrique qui peut représenter un coût de fonctionnement important.

Pour ma part, le principal intérêt d’avoir mon homelab sous Nutanix est de pouvoir tester de nouvelles choses et de monter en compétence sur une technologie que j’affectionne tout particulièrement.

Dimensionner son homelab

En fonction des réponses que vous aurez apporté aux différentes questions concernant l’utilisation envisagé de votre homelab, vous devriez commencer à avoir une idée de ce qu’il vous faut comme architecture et comme dimensionnement.

Afin de donner un peu plus de matière à la partie dimensionnement, il est important de jeter un oeil aux prérequis nécessaires à l’installation d’un cluster 1 noeud sous Nutanix CE 2.1 :

  • un processeur avec au minimum 4 coeurs et technologie de virtualisation embarquée
  • 32Gb de RAM (64Gb recommandé)
  • une carte réseau 1Gb
  • 1 disque d’au moins 32Gb pour l’hyperviseur
  • 2 disques pour la donnée

Si vous comptez monter un cluster avec plusieurs noeuds, sachez qu’il faudra que chaque noeud d’un même cluster soient similaires en terme de configuration.

Evidemment, plus vous souhaiterez héberger de machines virtuelles ou activer de fonctionnalités sur Nutanix, plus il vous faudra des ressources importantes, faisant ainsi grimper les coûts.

Monter son homelab

Option 1 : la récupération

Une option souvent oubliée pour monter son homelab est la récupération d’anciens matériels pour créer une nouvelle infrastructure sous Nutanix CE. En effet, il arrive régulièrement que des entreprises se débarrassent de leur ancien matériel en les jetant purement et simplement ou en les revendant à bas prix.

C’est bien souvent une occasion idéale pour récupérer un ancien serveur capable de faire tourner Nutanix CE 2.1, quitte à transformer plusieurs serveurs en un seul un peu musclé.

Pour ma part, c’est l’option que j’ai choisi pour mon cluster Nutanix CE 2.1 car j’ai eu la chance d’être dans cette situation lors d’une de mes précédentes expériences professionnelles.

Option 2 : les serveurs d’occasion

Si l’entreprise a décidé de revendre son ancien matériel à des brokers, vous pourrez retrouver ces serveurs sur des sites de ventes spécialisés dans le reconditionnement.

Il en existe plein sur Internet, avec des stocks et des prix assez disparates, je pense notamment à :

Ces sites vous permettent de monter des configurations assez énervées pour un homelab à des prix souvent raisonnables. Par exemple, un chassis SuperMicro peut se négocier pour moins de 600 euros :

Coté configuration, on retrouvera :

  • un processeur Intel Xeon E5-2697A 16 coeurs @ 2.60GHz
  • 128Gb de RAM
  • 4 SDD de 512Gb
  • des ports réseaux RJ45 embarqués
  • une double alim

La seule contrainte sera d’ajouter un disque SATA d’environ 64Gb pour y installer l’hyperviseur (comptez 40 euros environ) si vous ne voulez pas utiliser inutilement un disque de 512Gb. Notez que vous pourrez même faire évoluer la configuration dans le futur en ajoutant des disques ou de la RAM.

Les 2 gros inconvénients de ce type de serveurs sont :

  • le bruit (bonne chance pour négocier de l’avoir dans la maison)
  • le format car c’est un peu contraignant à installer

Option 3 : les PC de type NUC

Une autre option est celle des PC de type NUC.

Avec leur format réduit et bien souvent le silence qui les caractérisent, les NUC sont des candidats idéaux pour monter un homelab à la maison. Si on trouve des NUC avec des processeurs capables de faire tourner des infrastructures correctes, c’est au niveau de la RAM et du stockage que le bas blesse.

En effet, la RAM se limite la plupart du temps à 32Gb sans possibilité d’extension ce qui peut vite se révéler insuffisant en fonction de l’utilisation à laquelle vous dédiez votre cluster. Coté stockage, la plupart du temps les NUC ne proposent qu’un port additionnel permettant de connecter un disque en plus de celui embarqué de base là où Nutanix en nécessite 3. Une solution de contournement peut être de déployer l’hyperviseur sur une clé USB rapide branchée en USB3.

L’autre inconvénient est le coût de ce type de machine qui est souvent au même niveau qu’un serveur d’occasion mais avec des configurations matérielles et une consommation électrique bien inférieures.

Option 4 : le PC assemblé

La dernière option viable à mes yeux est l’assemblage d’un PC plus traditionnel de A à Z. Cela vous permettra de sélectionner chaque composant de votre serveur et ainsi de pouvoir avoir un cluster vraiment personnalisé.

Du boitier Grand Tour au boitier mini ITX, vous aurez également le choix du format, ce qui peut s’avérer pratique si vous ne disposez que d’un espace réduit pour installer votre matériel (exemple : le placard de l’entrée où se trouve la box Internet).

Au niveau du coût, en fonction de la configuration retenue il ne devrait pas beaucoup excéder celui d’un serveur reconditionné ou d’un NUC avec une consommation électrique modérée.

Conclusion

J’espère que vous y verrez plus clair dans le parcours qui vous mènera jusqu’à la mise en route de votre homelab. Sachez qu’à part avoir des moyens financiers substantiels, il n’y a pas de solution miracle pour monter un lab et il s’agit bien souvent d’occasions qui s’offriront à vous. Prenez le temps de mûrir la réflexion et d’explorer toutes les pistes possibles avant de vous lancer.

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C’est une question que l’on me pose régulièrement : « avec quel cluster tu réalises tes tests pour tes articles ? ». Voici donc a quoi ressemble mon homelab Nutanix…

Mon infrastructure réseau

Avant de parler de mon cluster Nutanix, je vais vous présenter mon infrastructure maison que j’ai installé il y a maintenant 4 ans lors de la construction de la maison.

J’ai basé mon infrastructure réseau sur les équipements de la marque Ubiquiti. Le matériel est très bien, silencieux, robuste, facile à prendre en main… mais pour la configuration c’est vraiment très particulier et nous sommes très loin de ce que l’on à l’habitude de pratiquer au quotidien en datacenter.

J’ai donc mis en place :

  • une Ubiquiti Dream Machine Pro pour toute la partie réseau / filtrage avec
    • 2 ports SFP+ 10Gb
    • 8 ports 1Gb

  • un switch Ubiquiti USW Pro 24 PoE qui dispose de
    • 2 ports SFP+ en 10Gb
    • 24 ports 1Gb PoE

  • Des switchs Ubiquiti Flex dans divers points de la maison

Mon accès internet est actuellement une connexion Free qui s’appuie sur la Freebox Delta et qui m’offre un débit théorique de 10Gb/s :

Au programme :

  • une arrivée fibre 10Gb
  • 4 ports RJ45 en 1Gb (B, C, D, E)
  • 1 port SFP+ 10Gb (F)

Une box bien fournie pour permettre un accès à Internet sans latence.

La topologie réseau ressemble donc à ceci :

Comme vous pouvez le constater, pas d’infrastructure de type professionnel à la maison donc si vous ne disposez que de matériels de type grand public, n’hésitez pas à vous lancer cela fera l’affaire.

Mon cluster Nutanix

Mon cluster Nutanix n’a rien d’exceptionnel, c’est un matériel assez ancien puisqu’il est basé sur un chassis Intel S2600WTTR qui a été lancé par le constructeur en 2016 !

Lien vers la fiche technique : https://www.intel.fr/content/www/fr/fr/products/sku/88281/intel-server-board-s2600wttr/specifications.html

Je l’ai récupéré dans une précédente expérience professionnelle, le cluster avait une panne matérielle que l’administration ne souhaitait pas traiter compte tenu de l’age du matériel et du fait que l’infrastructure existante était en cours de remplacement par des clusters Nutanix tout neuf.

J’ai procédé à la réparation à mes frais afin que le serveur soit de nouveau opérationnel. Au niveau de l’installation physique, le cluster n’a pas droit de séjour dans la maison (rapport au bruit), il est donc dans le garage, installé de manière peu conventionnelle :

La configuration matérielle de mon cluster est la suivante :

  • 2 processeurs Intel Xeon E5-2640 v4 @ 2.4Ghz
  • 384 Gb de RAM
  • 1 SDD de 120Gb pour l’OS
  • 4 SDD de 800Gb SAS
  • 6 HDD de 1.6Tb SAS
  • 2 ports réseaux RJ45 10Gb

Cette configuration matérielle me permet d’avoir une redondance au niveau des disques. Ce n’est pas le scénario idéal mais c’est déjà bien mieux que pas de redondance du tout. La quantité de CPU / RAM me permet quant à elle de faire tourner un grand nombre de machines virtuelles sans que les performances ne soient dégradées :

Si je devais apporter une modification matérielle sur mon cluster, je pense que j’opterais pour une carte réseau fibre 10Gb afin d’avoir une liaison 10Gb d’un bout à l’autre de la chaine Internet > Routeur > Pare Feu > Switch > Cluster.

Le cluster est aujourd’hui installé avec un Nutanix CE 2.1 dans les dernières versions disponibles :

Cela me permet de tester les toutes dernières fonctionnalités, de réaliser des tests de configurations et il me sert également de support pour la rédaction de l’ensemble des articles du blog, chaque sujet traité étant bien évidemment testé sur le Lab avant publication.

Bien que le Lab me soit indispensable pour rédiger mes articles, je ne le laisse pas allumé en permanence car il consomme une quantité d’électricité importante comme je l’ai déjà évoqué dans l’un de mes précédents articles.

Voilà pour mon infra, en espérant que cela vous donne envie de vous lancer et de monter votre propre cluster Nutanix CE.

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Nutanix Blog Header

Après une installation réussie de Nutanix AHV, l’ensemble des mots de passe configurés sur le cluster sont les mots de passe par défaut « nutanix/4u » et il est impératif de les changer pour une sécurité maximale.

Recommandations concernant la complexité

Vous devez impérativement choisir des mots de passe forts pour sécuriser votre infrastructure et qu’ils soient uniques !

La complexité minimum requise par Nutanix est :

  • 8 caractères
  • 1 minuscule minimum
  • 1 majuscule maximum
  • 1 chiffre minimum
  • 1 caractère spécial

Certains mots de passe du cluster vous demanderons également de respecter certaines contraintes liées à l’historique du mot de passe.

De manière générale, je vous préconiserais d’utiliser un générateur de mot de passe bien souvent intégré à votre logiciel de gestion des mots de passe pour créer vos mots de passe et d’appliquer une longueur d’au minimum 16 caractères en respectant les règles de complexité indiquées ci-dessus.

Le mot de passe admin de Prism Element

Cette étape est indispensable et vous ne pouvez pas la contourner. Si c’est bien la première fois que vous vous y connectez, le login est « admin » et le mot de passe « nutanix/4u ». Le système va vous demander de configurer un nouveau mot de passe en respectant les critères de complexité.

Le mot de passe SSH « Nutanix » de la CVM

Si vous laissez le mot de passe par défaut, vous aurez des messages d’alertes critiques sur votre interface Prism Element.

Pour y remédier, connectez vous à l’IP d’une des CVMs de votre cluster en SSH avec l’identifiant nutanix et le mot de passe par défaut nutanix/4u. Ensuite, un simple « passwd » vous permettra de configurer un nouveau mot de passe :

nutanix@NTNX-99110c89-A-CVM:~$ passwd
Changing password for user nutanix.
Current password:
New password:
Retype new password:
passwd: all authentication tokens updated successfully.
nutanix@NTNX-99110c89-A-CVM:~$

Renseignez le mot de passe actuel, puis 2 fois consécutivement le nouveau mot de passe et le tour est joué !

Les mots de passe SSH des hôtes

Juste, après une installation les mots de passe des hôtes Nutanix sont toujours ceux par défaut et cela va vous générer des alertes critiques sur le cluster.

Pour changer le mot de passe « root » des hôtes, connectez vous à une des CVMs et tapez la commander associée :

nutanix@NTNX-99110c89-A-CVM:192.168.2.200:~$ echo -e "CHANGING ALL AHV HOST ROOT PASSWORDS.\nPlease input new password: "; read -rs password1; echo "Confirm new password: "; read -rs password2; if [ "$password1" == "$password2" ]; then for host in $(hostips); do echo Host $host; echo $password1 | ssh root@$host "passwd --stdin root"; done; else echo "The passwords do not match"; fi

Le système vous demandera alors de saisir 2 fois le nouveau mot de passe :

CHANGING ALL AHV HOST ROOT PASSWORDS.
Please input new password:
Confirm new password:
Host 192.168.2.199
Nutanix AHV
Changing password for user root.

Pour changer le mot de passe « admin » des hôtes, connectez vous à une des CVMs et tapez la commander associée :

nutanix@NTNX-99110c89-A-CVM:192.168.2.200:~$ echo -e "CHANGING ALL AHV HOST ADMIN PASSWORDS.\nPlease input new password: "; read -rs password1; echo "Confirm new password: "; read -rs password2; if [ "$password1" == "$password2" ]; then for host in $(hostips); do echo Host $host; echo $password1 | ssh root@$host "passwd --stdin admin"; done; else echo "The passwords do not match"; fi

Le système vous demandera alors de saisir 2 fois le nouveau mot de passe :

CHANGING ALL AHV HOST ADMIN PASSWORDS.
Please input new password:
Confirm new password:
Host 192.168.2.199
Nutanix AHV
Changing password for user admin.
passwd: all authentication tokens updated successfully.

Pour changer le mot de passe « nutanix » des hôtes, connectez vous à une des CVMs et tapez la commander associée :

nutanix@NTNX-99110c89-A-CVM:192.168.2.200:~$ echo -e "CHANGING ALL AHV HOST NUTANIX PASSWORDS.\nPlease input new password: "; read -rs password1; echo "Confirm new password: "; read -rs password2; if [ "$password1" == "$password2" ]; then for host in $(hostips); do echo Host $host; echo $password1 | ssh root@$host "passwd --stdin nutanix"; done; else echo "The passwords do not match"; fi

Le système vous demandera alors de saisir 2 fois le nouveau mot de passe :

CHANGING ALL AHV HOST NUTANIX PASSWORDS.
Please input new password:
Confirm new password:
Host 192.168.2.199
Nutanix AHV
Changing password for user nutanix.
passwd: all authentication tokens updated successfully.

Ressources officielles

Changement des mots de passe : https://portal.nutanix.com/page/documents/kbs/details?targetId=kA00e000000LKXcCAO

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Pour pouvoir déployer des machines virtuelles sur votre cluster, il vous faudra des images qui soient disponibles pour lancer vos installations et voici la marche à suivre.

Avant de commencer

Une image téléchargée via Prism Element peut être importée vers Prism Central. L’inverse n’est pas possible.

Une image téléchargée ou importée via Prism Central est visible mais non modifiable sur Prism Element.

Une image téléchargée via Prism Element n’est utilisable que par le cluster sur lequel elle a été transférée.

Une image téléchargée via Prism Central est utilisable par tous les clusters gérés par ce Prism Central

Nutanix assure une compatibilité avec les images aux formats suivants :

  • RAW
  • VHD
  • VHDX
  • VMDK
  • VDI
  • OVA
  • ISO
  • QCOW2

Téléchargement via Prism Element

Pour déposer une image via Prism Element, connectez vous à l’interface web à l’aide de vos identifiants, puis naviguez jusqu’au menu « Settings > Image Configuration » :

Cliquez sur Upload Image :

Renseignez les champs « Name », « Image Type », « Storage Container », sélectionnez l’image que vous souhaitez transférer puis cliquez sur « Save » :

Patientez pendant le transfert puis pendant le traitement de votre image par le cluster. Il faut que son statut soit en « ACTIVE » pour qu’elle soit opérationnelle :

Téléchargement via Prism Central

Le processus pour transférer une image via Prism Central est sensiblement identique à celui de Prism Element.

Connectez vous à l’interface web puis naviguez dans « Compute & Storage > Images » et cliquez sur « Add Image » :

Cliquez sur « Add File », sélectionnez l’image que vous souhaitez transférer, renseignez la description puis cliquez sur « Next » :

Sur l’écran suivant, sélectionnez le mode de placement de l’image en fonction de votre environnement. Dans la plupart des cas, la méthode par défaut « Place image directly on clusters » fera parfaitement l’affaire, cliquez sur « Next » :

Patientez pendant le transfert et le traitement de l’image par le cluster.

Rapatrier les images de Prism Element vers Prism Central

Sur la page de gestion des images sur Prism Central, cliquez sur « Import Images » :

Sélectionnez ensuite le mode de transfert qui vous convient :

« All images » va rapatrier toutes les images de tous les clusters gérés par le Prism Central

« Images on a cluster » vous permettra de sélectionner le(s) cluster(s) et image(s) source(s) au cas par cas

Documentation officielle Nutanix

Lien vers la documentation officielle : https://portal.nutanix.com/page/documents/details?targetId=Web-Console-Guide-Prism-v6_7:wc-image-configure-acropolis-wc-t.html

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Comme je l’indiquais dans mon précédent article, la Nutanix Community Edition 2.0 vient tout juste d’être mise à disposition par l’éditeur. C’est l’occasion parfaite d’installer ou de mettre à jour son cluster.

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Plus de 2 ans après la dernière version de sa Nutanix Community Edition, l’éditeur nous fait un petit cadeau en proposant la v2.0 qui vous apporter son lot de nouvelles fonctionnalités!

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